1000 photos aux 1000 étangs, ce doit être possible à raison de 83 photos par randonnée...douze randonnées de mai à juin...une bagatelle niveau photo.
Départ de FAUCOGNEY (70), parking usine S.E.B. encore présente jusqu'à quand (en cette période tourmentée, cette question me vient) - Elle est chargée des expéditions de pièces à travers le monde entier –
Monument aux morts aux Défenseurs de Faucogney, 18-19 juin 1940
sortie du village, un oratoire dressé par une veuve en souvenir de son fils unique mort en 1855 du choléra à ORAN où il était chasseur au 4ème régiment de France,
puis l'on emprunte le « chemin des Morts » (sic)
Autre idée saugrenue: il me faudrait plus de 200 articles sur C4N pour me payer le survol en montgolfière, en attendant je dois marcher.
10 kilomètres
J'écris, assise sur une pierre recouverte de mousse.
Le paradis sur terre ou presque...du moins un endroit où le reste de la planète n'existe plus…
à la surface de l'étang volettent des dizaines de libellules
un groupe passe regrettant de s'être arrêté pique-niquer plus avant alors qu'il y a ici un coin charmant, pittoresque et bucolique.
Tranquille au bord de l'étang, j'entends des menaces de mise à l'eau! Ah ! un farceur ! Un randonneur ramasse une minuscule grenouille appelée "roussette" qu'il me met dans les mains. Je la relâche aussitôt mais elle ne saute pas très loin. Elle doit mesurer dans les 5 centimètres.
"Il y a des perches" s'exclame un autre marcheur.
Enfin, ils s'éloignent, le calme revient, les oiseaux gazouillent.
"encore un étang!" un autre groupe arrive, et d'un coup, sortant de l'eau claire, un concert de coassement emplit l'air couvrant les voix humaines. Même les oiseaux restent cois.
Je dois me remettre en marche, encore 10 kilomètres.
Quand en pleine forêt de sapin on m'indique "la Mer"... me serais-je égarée ?
Non, c'est bien cela, le village s'appelle FAUCOGNEY ET LA MER, il se niche dans une vallée glaciaire, au pied d'éperons rocheux et boisés.
Les troupes de Louis XIV assaillirent le château médiéval en 1674 mettant ainsi un terme à la reconquête de la Franche-Comté.
Plus antérieurement, ce sont les moines du moyen âge qui ont aménagés une multitude d'étangs, dans les cuvettes creusées par les glaciers, torrents et ruisseaux exutoires des étangs et des tourbières plus en altitude.
FAUCOGNEY, à peine 700 habitants, vous ne connaissez pas? Et pourtant, vous ètes plus de un million huit cent mille spectateurs à avoir vu ce village au cinéma quand l'équipe de Rachid Bouchareb, a reporté ce village dans le passé, au moment de la libération, pour y tourner son film "INDIGENES". Un village sans dessus dessous, méconnaissable, qui pendant quelques semaines a été envahi par les goumiers, tirailleurs et cantiniers; Les rues recouvertes de sable, les habitants recrutés pour la figuration.
P.S.: en fait, cet article ne vaut que par les photos (lol !)
Je relate ici l'article paru dans l'Est Républicain du dimanche 31 mai 2009 ; article écrit par Monique MERLO, journaliste.
Notre-Dame de Lumière
Quand l'écrivain André Besson raconte l'histoire mouvementée de la collégiale de Dole, le plaisir d'apprendre est immédiat et soutenu. Cinq siècles ce n'est pas rien ! Il a déjà fallu 35 ans pour édifier l'imposant édifice dont le premier clocher mesurait 82 mètres de hauteur (plus haut que l'Arc de triomphe) ! Notre- Dame de Lumière, ce n'est pas une histoire c'est une épopée et le texte d'André Besson, contenu dans ce passionnant numéro des «Cahiers dolois», a servi de base au spectacle multivision du même nom. Dans le cahier édité par Médiathèque et Patrimoine pour le 500e anniversaire de Notre-Dame de Dole (….), les amateurs trouveront aussi un texte très documenté de l'historien Jacky Theurot sur l'un des trésors de la médiathèque, un incunable intitulé «La mer des hystoires ». Catherine Chedeau, maître de conférence en histoire de l'art, évoque saint Michel de Dijon et Notre-Dame de Gray, églises soeurs de Dole sur le plan de l'architecture. Florent Montaclair, professeur de lettres à l'IUFM de Montbéliard, raconte la collégiale dans la littérature et rappelle le souvenir de Marcel Aymé qui fit de l'église un personnage de ses romans. Paul Barnoud, l'architecte en chef des monuments historiques, commente l'importante rénovation du bâtiment. Et le photographe Henri Bertrand a sélectionné ses meilleurs clichés.
L'ouvrage est disponible en librairie et à la médiathèque de Dole (tel :03.84.69.01.50).
Souscription
Par ailleurs, toujours dans le cadre du 500e anniversaire de la collégiale de Dole, paraîtra prochainement un album de 248 pages en quadrichromie 225x280 intitulé «De la collégiale à la basilique Notre-Dame de Dole». Il est mis en souscription au prix de 45 euros jusqu'au 20 juin par les éditions DMODMO.
Renseignements chez l'éditeur, BP 50374, 39105 Dole cedex ou tel : 03.84.82.28.82. L'ouvrage sortira en librairie le 29 juin.
André BESSON, auteur franc-comtois, très prolifique.
Photo prise par moi-même aux "Mots Doubs" à Besançon (25)
Si vous avez plus de, disons 20 ans, vous avez sans doute vu un feuilleton tiré d'un de ses romans : 18 de ses œuvres ont été adaptées par les chaînes françaises et étrangères.
Il sait tout faire : histoires, contes, récits, romans policiers, historiques, du terroir ou d'amour….Pour avoir la chance, le bonheur, l'honneur de le rencontrer tout récemment, et de m'être fait dédicacer un livre, je confirme qu'il est un homme tout à fait sympathique et plein d'humour.
Ses lecteurs osent à peine le déranger tant il inspire le respect, mais son sourire les rassurent immédiatement.
André Besson, né le 27 octobre 1927 à Dôle, est un écrivain et journaliste français, auteur régionaliste de Franche-Comté. Lycéen pendant la guerre de 1939-1945, il publie en 1944 clandestinement le poème Oradour-sur-Glane (*), puis dès 1946 plusieurs livres sur la guerre et la résistance.
Journaliste, romancier, scénariste et présentateur de télévision « émission littéraire "Tribune livres" », André Besson est un boulimique du travail. Il est lauréat de plusieurs prix littéraires et en 2006 est reçu Chevalier de la légion d'honneur. Il a collaboré à de nombreux ouvrages historiques et touristiques sur sa région natale.
Il aborde, dans ses livres, l'histoire et notamment celle de notre région :
* dans « Contrebandiers et Gabelous » c'est l'histoire de la contrebande de l'or sous Ramsès II, du sel, des armes, de l'alcool, des marchands d'esclaves à la traite des blanches…à la fraude informatique… Autrefois « gabelou » se serait-il inspiré de ses propres souvenirs ?? Mystère…
* dans « Mon Pays Comtois », nous rencontrons Jean Jacob qui quitte son village de Franche-Comté pour Paris. Là il se dirigera sans hésiter vers une certaine auberge de l'île Saint-Louis, celle de son premier séjour, cent trois ans plus tôt...
* le village englouti, (passage télé : TFF1-RTB-TSR. ) le barrage de la peur, la grotte aux loups, le voyageur de l'oubli, l'inconnue du Val Perdu,…..Une étrange odeur d'absinthe….autant de romans de terroir ou policier, qui nous font parcourir les vallées, et forêts.
* La France et ses trésors, Aimer la Franche-Comté, Bêtes en liberté, La fabuleuse histoire du sel,…où les anecdotes côtoient les faits historiques tout en les complétant.
* livres historiques chez France-Empire : « Malet, l'homme qui fit trembler Napoléon » - « Les grandes évasions de la seconde guerre mondiale » - Les 30 jours de Berlin »
Tout récemment, ses deux romans « le village englouti » et « Le barrage de la peur » ont été réédités en un seul volume aux éditions « Mon Village » en septembre 2008.
« Les carnets d'André Besson » viennent d'être publiés aux Editions CETRE (septembre 2008).
Egalement paru en novembre 2008 : « Nos années d'espérance : souvenirs de la Seconde Guerre Mondiale » Récit (broché).
(*)D'ailleurs je lance un appel : si quelqu'un peut me faire passer ce poème, qu'il en soit remercié d'avance.
On dit que le duc de Mayenne, gros, gras et gourmand, était plutôt bon gastronome qu'habile et vigilant général. A l'époque où il conduisait les troupes indisciplinées de la Ligue contre l'infatigable Henri IV, son extrême gloutonnerie le fit un jour battre à plate couture.
Il avait reçu de fort beaux melons, d'apparence succulente, et achevait un copieux repas en faisant largement honneur à ces délicieuses cucurbitacées.
Déjà un nombre considérable de tranches s'étaient succédé dans l'estomac complaisant de ce nouveau Gargantua, quand on vint lui annoncer que la cavalerie de Henri IV, emportée par sa folle audace, s'était engagée dans un taillis inextricable. « Il faut, sans délai, lui courir sus, déclarèrent aussitôt tous les lieutenants du duc. — Attendez au moins que j'aie fini mon melon» répondit Mayenne. Et il fallut attendre. En vain on insista; en vain, à chaque minute, un officier accourait, la mine inquiète et suppliait le duc de se hâter. « Je finis, » répétait-il, en continuant d'engloutir des bouchées énormes. Quand l'entêté mangeur se décida enfin à quitter la table et à donner le signal de l'attaque, le gros de l'armée ennemie s'était rapproché, l'occasion était perdue. La bataille le fut aussi pour le plus négligent dès Guises.
Il me semblait bien avoir ouî des bruits de ferailles ce mercredi 3 juin dans la nuit.... il ne fait décidément pas bon vouloir dormir vers certaines administrations.... (mdrrrr)
Il était environ 22 h. 30 quand les agriculteurs ont pris la direction de Pusey où, à l'aide des coupe boulons, ils ont fait sauter les chaînes des caddies de l'hypermarché Leclerc avant de les charger dans quatre remorques et d'aller déverser le contenu devant la Trésorerie Générale à Vesoul. La SUITE ICI: http://www.lapressedevesoul.co...s-595.html
Je n'ai, comme beaucoup, pas suivi toute l'affaire.
Mais dans une région comme la mienne élevée au lait fermier du Nord au Sud, de la cancoillotte au Mont d'Or en passant par le Comté (qu'on aime sans compter), et où la Vache Rit (encore pour combien de temps ?) de voir ses boites rondes jusqu'aux Philippines,
Quand j'ouvre le journal et que je vois une photo avec une bonne vingtaine d'exploitants agricoles étendus par terre avec des croix marquées :
« A nos défunts producteurs »
« J'avais oublié que tu existais. Ta laiterie »
« A nos éleveurs bien-aimés »
etc....
Je verse des larmes de lait.
La semaine dernière, comme à chaque fois que le lait bout, la préfecture de VESOUL (70) a été décorée. Cette fois, le bon sens paysan a monté de toutes bottes de paille et de bâches une piscine devant les grilles dans la rue de la Préfecture (ancienne Route Nationale 19). Il n'a pas été compliqué pour des travailleurs infatigables mais à bout de détourner deux camions citernes des industriels MILLERET (fromagerie produisant L'ORTOLAN, le Charcennay) et ENTREMONT (c'est autrement bon !) pour remplir la piscine. Mais Cléopâtre n'était pas là !
Et le délégué de préciser :
« Après avoir refusé toutes discussions sur le prix du lait tant au niveau régional que national, les entreprises imposent aux éleveurs une baisse de prix sans précédent de -30% pour le mois d'avril. »
« Les produits de grande consommation écoulés dans la grande distribution enregistrent une hausse de 6 à 10% selon les marques »
« Trouver nous, interrogeaient plusieurs d'entre eux vendredi, une corporation qui accepterait de perdre 30% de son salaire ! »
Les exploitants ne manquent pas d'idées. Ils ont bien du mérite.
Pour la note optimiste, il y a eu en 2008 une petite augmentation des installations de jeunes agriculteurs dans le département 70. On ne peut que leur souhaiter de garder le moral….
Source (et pour la photo ci-dessus) : LA PRESSE DE VESOUL – numéro 1450 du 20 mai 2009
Ça commence à bouillir!! S'ils le pouvaient nos industriels délocaliseraient aussi les troupeaux de vaches pour pouvoir payer le lait à 1 centime d'euro le litre! Ça commence à bouillir et le lait quand ça bout ça déborde et c'est long à nettoyer! Les dernières réelles productions de terrains, productions non virtuelles ni fictives, mais indispensables à tous, sont bien mises à mal et sacrifiées pour le sacro saint profit de quelques uns.
Nos paysans sont encore bien bons de se mobiliser pour animer villes et villages lors des foires ancestrales et des marchés hebdomadaires! Sans eux, les villages où les citadins aiment à venir s'aérer seraient "fermés du 1er octobre au 31 mars" comme de nombreux sites touristiques. A qui iraient s'adresser les raveurs pour désembourber un camion de sono malencontreusement "planté" dans un champ humide, et tant pis pour la rave-party organisée discrètement?
Les jeunes agriculteurs forment une bonne équipe et, de par leur métier, savent travailler ensemble et, partant, savent se mobiliser. On se lève de bonne heure dans cette profession !
Ainsi sur le marché hebdomadaire, n'hésitent-ils pas à venir eux-mêmes vendre leur production à la grande joie des clients qui peuvent, enfin, acheter du lait qui a le goût de lait et avec lequel on peut faire des yaourts (ce qui n'est pas toujours le cas de celui acquis en supermarché!). Ils ont le matériel suffisant et la patience nécessaire pour bloquer les entrées des grandes surfaces et faire passer le message à petits coups de dégustation in situ. En général, cela se passe bien puisque, "tout le monde les connaît". Pour le blocage des routes, ils savent faire aussi… Heureusement que naissent, par ci par là, des magasins de ventes directes. Nous savons là que le prix payé va où il doit aller, c'est-à-dire à celui qui a travaillé à produire ce que l'on achète.
La production serait insuffisante? La baisse de 10 % des prix du lait entre 2003 et 2006 a découragé de nombreux producteurs ; facile à comprendre. Peu de salariés accepteraient de travailler plus pour gagner moins…que rien…et avec la perspective d'une retraite disproportionnée par rapport au travail fourni (365 jours par an – les vaches, elles, ne font pas grève !)
C'est la lutte du pot de lait contre le pot d'argent… Mais c'est aussi la lutte de ceux qui nourrissent la France contre ceux qui s'engraissent…
Exposition de dentelles anciennes et contemporaines venant de différents pays européens:
* allemagne
* croatie
* estonie
* france
* hongrie
* russie
Marché dentellier
Concours: dentelle à l'aiguille, dentelle aux fuseaux, dentelle mixte...
La dentelle de Luxeuil a connu ses heures de gloire puisqu'elle était réputée dans le monde entier. Elle se prête à toutes les utilisations, vêtements, lingerie fine, linge de maison ou simple décoration intérieure.
Il s'agit d'une "dentelle à l'aiguille" réalisée à l'aide d'un lacet mécanique posé suivant un dessin sélectionné puis chaque surface libre et garnie par des points de remplissage effectués uniquement avec du fil et une aiguille.
Au Conservatoire de la Dentelle, situé Place de l'Abbaye, à LUXEUIL, vous pouvez découvrir des merveilles et voir les dentellières au travail... et vous y former pour réaliser des ouvrages personnels.
Et LUXEUIL LES BAINS, c'est aussi une ville thermale, des maisons historiques ornées de .... dentelles de pierres....
Commune membre de la Communauté de Communes la Saône Jolie,
FAVERNEY, petite cité comtoise de caractère sera ce week end le cadre idéal pour l'accueil des Chevaliers sans peur et sans reproche venus de toutes les contrées reculées de France et d'ailleurs.
Dès 10 heures, les joutes et combats commenceront, et les survivants pourront se restaurer à la taverne avant la reprise des combats.
Les gentes dames auront loisirs d'écouter des chansons courtoises, et d'admirer l'envol des faucons.
Plus tard les Chevaliers infatigables reprendront les joutes et les combats de cimiers à cheval.
S'il leur reste de l'énergie, un bal médiéval leur permettra de conquérir la dame de leur coeur, et l'entraîner discrètement pour assister au spectacle de feu qui clôturera la journée de samedi.
Le lendemain, le dimanche, le Connétable et les Chevaliers seront accueillis dans la cité, et toute la populace pourra prendre part au repas champêtre dans le jardin de l'Abbaye , et tout l'après-midi les manifestations, joutes et autres amusements se poursuivront dans une ambiance bon enfant.
Le tavernier aura-t-il déniché dans les souterrains quelques bouteilles de Sancta pour satisfaire les palais avertis ? ce serait un miracle... mais à FAVERNEY, les miracles on connaît.
Déjà une inscription, reçue par les moyens modernes actuellement disponibles: le émail voyageur :
Ô gente River,
Je mets alors mon épée à votre service, qu'ils se tiennent bien envers nostre dame, du côté des bords de Saône, sans quoi ils trépasseront!
Le temps d'arriver en Champagne, et si Leon est ouvert lors de mon passage, j'y prendrais quelques caisses de son meilleur cru!
Nous festoierons alors de l'Isle de France jusqu'au pays du sieur de la Fontaine, en passant par tous les païs de France! Mais pas par la Navarre, car cela fait un peu loin...
J'ai grand peur en revanche que le champagne ne soit un peu secoué par le voyage, mais qu'importe! Nous l'ouvrirons au sabre, ventrebleu!
Léon, quelques caisses de côté, pour un chevalier assoiffé et d'autres encore, pour plaire à notre gente dame, la sis nommée River!
Heureusement que le tournoi n'a lieu qu'en juin...
Photo: perso; - FILAIN 2005
Sancta: liqueur merveilleuse de l'abbaye de Faverney
Hello, ne croyez surtout que je vais à toutes les manifestations dont je vous parle.... je n'ai qu'une vie...et pas de fortune !!!
Ce week end, en Franche Comté, il semble que pour s'ennuyer, il va falloir y mettre du sien :
- BELFORT est à éviter pour tous ceux qui n'aiment pas la musique, ou qui souhaitent trainer dans les rues à lêcher les vitrines, mais ils peuvent se réfugier au Musée du "CHE" (le Jean-Pierre bien connu de tous les français!).
Car, oui, BELFORT tient absolument au Lundi de Pentecôte férié et pour cause, se déroule dans les rues, le FIMU, traduire: Festival International de Musique Universitaire, pas moins!
Ce ne sera que bruit et accords, fanfares et musiques douces, kebab et saucisses frites.... la vie de Bohème pour un "week end de oufs" dans la cité du Lion, qui lui s'en fiche pas mal perché sur sa citadelle (pour le voir de près, c'est un prix astronomique, croyez-m'en, alors évitez!!)
et comme vous le verrez, il y en a pour tous les goûts.
- DOLE, c'est plus sérieux, enfin d'un autre genre, mais tout aussi animé pour ces trois jours. La très belle Collégiale, après des années de restauration, est la star du week-end. Depuis le 9 février 2009, les festivités en commémoration de la pose de la première pierre donnent lieux à diverses manifestations, spectacles, expositions.
Ce vendredi 29 mai se déroulait un concert de l'Ensemble 415 de Chiara Bianchini.
Ce samedi 30 mai, à 11heures se déroulait une cérémonie marquant la fin des travaux et la réouverture au public. Tout au long de l'après-midi, ce ne sera qu'animations et spectacles de rues dans le style médiéval, pour clôturer la soirée par un son et lumière.
Dimanche 31 mai, même programme avec en prime un feu d'artifices, Avenue de Lahr.
A préciser, qu'en marge de cette commémoration, le chanteur Abd'al Malik sera en concert à 21heures à la Commanderie.
Egalement à savoir, que de mars à juin, une exposition sur l'histoire de Notre Dame est proposée par la médiathèque de l'Hôtel Dieu; des chorales doloises et du Grand Dole proposeront des concerts à l'intérieur de la collégiale les 6 et 7 juin.
Et de Mars à Septembre 2009, ce sont des oeuvres issues du fonds du XVII au XXI siècle du Musée des Beaux Arts, ainsi que de collections privées que le public pourra aller admirer.
- RANDONNEURS à vos guêtres! Il reste pour ceux qui souhaitent le calme et la sérénité, et respirer un grand bol d'air en profitant du soleil pour une somme modique (1,50.€), le programme MILLE PAS AUX 1000 ETANGS, Festival de la Randonnée. Toutes les très petites communes sises dans la région merveilleuse (un petit canada), parsemmée de mille étangs, ou moins ou plus, allez savoir, et leurs courageux bénévoles, vous ont concotés 12 week ends de marche populaires.
Départ dès 8heures du matin pour les lève-tôt, jusqu'à 15 heures pour les autres, de 8 à 20 kilomètres selon vos capacités, buvette et restauration, sur des circuits balisés à la découverte des étangs, des croix de chemin, des fontaines, des fermes ancestrales, des forêts de sapins...
65 légendes merveilleuses, histoires poétiques ou effrayantes.
Parsemant le département au détour d'un bois, en haut d'une colline, au milieu des labours, une pierre est sertie de mousse et de lichens.
Les ans passent, les contes et légendes se transmettent.
Nous apprenons ainsi que la Pierre percée d'Aroz (vestige de dolmen?) était source d'une drôle de superstition: il faudrait passer par le chas sept fois pour changer de sexe ! Vu la taille dudit chas, ce ne sera pas à la portée du premier transsexuel venu. De là à y voir des parents farfelus tenter cette chance avec un bébé... je n'ose y songer.
La Pierre qui vire doit être surveillée au temps de Noël, vers minuit les attentifs ou les méritants pourraient la voir.... virer; mais elle ne le fait que tous les cent ans comme ses consoeurs, qui tournent. Nul calendrier ne note la date du dernier virement. D'autres ne virent qu'au jour de l'An. Dans la vallée de l'Ognon, un monolithe naturel, la « Pierre-qui-butte » est terminée par un creux en forme de bénitier, et la légende raconte que c'était un lieu de réunion des druides gaulois. Grimper dessus porterait malheur….
Un autre bloc, sorte de menhir rectangulaire en poundingue, marquerait, selon certains spécialistes, l'ancienne frontière entre les terres du Comté de Montbéliard et celles de l'Abbaye de Lure.
A Frotey-lès-Vesoul, le diable a oublié son sabot en fuyant: oui une pierre sculptée par l'érosion qui a réellement la forme d'un sabot domine le paysage. Parfois appelé "sabot de Gargantua" en raison de sa taille, ce serait également une pierre qui vire...
Tous les noms leur sont donnés, là vestige de dolmens, là mégalithe, pierre qui tourne, table des ânes, pierre aux sacrifices, lit de Saint Colomban, pierres percées, pierre de la miche et du Moine dont la légende attribue les empreintes à Saint Colomban (Moine Irlandais venu évangélisé (*), mégalithe de la pierre qui tourne,…
Ces rocs, menhirs ou autres grottes seraient des pierres sacrées qu'il a fallu désacralisé afin de stopper les superstitions.
Une exposition photographique vient de leur être consacrée à Luxeuil-les-Bains (70) en préambule au Festival des arts du récits de Lure (70) "Les FRANCHES CONTERIES" (http://franches-conteries70.blogspot.com).
Ces pierres à histoires ont encore de quoi ravir l'imaginaire et donner sujet à des nouvelles littéraires remplies de fées, de saints, de diables ou de géants.
« Aux rochers franc-comtois
« Blocs épais, rochers creux qui servent, dans l'orage,
« D'enclumes à la foudre et d'urnes pour les eaux ;
« Dômes en boucliers sur quoi fond le nuage,
« Tombes, menhirs, autels, étraves de vaisseaux,
« Pylônes élancés, colonnes triomphales
« Plus grosses que des tours, pyramides, remparts,
« Trônes, gradins, créneaux, flèches de cathédrales…. »
(Albert Mathieu, 1919)
« L'autre jour, c'était la nuit… j'ai fait un rêve tout éveillé : les histoires esquissaient un pas de danse sur une grande toile qui reliait les gens d'ici et ceux d'avant, ceux de très loin et ceux de demain, et le monde chantait en polyphonie de bouches à oreilles : « Vise au moins la lune, au pire tu finiras dans les étoiles ! »
Pépito MATEO.
(*) extrait Wikipédia : SAINT COLOMBAN :
Saint Colomban (540 - 21 novembre 615 à Bobbio en Lombardie) est un moine irlandais qui a évangélisé les populations campagnardes de Gaule, d'Helvétie et de Lombardie. Il est fêté le 23 novembre car il est mort le jour de la présentation de Marie au Temple (21 novembre).
L'an 587 - Annegray et 590 - Luxeuil
Ils arrivent dans les Vosges et se fixent sur le site d'Annegray au pied de la montagne Saint-Martin, sur la commune de La Voivre en Haute-Saône. Les moines entreprennent le défrichement des bois, la construction de bâtisses de chaumes. En même temps, ils accueillent les malades et commencent la formation de nouveaux moines. Colomban effectue une première retraite dans une grotte de la montagne.
Devant le succès des vocations, Colomban décide de créer un nouveau monastère à Luxeuil, lieu plus accessible et pourvu de sources aux vertus thermales. Lui et ses moines y pratiquent une vie contemplative équilibrée par un fort travail manuel. Ils se consacrent à l'éducation, aux œuvres charitables, à l'évangélisation.
(*) Poudingue : Roche sédimentaire détritique, conglomérat formé de galets.
Le site de www.cancoillotte.netdiffuse par courrier électronique à ses lecteurs cette information :
« Vous le savez sans doute, nous avons rencontré au mois de décembre Marie-Guite DUFAY, Présidente du Conseil Régional, afin de lui remettre en main propre les fruits de notre pétition défendant le Lion Comtois sur le futures plaques d'immatriculation. Nous avons été très bien reçus mais, comme nous pouvions le craindre, nous avons reçu une fin de non-recevoir : malgré nos efforts et vos 4500 signatures (près de 10000 si on compte celles que le MFC a obtenues après avoir repris à son compte notre pétition), Mme Dufay reste fermement décidée à ne pas remettre en question la décision prise en avril 2007. Dès lors, nous envisageons d'éditer un autocollant représentant le Lion Comtois, que chacun pourra coller à l'arrière de sa voiture pour porter les vraies couleurs de notre région. »
Ainsi, après la disparition des numéros de département à l'arrière de nos véhicules, nous nous verrons infligés le logo du Conseil Régional ! Une France rouge avec une région bleue tel un morceau qui se détache. Un logo sans âme et sans relief si administratif ! Déjà, ce choix de couleur a de quoi surprendre !! Puisque que notre région est particulièrement verte !! (et encore là, je ne parle pas de politique !)
Que le Conseil Régional utilise pour ses besoins spécifiques une marque distinctive qui lui soit propre avec un logotype plus que stylisé, soit ; mais qu'il veuille en faire l'emblème de la Franche-Comté et de sa population…c'est une autre affaire !
La Franche-Comté et les Francs-Comtois possèdent depuis des siècles un emblème héraldique, qui prend place soit sur un écu, soit sur un drapeau, et qui se décrit ainsi : d'azur billeté d'or, au lion couronné de même armé et lampassé de gueules. Cet emblème est le seul légitime adopté depuis plus de 700 ans par Othon IV, Comte de Bourgogne. Même Charles Quint l'avait adopté. Des pièces de monnaies ont été faites à son effigie.
Alors même que la firme au Lion souffre de la crise économique frappant au cœur ses sous-traitants, voici que le lion, le fier animal, n'aura même plus droit de cité sur nos arrières pour prouver que « Nenni ma Foi ! » nous ne nous laisserons pas abattre !!
Bien sûr, certains diront que c'est un peu arriéré de s'accrocher à une image comme celle-là ! Je répondrai que, oui peut-être, c'est pire que vouloir garder un accent régional, voire une langue régionale omniprésente comme peuvent le faire les Bretons, les Alsaciens, les Basques et d'autres…Et puis mince, les bretons ont leur Chapeau Rond, les corses leur île, les parisiens leur tour Eiffel….nous pouvons rugir, tout de même !
Nous, depuis longtemps, avons abandonné notre patois comtois que pourtant certains souhaiteraient réapprendre, et voici que l'on veut nous enlever aussi notre signe distinctif, qui trône à BELFORT, sur tous les drapeaux de la Région, et sur toutes les voitures du groupe P.S.A. !
Se battre gueule et griffes pour un si petit détail peut prêter à sourire et même à rire. C'est certain. Mais bon, je pense que nous serons nombreux à coller l'autocollant proposé par le site et vendus dans toutes les bonnes librairies ! Autocollant dont nombreux franc-comtois "délocalisés" ont déjà décoré leur véhicule.
La pétition lancée depuis plus d'un an a reçu le soutien de plusieurs de nos écrivains régionaux, qui, eux, n'ont pas manqué d'arguments :
« Aussi substituer ce logo au lion traditionnel et historique me paraît une grave erreur, c'est introduire un doute sur l'identité comtoise sur sa capacité de résistance, de dynamisme, de vitalité, de capacité d'invention… qui ont marqué si fortement l'histoire de cette région… Faire table rase du passé n'est pas une preuve de modernisme. » Michel VERNUS
« Pour ce qui concerne le conseil Régional, ma position est la suivante : le lion est la meilleure représentation de la Franche Comté. C'est un enracinement dans son histoire mais aussi une représentation connue aujourd'hui en particulier dans le domaine sportif. Un logo touristique doit tenir compte de ces deux éléments. Une région doit être fière de son passé avec ce désir d'affronter courageusement le monde d'aujourd'hui. Le lion me rappelle tout celà. » Jean-Christophe DEMARD
Même le chanteur, Christian DECAMPS, fondateur du groupe belfortain ANGE, numéro un du rock français dans les années 70, y a mis son coup de crayon.
Et mince alors, le franc conteur Jean-Loup BALY, en remet une couche : « Personnellement, j'ai déjà vu le sigle que l'on veut nous imposer. Je l'ai vu sur les véhicules du Conseil régional. Et, heureusement que ledit Conseil était mentionné, sans quoi, je n'aurais jamais su qu'il s'agissait d'un symbole de notre région. »
Et bien…
Le plaidoyer diffusé sur le site ne manque pas d'argument frappant dont j'extrais celui-ci :« Parce que remplacer notre lion par un logo sous prétexte que ce dernier fait plus moderne, c'est comme envoyer Marianne à l'hospice pour la remplacer par Footix »
Il est toujours heureux de constater que dans notre époque si tournée vers les exploits technologiques ou les scoops télévisuels de « grands gabarits », il reste des marginaux qui font moins de bruit mais dont les performances méritent d'être saluées bien bas.
Ainsi ce jeune homme, Hadrien, qui parcourut la France avec une vache.
Source MSN – 2008 : « Hadrien s'arrêtera chez des agriculteurs bio que connaissent ses parents ou avec lesquels il a pris contact par internet. Mais il dormira surtout sous la tente ou chez l'habitant, selon les rencontres qu'il fera sur la route, car il "préfère l'aventure". Le jeune bachelier (section S), qui s'est donné une année pour réfléchir à son avenir, "s'intéresse beaucoup aux vieux métiers". Il va ainsi rendre visite à des artisans "pour découvrir, voir autre chose" et en faire son "métier si ça (lui) plaît". »
Ainsi Patrick Huet, marcheur et conteur, qui, sac au dos et crayon dans la poche, remonte les fleuves et rivière, et relate ses voyages dans de beaux livres, puis propose des expositions à caractère éducatif.
D'autres, comme Daniel Donin de Rosière, qui, après avoir sorti des orties un vieux tracteur dans un état pitoyable, l'avoir restauré et remis en marche, s'engage sur les routes de France au profit du TELETHON, ou pour d'autres causes.
Ou même ces 102 cyclistes qui ont fait le PARIS-PEKIN en août 2008 : 16.623.km, dont un homme âgé de 74 ans parti dans l'aventure pour faire face à un drame familial.
Fin mai 2009, ce sera d'autres aventuriers qui pédaleront le long des côtes françaises, du moins de La Rochelle à Biarritz, soit 500 kilomètres. Une équipe d'une dizaine de personnes paraplégiques et amputées en hand bikes accompagnées de 4 professionnels en vélo a pu être constituée sur l'initiative d'une équipe pluridisciplinaire au service d'un groupe de patients du Centre de Réadaptation Fonctionnelle BRETEGNIER d'HERICOURT (Haute-Saône) ; une équipe qui souhaite, avant tout, recentrer la lumière sur les valeurs humaines.
Des mois de préparation, de recherches de capitaux pour cette grande aventure humaine. Grâce à leur ténacité, ils ont recueilli les fonds nécessaires avec des ventes de brioches, sponsoring, organisation de randonnées, et sans doute d'autres démarches.
De longues journées d'entraînement ont été nécessaires : des parcours de presque 70 kilomètres sur les véloroutes de Franche Comté et environ afin de faire face à la dizaine de jours qui sera nécessaire pour la grande aventure qui se déroulera du 21 au 31 mai 2009, à raison d'une soixantaine de kilomètres journaliers.
Faire connaître le hand bike, ce vélo à propulsion manuelle comportant 3 roues et un siège au plus grand nombre et trouver des sponsors afin d'en développer la fabrication est également le but de l'exploit. Ce « vélo » permet des déplacements plus importants qu'en fauteuil roulant et certainement bien d'autres sensations.
A noter, le parrainage de l'opération Défi Cycl'Océan par Alain QUITTET, médaillé de Bronze aux Jeux Paralympiques de Pékin 2008.
Espérons que tout se déroule au mieux et que la météo leur soit clémente, que le public réponde présent tout au long du parcours pour les soutenir et les encourager.
« Ce défi constitue un formidable terrain de dépassement de soi et de courage »
Son cours paisible a inspiré écrivains, dessinateurs, peintres, photographes, gens de passages…
En 1886 un anglais, M. Philip Gilbert HAMERTON (1834-1894), commence depuis le village de Corre (70), son périple sur la partie navigable, accompagné de l'américain M. Joseph PENNEL (1857-1926) muni d'un carnet de croquis. De villages en rivages et paysages, leurs crayons tracent et reproduisent ce que leurs yeux et leur cœur découvrent. Ils croquent chacun à leur façon ! Le récit, en anglais, fera l'objet d'un ouvrage édité en 1887 par l'éditeur ROBERTS BROTHERS : A SUMMER VOYAGE ON THE RIVER SAONE. J'ai pu acquérir grâce à un site d'enchères une édition de 1897, un beau volume ancien de 368 pages, avec plus de 140 illustrations. Ce livre a donc traversé l'océan Atlantique pour revenir en bord de Saône.
Tout récemment, un auteur régional a entrepris non seulement la traduction du récit d'HAMERTON, mais également de re-parcourir le fleuve-rivière avec un appareil photo. Un nouveau livre a vu le jour, en français, agrémenté des dessins de l'époque et des photographies de Jack VARLET, avec une gageure « qu'est-ce que j'aurais pris comme photo à l'époque ?» : du bel ouvrage.
Le titre français : « La Saône, voyage pittoresque »
Feuilleter le livre en anglais est assez drôle, même si la langue de Shakespeare vous est inconnue : «Corre is the Khartoum of the Saône and Chalon is its Cairo» - on note là le côté exotique… C'est un livre de bord, un roman, un guide touristique....."so british". Jack VARLET peut être remercié de nous avoir traduit ce récit pour permettre aux non anglophones de lire toutes les «aventures», anecdotes, rencontres avec les autochtones, incidents de parcours, descriptions des lieux et historiques… en 1886…. Un livre à offrir !
Un autre livre, un peu moins récent, puisque édité en 2002 mérite grandement sa place dans les rayons de bibliothèques des amoureux des bords de Saône. Patrick HUET, l'auteur, après avoir parcouru entièrement le cours du Rhône s'est lancé dans une autre randonnée pédestre : suivre la Saône depuis VIOMENIL (88) jusqu'à sa liaison lyonnaise. Aventure inédite sans doute, qu'il relate toute en photographies et poésies. Ensuite il a parcouru le cours de la Seine.
«La Saône est un refrain qui prolonge nos rêves Au lent fil de nos pas tout au long de ses grèves…..» (début du poème en acrostiche formant ensuite le nom de la rivière, par P.HUET)
La Saône est déjà l'héroïne du livre de Henri NICOLAS, sous le titre «LA SAÔNE, de Vioménil à La Mulatière», aux éditions «La Taillanderie». Un livre de 192 pages édité en 1995, préfacé par Emile MAGNIEN, conservateur honoraire des Musées de MÂCON et du musée Greuze de TOURNUS. Un livre magique rempli d'anecdotes, d'histoires vraies ou légendaires, d'histoires locales, de photos de la rivière dans tous ses états, sa langueur et ses débordements, enneigée ou….gelée. S'y découvrent également quelques notes sur les villes et villages bordant son cours, des photos des différentes sculptures dont elle a fait l'objet, notamment celle des frères COUSTOU, au pied de la statue équestre de Louis XIV à LYON-BELLECOUR.
Le cours de la rivière nous est raconté ici de sa source à VIOMENIL (Vosges), petit filet d'eau incertain, jusqu'à sa rencontre avec le Rhône, à LYON-La Mulatière (Rhône).
Grâce à celle dont Jules César disait (dans sa Guerre des Gaules – chap. XII livre I), «incredibili lenitate, ita ut oculis, in utram partem fluat, judicri non possit» («Son cours est d'une incroyable lenteur, au point que l'œil ne peut juger du sens du courant»), nous parcourons ainsi les départements jusqu'à LYON, nous revisitons l'histoire de France et de la navigation, de la construction des canaux, nous visitons villes et villages, partons à la pêche, ou à la découverte, entre autres, des clochers comtois puis, plus bas des vignobles du Beaujolais.
Même Antoine de Saint-Exupéry y est allé de sa plume : «C'était par une journée d'avant-guerre, sur les bords de la Saône, du côté de Tournus. Nous avions choisi, pour déjeuner, un restaurant dont le balcon de planches surplombait la rivière.….. Ce qui nous réjouissait était plus impalpable que la qualité de la lumière. Et, comme deux mariniers, à quelque pas de nous, déchargeaient un chaland, nous avons invité les mariniers….Le soleil était bon. Son miel tiède baignait les peupliers de l'autre berge, et la plaine jusqu'à l'horizon.»
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Les livres cités ici ne sont plus tous disponibles dans le commerce:
- La Sâone, de Vioménil à la Mulatière est à rechercher chez les bouquinistes
- A summer voyage on the River Saone également, toutefois la traduction de Jack VARLET «La Saône, voyage pittoresque» est encore disponible dans toutes les bonnes librairies proches du cours du fleuve
- le livre de Patrick HUET, sans doute vendu en librairie, mais distribué directement par l'auteur sur le site : http://www.fleuve-trotteur.fr
* Le Rhône : du glacier à la mer - du 27 juin au 29 juillet 1998 – Livre «Le Rhône au vers fil de l'eau : recueil de poèmes et de photos.»
* La Saône : de la source au Confluent - du 31 juillet au 20 août 2001 – Livre «Descente de la Saône à pied»et une petite brochure : «De la Source au Confluent, ce qu'il ne faut pas manquer lors d'un voyage en bord de Saône.»
* La Seine : de la Source à la mer - du 1er juillet au 31 juillet 2004 – Livre «SEQUANA, la légende de la Seine»
Le site de Patrick HUET est à découvrir, il y propose des expositions et animations sur ces voyages.
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ILLUSTRATIONS de cet article :
Statuette (1907) la Saône à GRAY (70) à l'angle d'une maison – sculpteur Constant GRANDGIRARD (1831-1912)
Photographies personnelles de la source à VIOMENIL, le canal à PORT/SAÔNE, la Saône à GRAY (Pont 1746), la Saône – passerelle St Georges à LYON….
Il y avait une fois, au bord d'une route, un lutin qui passait toutes les nuits à éternuer sans arrêt. On pouvait aller à n'importe quelle heure en cet endroit, on n'entendait que des « atchi ! atchoum ! » sans cesse répétés. Et les passants s'enfuyaient en se disant : c'est l'« éternueu » !
Bien des fois les enfants du village voisin s'étaient réunis le soir pour surprendre l'éternueu. Mais quand ils étaient arrivés au lieu d'où partaient les « atchi ! atchoum ! ils n'entendaient plus rien, et le bruit ne reprenait que quelques minutes après et à cinquante pas plus loin. Les petits paysans avaient beau courir le long de la route, le lutin demeurait toujours insaisissable.
On avait fini par s'habituer à l'éternueu, et comme il n'avait en somme jamais fait de mal à personne, on en vint à ne plus craindre de passer par la route.
Un soir d'été, par un beau clair de lune, un paysan revenait d'un marché voisin. Bientôt il entendit les « atchi ! atchoum ! », mais il ne s'en inquiéta pas. Sans doute, le lutin n'avait-il pas autre chose à faire, car il se donna le plaisir de suivre le paysan pendant plusieurs kilomètres en poussant son « atchi ! atchoum ! ». À la fin, le paysan ennuyé s'écria: − Avez−vous bientôt fini d'éternuer ainsi ? Que le bon Dieu vous bénisse vous et votre rhume !Il n'avait pas fini sa phrase qu'un petit homme s'offrit à ses yeux. C'était l'éternueu. − « Merci, mon ami, dit-il. Tu me soulages d'une grande peine. J'étais condamné à errer autour de ce village en éternuant sans fin du soir au matin, jusqu'à ce qu'une personne charitable me délivre en me disant : « Dieu vous bénisse ! ». Il y a bien un siècle que je viens ici, éternuant dès que je vois un voyageur, sans que jamais aucun ait dit : « Dieu vous bénisse ! ». Heureusement que ce soir, j'ai eu la bonne idée de te suivre, encore une fois merci. »
Et il disparut dans les bois. On n'entendit plus le soir, sur la route, les « Atchi ! » du lutin. Mais c'est de là, dit-on, que vient la coutume de dire à ceux qui éternuent : « Dieu vous bénisse ! »
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J'ai déniché cette histoire dans un livre imprimé en 1941 et nous pouvons voir que l'imagerie de l'époque avait un certain style : les personnages n'ont pas vraiment des allures engageantes. Le voyageur ressemble plutôt à un braconnier…
On peut lire sur un site d'histoires (http://www.il-etait-une-fois.fr/conte-de-picardie-l-eternueu.html ) une autre version de cette histoire plus « picarde », mais au lieu d'un lutin, l'éternueu est un fantôme. Il est puni de ses péchés et délivré également quand le voyageur lui dit : « Que le bon Dieu vous bénisse vous et votre rhume ! ».
Et elle se termine ainsi : « C'est de là, ajoute−t−on, que date la coutume de dire à celui qui éternue : « Dieu vous bénisse ! » et celle de répondre à ce souhait par un : « Dieu vous le rende ! »
De nos jours, lorsque l'on entend une personne éternuer, il plutôt coutume de lui dire : « A tes souhaits », ou « A tes amours »…
On peut lire un début d'explication sur le site « wiktionary »
« Pour les peuples de l'Antiquité méditerranéenne, la vie se manifeste sous la forme d'un souffle. Ainsi, dans la Genèse, [II.7] "…Élohim forma l'homme, poussière provenant du sol, et il lui insuffla en ses narines une haleine de vie et l'homme devint âme vivante." Selon la tradition grecque antique, le souffle – l'éternuement – est signe d'un esprit divin qui vient à passer, auquel il faut adresser ses vœux avant qu'il ne soit enfui. D'où l'interjection amicale des témoins à l'enrhumé, qui vient d'être délicatement touché par un esprit divin : « À tes souhaits ! » Mais aucun souscripteur n'a expliqué le « A tes amours »….
L'histoire trouvée sur le site « Il était une fois » est située, en février 1881, par le conteur, M. Émilien Guilbert, dans son village Englebelmer (Somme), Pays du Coquelicot. Ce qui ne fait que confirmer l'origine régionale de cette petite légende, et les Picards pourront peut-être nous confirmer si elle est encore racontée aux enfants… qu'ils éternuent ou pas.
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Alors, en cette période où les pollens vous titillent encore les narines, que vos yeux pleurent, que vous ne savez plus vers quelles médecines vous tourner pour soulager cette allergie bien encombrante, nous vous le disons « A vos souhaits » ! « A vos amours ! »…Vous n'êtes ni un lutin ni un fantôme, et vous n'avez pas « péché » plus que les autres, les bienheureux qui n'ont pas à souffrir du souffle de la brise qui vous irrite l'odorat et vous prive des joies du printemps et des ballades en plein air.
Il semblerait que vos « ennemis » du mois soit l'aulne, le peuplier, le platane, les graminées et le plantain, et pour le mois de Mai…. Encore de quoi éternuer. Alors bon courage !
Les laboratoires sont mobilisés sur les recherches portant sur les allergies, mais en attendant les avancées qui devraient bouleverser la vie des malades, consultez votre médecin dès l'apparition des symptômes.
Et qu'on se le dise, le verbe atchoumer existerait et se conjuguerait : verbe du 1er groupe, conjugué avec l'auxiliaire avoir…. Un bel exercice !
Aujourd'hui, M. MOUSTACHE EST publié, et en vente chez "Les Sandales d'Empédocle" et chez "Camponovo" à BESANÇON, bientôt chez "Campus" à VESOUL.
Ne comptez pas sur moi pour vous raconter la fin....
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M. MOUSTACHE va être publié !!!
Voici un petit bonhomme tout rond tout mignon dont la moustache n'en fait qu'à sa tête. Elle grandi et vagabonde sans autorisation.
M. MOUSTACHE est sorti tout droit de l'imagination de Charlotte BEGARD et des crayons et pinceaux d'Agnès DONEY. Tous les enfants vont se régaler de ses aventures. Les petits seront émerveillés par les dessins et les plus grands par l'histoire, cinq à six lignes sur chaque page.
Les dessins d'Agnès DONEY, professeur de dessin, sont si réalistes que l'on voudrait toucher la nappe à carreaux et manger les croissants de M. MOUSTACHE, se promener dans la ville pour attraper cette moustache polissonne.
Les deux « mamans » de M. MOUSTACHE ont passés des mois sur ce projet de livre pour enfants, qui a terminé dans le peloton des dix premiersau concours Littératura Jeunesse 2006 organisé par le Conseil Général du Doubs. Et enfin, après maints courriers et échanges, ce sont les éditions ThoT de FONTAINE en Isère qui ont accepté d'éditer ce petit livre pour enfants dès 8 ans (et même avant tant la frimousse du héros est adorable).
Vendu dans un premier temps en souscription au prix de 15 euros, ce livre paraîtra prochainement. En effet, les sympathiques créatrices ont recueillis au-delà de leur espérance les souscriptions nécessaires. Mais elles le méritent bien, et le charme de M. MOUSTACHE a fini de nous convaincre. C'est avec impatience que nous attendons d'avoir ce livre entre les mains pour savoir enfin comment M. MOUSTACHE va faire obéir cette moustache indisciplinée…
La parution est prévue pour cet été 2009, et nul doute que les 1000 exemplaires seront vendus très rapidement. Une réédition pourrait être envisagée si le succès est au rendez-vous.
« Depuis notre création en 1996, notre volonté est de permettre à un maximum d'auteurs d'aller jusqu'au bout de l'acte d'écrire, grâce à la publication de leur ouvrage.Dans un système éditorial de plus en plus difficilement accessible, nous voulons offrir aux textes qui le méritent la possibilité d'être lus.
Nos considérons chaque livre comme un objet unique et singulier. Editer un livre est l'aboutissement d'un très long travail d'écriture, de réflexion et de recherche. C'est une démarche importante pour l'auteur, et nous en sommes conscients. »
Les éditions Thot, ce sont aussi des publications diverses :Polar - Tranche de vie – Romans – Théâtre - Théâtre pour enfants – Nouvelles – Poésie – Récits - Civilisation et société -Contes – Expert - Jeunesse
Et notamment prochainement :
* « Histoire d'y croire » de Y. HETZLER (19.€)- 55 instantanés de vie… parfois amers ou mélancoliques mais, toujours, esquissé avec finesse et humour. * « Les 30 immortelles de Genève » de Cécile FRABOUL (19.00EUR)
* « Les chercheurs d'aube » de Daniel RIVEL (15.00EUR)
Profitons des congés ou des prochains « ponts » pour visiter les musées…
Mais pour celui-ci, évitons les souliers vernis. Chaussons nos croquenots et revêtons une petite veste.
C'est parti pour une demi heure pour les indifférents et une heure et demie pour les émerveillés dans la forêt enchantée. Attention ça grimpe !
Pas d'œuvres de "grands maîtres", ici, mais les oeuvres d'un maître ès outils à bois.
Au fil de nos pas, nous découvrons des fées, des animaux, des personnages, des fleurs, des figures plus modernes , des surprises à chaque lacet (du chemin). Attention, si vous êtes amateur de champignons, la morille géante n'est pas comestible. Interdit également de ramasser l'escargot ou de cueillir l'edelweiss : ce sont des espèces protégées. Une horloge comtoise vous indiquera l'heure. Le serpent vous convaincra de rester sur le chemin. La fée verte est à consommer avec modération.
Depuis 30 ans, tel "Edouard aux mains d'argent", Monsieur Georges-André Favre taille, affine, sculpte, statufie, ponce, transforme des troncs et des branches pour créer un monde magique.Toutes ses sculptures, qui, pour les premières ressemblaient à des totems, mais qui sont de plus en plus proches de la réalité, il les dépose dans sa forêt comme des cadeaux rendus à la nature.
Au printemps 2001, il a été nécessaire de créer une association Les Amis du Sentier des Statues afin d'entretenir le chemin et les oeuvres déposées tout au long, de poster des bancs rustiques pour reposer les visiteurs; l'appui du Lion's Club n'a pas été négligeable.
Autant dire que, dans cette forêt magique, en une seule après-midi, nous aurons découvert tous les trésors du Jura suisse, voir franc-comtois, et nous aurons bien mérité la pause, facilitée par l'aménagement d'un coin pique-nique (mais non il ne fait plus froid!).
Et au printemps, la forêt est si belle. Les éventuels brouillards ou givres matinaux donnent sans aucun doute un tout autre aspect à ce lieu enchanteur.
Ce n'est pas si loin, c'est entre LA CHAUX DE FONDS et NEUCHATEL, en SUISSE, à 2 heures de BALE en voiture.
Ah ! la France et ces 36.000 communes avec parfois des noms si bucoliques, ou originaux.
Et parmi toutes ces communes, deux, distantes de 375 km, se sont « rencontrées » grâce au vol ….d'un lion !
BOHAIN EN VERMANDOIS, commune du nord de la France, dans l'Aisne, entre Cambrai et Saint-Quentin, à une heure de Lille, 6338 habitants en 2004, étymologiquement « village des bois », a été la ville d'enfance d'un artiste reconnu à travers le monde entier : Henri Matisse. Sur cette commune se dressait une fontaine surmontée d'un lion en fonte que des malfaisants ont subtilisés il y a une dizaine d'année.
Avec ce Lion disparaissait également une autre sculpture représentant un Dauphin ; deux des symboles de la richesse et de la prospérité de la grande cité textile qu'était devenue BOHAIN à la fin du XIXème siècle.
Le temps passe, les bohinois n'espèrent jamais revoir l'animal.
C'est sans compter sur le hasard qui conduit l'ancien directeur technique sur les bords de la Saône, où sans doute attiré par le château et sa tour du XIIIème siècle, il visite la petite commune de RUPT SUR SAÔNE. Et là, ébahi, ce vacancier bohinois s'arrête devant la réplique exacte du lion de Bohain, âgé de plus de deux siècles.
RUPT SUR SAÔNE, petite commune de l'est de la France, en Haute-Saône, 128 habitants, doit toute son attraction à son château et à sa proximité, comme son non l'indique, de la Saône : maisons anciennes, calvaires et lavoirs complètent le patrimoine architectural du village.Il paraît même que la forêt alentour abrite les fantômes des amours moyenâgeuses du croisé Jean de Rupt…
Contact est pris entre les deux communes.
Justement BOHAIN prépare un projet culturel autour du peintre Henri Matisse, « Bohain aux couleurs de Matisse » avec notamment la restauration de la graineterie dans laquelle il a vécu et qui se trouve non loin de l'emplacement de l'ancienne fontaine au Lion.
A RUPT SUR SAÔNE, le conseil municipal n'oppose aucun problème à « prêter » le lion pour un « clonage » en règle, même si celui-ci fait partie du patrimoine fontainier très important en Haute-Saône. RUPT est même le premier village à avoir eu l'eau courante dans les années 60 ! Tout un symbole donc !
Si, selon les documents, le lion originel avait coûté 275 francs à l'époque, la commune de BOHAIN aura dû, par contre, débourser aux environs de 12.000.€ pour ce nouvel animal. Le travail de fonderie a été effectué par une fonderie de Haute-Marne, département limitrophe de la Haute-Saône.
Voici un an, en février, que le nouveau lion a retrouvé sa place, sur un nouveau socle en pierre bleue à BOHAIN EN VERMANDOIS, rue du Château, juste la veille de l'inauguration de la maison de Matisse.
C'est dans le cadre d'un chantier d'insertion qu'ont été réalisés les travaux de restauration notamment de la Maison Matisse, la taille du socle du Lion et son installation.
Les habitants de RUPT ne pouvaient que comprendre les habitants de BOHAIN, puisque que, non loin de leur fontaine au Lion, s'érige une autre fontaine sur laquelle trône la Déesse de l'Abondance, qui, elle aussi a été victime d'une tentative d'enlèvement.
Décidément, les éléments décoratifs de nos cités semblent bien attractifs, et pas seulement pour les chasseurs d'images…ou d'histoires…
Maison familiale d'Henri Matisse 26 rue du Château 02110 Bohain en Vermandois Tél : 03.23.60.90.54 email : maisonmatisse@bohainenvermandois.fr
Horaires d'ouverture
D'octobre à mai : ouvert tous les jours de 10h00 à 12h30 et de 14h00 à 18h00 sauf le lundi matin et le mardi De juin à septembre : ouvert tous les jours de 10h00 à 18h00 sauf le mardi Fermé les jours fériés
Mon article du 10 mars 2009 sur C4N et mes photos persos
Mais comment se fait-il que rien (mais rien de rien) ne soit traduit en français, dans cette ville si proche de la frontière ? anglais, allemand, catalan, espagnol, mais nada explication en français !! No comprendo ! Qué quiere decir esto ? No hablo español. Les sites historiques vous proposent de jolis panneaux explicatifs si vous connaissez les langues européennes…mais rien dans la langue de Molière….Tous les français seraient-ils bilingues ? Il semble que non pourtant, même les moins de 25 ans qui m'accompagnent, loin de là !
Bref, malgré tout, nos pieds et nos yeux nous dirigent sur les grandes « rambla » et dans les petites « carrer », on se perd, on se retrouve, on découvre et l'on s'émerveille de petits détails sur certaines façades. Levez la tête !
BARCELONE en deux jours ? Quelle drôle d'idée ? Mais possible avec de bonnes chaussures !(métro ou tramway également, sans compter les taxis)
L'ensemble des bâtiments, cathédrale SANTA EULALIA, cloître, palais épiscopal forme un vrai labyrinthe de ruelles, je crois que nous n'y avons pas tout vu. Rien en français ! donc pour l'historique, reste l'internet au retour! J'y apprends que les oies du cloître sont au nombre de 13, l'âge d'Eulalie lors de son martyr.
A ne pas louper non plus : L'un des secrets les mieux gardés du Barrí Gòtic, le temple d'Auguste présente, à l'intérieur de sa cour médiévale, quatre colonnes corinthiennes majestueuses, qui sont tout ce qui reste du temple principal du Barcelone romain.
La Rambla de Santa Monica vous conduit depuis la mer jusqu'au Palais Guell malheureusement fermé le dimanche (entrée gratuite !) Plus loin, sur la Place de la Mercé un groupe danse la capoera au soleil et l'on en fait des provisions avant le retour (nous ne sommes qu'en mars – 17° c'est bon à prendre ! Il fait 4° dans l'Est !) Egarez-vous dans les rues étroites où sèche le linge au balcon entre quelques plantes vertes épanouies. Là se cache le vrai Barcelone !
Petit coup de cœur pour l'église Sainte Marie de la Mer édifiée fin XIVème siècle, d'un gothique tardif où les poussées sont maîtrisées. Ce qui permit de faire de grands vitraux qui éclairent bien son intérieur sobre. Elle a été financée par les marins et marchands du quartier. J'ai préféré cette petite église, un peu plus calme, un peu moins chargée en décorum.
Si vous poussez jusqu'à la Sagrada Familia, n'hésitez pas à débourser les 11 euros d'entrée (9 euros pour les mineurs).
Oui, comme je l'ai entendu, « c'est en chantier ! » C'est un chantier effectivement et depuis longtemps, mais pas seulement ! Pour ceux qui l'ignorent, c'est parfaitement visitable et incroyable de gigantisme ! Dans les sous-sols, vous découvrirez des maquettes, des éclaircissements sur les choix et les projets de GAUDI et bien d'autres choses.
Toutes les explications sont en espagnol, catalan, anglais ou allemand. JAMAIS en français !! Mais il est expliqué que GAUDI voulait représenter des branches et des plantes, avec photos à l'appui (donc pas de problème de compréhension).
C'est un vrai chantier, et pourtant des parties sont totalement achevées. Ainsi au plafond, quelques parties sont déjà dorées et délicatement semble-t-il ! Les sculptures en façades semblent étonnamment terminées.
Difficile d'imaginer que GAUDI est mort écrasé par un tramway ! cette fin peu grandiose a un peu amusé les jeunes du bus…Il a du traverser alors qu'il pensait à ses œuvres….
ATTENTION - travaux:
- rénovation de la façade de la cathédrale SANTA EULALIA, cachée par une bâche,
- sur la Montagne du Montjuïc : rénovation de la façade du Palau Nacional, caché par des échafaudages,
- le théâtre grec n'est pas accessible, les jardins dudit théâtre non plus (travaux jusqu'en mai 2009). Pour rejoindre le funiculaire depuis le Palau Nacional il vous faudra traverser les Jardins del Laribal, en direction de la Fondation Joan Miro ; promenade fort agréable dans ces jardins en escalier, avec la Fontaine aux Chats (où l'on peut se restaurer et s'abreuver) d'où vous découvrirez de jolis panoramas sur la ville...ou la mer.
CRISE ? Possible de manger pour une quinzaine d'euros pour 2 personnes (pas d'excès) même en bord de mer - 2,90.€ un coca - Trois tapas et une boisson : 12,90.€ – en ville : un surcoût de 0,85.€ un peu excessif pour un service en terrasse !– 2,50 un Pepsi sur la Plaza Real – 2,30.€ la pression – 3,50.€ la part de gâteau.
Aller-retour en bus tourisme + 1 nuit d'hôtel : 185.€.
Et, après plus de mille pas et des tours et des détours, parmi moult musiciens de la rue, et autres artistes immobiles dans la Rambla de Santa Monica qui bougent à la moindre pièce déposée dans le chapeau, j'achète un CD à Pedro Collares de Moraes (10.€).
Pedro Collares ne joue pas de l'éternelle guitare, ni de l'accordéon, ni de cet agréable violoncelle entendu derrière la cathédrale SANTA EULALIA dans le quartier gothique, non, il tape sur une « gamelle » (instrument à percussion HANG) dans un angle de rue, tout à côté de la Casa de l'Ardiaca (à voir pour le charme d'un petit patio).
Enfin à la maison, je peux glisser lecompact disc dans le lecteur….ambiance relaxation ! Pas déçue de mon achat ! Et bien sûr, époque oblige, en quelques clics je retrouve Pedro Collares sur myspace et découvre avec enchantement ses autres disques (*)
(*) lien vers le site de Pedro COLLARES,
à écouter pendant vos lectures des articles deC4N,
Film primé NETPAC : L'AUBE DU MONDE - Abbas Fahdel
Parler d'un film visionné depuis plus d'une semaine ! pas simple.
L'AUBE DU MONDE (titre anglais « Dawn of the World ») est le premier long métrage de Monsieur Abbas Fahdel, son réalisateur.M. Abbas FAHDEL a dû tourner en Egypte, dans un décor entièrement reconstitué, car le marais, « personnage » central du film, a été détruit par Saddam Hussein lors de la guerre Iran-Irak, provoquant un désastre écologique.
Tout a été reconstitué du monde des Maadans, ce peuple quasi anéanti tant par la mobilisation des hommes, que par l'obligation de s'exiler à la suite de cette guerre et de la destruction de son habitat.
L'action du film se déroule doucement mais inexorablement dans un paysage millénaire. Mastour et Zahra grandissent ensemble dans les roselières de la région des grands marais. Ils sont comme frère et sœur, et les familles décident de les marier.
Le patriarche tente de convaincre les recruteurs de l'armée que certains garçons sont encore trop jeunes même s'ils ont l'allure de jeunes hommes. Les phrases qu'il prononce alors sont pleines de bon sens, de ceux qui ont vécus et connaissent le sens de la vie, l'inutilité des combats,….L'ancêtre explique leur vie simple et détachée du monde extérieur et du soi-disant progrès de la civilisation….le soldat ne veut ou ne peut pas comprendre ; il doit recruter de nouveaux combattants…
Et Mastour est mobilisé le jour des noces et doit partir à la guerre. Il ne reviendra pas, mais, avant de mourir, confie à son ami, Riad, soldat comme lui, la protection de Zahra. Riad est donc le messager de la triste nouvelle et rencontre Zahra et les gens du marais, les Maadans.
L'aube du monde est une manière de cri ému, en même temps qu'un hommage à la dignité d'un peuple, les Maadans, qui sont considérés comme une "sous-classe" (comme l'ont souvent été tous les gens qui ont trouvés, au cours des temps et dans de nombreux pays, refuge dans les marais).
Et, dans ces paysages de l'Aube du Monde, entre Tigre et Euphrate, (où se situait selon la légende le Jardin d'Eden biblique), puis dans le désert, l'homme dans son uniforme militaire rencontre la violence, la mort.
Image forte de ce soldat américain, encore debout, mais déjà mort, dont la radio émet dans le silence ensablé un air à la mode. Depuis combien de jour, ce soldat marchait-il ainsi dans le désert ?…
Images contrastées de ces marais si calmes, aux huttes si pittoresques, aux gestes de ses habitants maintes fois répétés, avec cet avion planté là, rouillant au milieu des joncs, telle une sculpture abstraite…un anachronisme presque…
Abbas Fahdel est né à BABYLONE (Irak) mais vit depuis l'âge de 18 ans en France. Il vient de recevoir à VESOUL (Haute-Sâone), dans le cadre du 15ème Festival International des Cinémas d'Asie,(26.000.spectateurs) http://www.cinemas-asie.com/,
- le prix du Public
- le Prix du Jury NETPAC (« ce film est récompensé pour son rythme cinématographique et sa représentation d'une culture qui meurt en temps de guerre dévastatrice »)
Les acteurs :
Zahra est interprétée par Hafsia Herzi qui a joué dans Française (2007), Un Homme et son chien (avec Jean-Paul BELMONDO) et La Graine et le mulet ;
La mère de Mastour est interprétée par Hiam Abbass que vous avez pu voir dans Munich, La Fabrique des Sentiments, Dialogue avec mon jardinier, Azur et Asmar,….. ;
Riad est interprêté par Karim Saleh qui a joué dans Munich et Kingdom of Heaven.
La musique originale est composée par l'allemand Jürgen Knieper, connu notamment pour ses compositions pour Wim Wenders (''L'Ami américain, Les Ailes du désir...) et qui avait cessé de composer pour le cinéma depuis 1999.
NETPAC ? késako ?
Si le cinéma asiatique (Asie et Extrème Orient, s'entend), ne vous inspire pas, sans doute ne savez vous pas ce que veut dire NETPAC. Il s'agit donc d'une fondation internationale à but non lucratif, le Network for the Promotion of Asian Cinema, crée en 1990 par l'UNESCO et la revue de cinéma « Cinemaya », dans le but de promouvoir le cinéma asiatique dans le monde.
Espérons que ce film trouvera des distributeurs en France et que d'autres que les « festivaliers » auront la chance de le voir sur grand écran.
Un tableau de Domenico Cresti, peintre florentin dit «le Passignano», datant de 1630, a subi de nombreuses vicissitudes pour parvenir jusqu'à nos jours.
Cette vierge à l'enfant offerte par le peintre au Chanoine Ménestrier (né en 1580 à VAUCONCOURT, petit village de Haute-Saône) pris un jour une galère à destination de Marseille ; le Chanoine résidant alors à ROME, nostalgique de son terroir, souhaitant l'offrir à son tour au père Ratelier, prieur de la Confrérie du Rosaire à BESANÇON (Doubs). Mais la galère sombra en Méditerranée…et on ne sait par quel miracle, après des tas de débris, des tableaux crevés et délavés, la toile roulée et attachée par une ficelle échoua sur une plage.
Finalement, ce tableau arriva à la chapelle du Rosaire. Le prieur fit graver en lettre d'or l'inscription suivante : «Claude Menestrier, ayant perdu dans un naufrage à dix huit milles italiques du port de Marseille une foule d'objets, précieux par leur grande antiquité, et de tableaux, ouvrages des plus excellents peintres, tous détériorés par les flots, n'ayant recouvré que cette seule image de la Bienheureuse Vierge Marie, l'a consacrée au très saint Rosaire à Besançon le 4 des calendes de décembre 1632 ».
Il semblerait, si l'on en croit les textes de l'époque, que Notre Dame des Ondes exauçait les voeux de ceux qui s'adressaient à elle. Mais, entre la Guerre de 10 ans, la terrible épidémie de peste qui sévit pratiquement simultanément, puis la famine, vers qui se tourner dans ses époques troublées…Ces trois fléaux déclenchant dans la province une crise aux conséquences incalculables….
Le tableau, classé providentiellement sans valeur, échappa plus tard aux agents révolutionnaires…
Toutefois, au fil des ans, les célébrations autour de Notre Dame des Ondes appelée «Vierge des Jacobins» sombrèrent dans l'oubli, et le tableau, classé, resta entreposé dans la Chapelle, sans plus attirer l'attention.
Alors que s'est-il passé dans la tête de cet individu, qui, un jour de mars 2008, ne trouva rien d'autre à faire que de venir défigurer la vierge, d'y porter des inscriptions nazies et autres, de jeter le morceau de visage découpé de la vierge dans une poubelle ?
Le regard de la Vierge lui aurait-t-il déplu ? N'aurait-elle pas exaucé une quelconque prière ? Un coup de folie ? Autant qu'il le passe sur un tableau, même de valeur, que sur une gamine qui passerait par là…Bref, cet individu indélicat est actuellement sous les verrous.
Quant au tableau ? Et bien…le morceau découpé a été retrouvé dans une poubelle. Un travail de longue haleine a été entrepris par un restaurateur local, après obtention du feu vert du Conservateur Régional des Monuments historiques.Après nettoyage des inscriptions, grattage de la colle, remise en place de la partie découpée, voici le tableau prêt à être réinstallé.
Qu'est-ce qui pousse certain à vandaliser ainsi des tableaux, des œuvres religieuses ? Après recherches sur Internet, il semble que cela se produise souvent. Ce ne sont pas de simples vols pour collectionneurs peu scrupuleux, non, ce sont des destructions, des statues brisées…
Après, j'entends certains se plaindre que l'Eglise est fermée «on ne peut pas visiter ?» (…. «visiter»….)
Pour le tableau de BESANÇON, il s'agissait, semble-t-il d'un «malade»….( ??)
Mais ….voici un article du 20 janvier 2009 :
« La statue de la Vierge érigée devant l'entrée principale du collège de Zillisheim (68) a été vandalisée. La statue a été défigurée et jetée au bas de son socle. Lorsqu'un monument ou un cimetière chrétien est saccagé, il s'agit de vandalisme et non pas de profanation. Les journalistes et hommes politiques établissent une hiérarchisation dans la délinquance »
Petite ville de l'est, située dans le nord-franche-comté, LUXEUIL LES BAINS est connue des curistes pour ses thermes et ses eaux chaudes, ses belles maisons anciennes ornées de mascarons et autres gargouilles, (et pour l'une d'elle, le plus ancien balcon de pierre suspendu en France), mais aussi pour ses dentelles si fines.
Mais ses sous-sols cachent d'autres trésors.
Actuellement, le centre ville est "éventré" pour cause de recherches archéologiques.En effet, des travaux de réaménagement de parking ont conduit les services de l'INRAP (Institut National de Recherches en Archéologie Préventive) a intensifier les fouilles.
Tout l'été, les touristes et autres curieux pouvaient aller voir et photographier l'avancement des travaux, constater le bon état de certains sarcophages, et imaginer ce que pouvait être l'ancienne bâtisse en découvrant les vestiges de l'église Saint-Martin.
Une cinquantaine de sarcophages a été mise à jour, quelques uns contenant des squelettes. L'hypothèse d'une crypte mérovingienne sous le chœur de Saint-Martin serait accréditée par les textes anciens et les indices archéologiques. Cette crypte cache-t-elle la dépouille du grand abbé de Luxeuil, Valbert, plus connu dans la région par son ermitage? Mais il faut déjà s'assurer de la réelle existence de cette crypte.
Reste aussi à confirmer et évaluer l'implantation de l'établissement de Colomban dans l'agglomération antique.L'abbaye mérovingienne fondée dans les années 590 par le moine irlandais Colomban n'a sans doute pas encore livré tous ses secrets.
La journée du patrimoine approche avec de nombreuses visites de monument à découvrir ou redécouvrir. Parfois des lieux qui ne sont jamais ouverts, sont, ce jour là, enfin visitables, et il ne faut pas manquer cela ; l'année suivante vous pourriez trouver porte close.
D'autres sont ouverts toute l'année, certains juste la saison d'avril à fin septembre.
J'ai donc visité récemment le château de VALLEROIS LE BOIS (Haute-Saône – 70) – XIIème siècle -
J'arrive par la petit porte car la grande n'est plus accessible actuellement. Tout est en travaux mais cela ne se voit pas. La maison est vivante !
Le salon flanqué d'une imposante et magnifique cheminée accueille les invités avec tout son mobilier. Une maquette trône sur la table et vous pouvez ainsi découvrir le château avant toutes les vicissitudes qu'il a subi au cours des ans. Ensuite, nous passons à la cuisine : ce jour là, la table était garnie de victuailles bien loin de nos règles d'hygiène actuelles. L'hôtesse, la traîtresse, nous sert un gobelet d'hypocras et ensuite….
Et bien voilà la bonne surprise (pour ceux qui boivent plus que modérément) : la visite se poursuit par la salle d'armes, avec démonstration d'escrime médiéval et explication quant à la façon d'enfiler une armure, puis dans les étages de la majestueuse tour du donjon (XIIème siècle) dont la rénovation est plus que bien avancée.Les murs et fenêtres ont retrouvé leur cachet d'antan, des planches séparent les étages, mais les escaliers qui vont de l'un à l'autre sont vertigineux et constitués de planchettes peu larges. L'hypocras aidant (c'est selon), allons grimpons !
Depuis les étages aménagés en chambres style moyen-âge, des ouvertures vous révèlent un paysage unique, de monts et prairies, le village en contrebas, le clocher comtois aux tuiles vernissées multicolores, les champs et les bois à perte de vue, au loin les Vosges Saônoises. (La tour du donjon est haute de 25mètres – la vue est imprenable).
Ce jour là, gentes dames et messires costumés nous offraient des démonstrations de danses médiévales et vous invitaient à danser ; une leçon de tir à l'arc vous était proposée et vous pouviez déguster des beignets à la cannelle ou aux pommes et vous abreuver dans la superbe cave voûtée.
L'HISTOIRE
Château et église forment un ensemble majestueux que l'on aperçoit sur la droite de la route VESOUL-MONTBÉLIARD ; et, la nuit, l'éclairage est enchanteur.
La tradition fait remonter l'origine de ce château à la famille de PONCE II, Sire de la Roche sur l'Ognon au XIIème. Plus tard, Etienne de MONTROST fait reprise de fief pour Vallerois au Duc de Bourgogne Jean Sans Peur. Il sollicite, en 1424, du duc de Bourgogne, Philippe le Bon, l'autorisation de fortifier sa propriété contre les ennemis et autres gens d'armes.
Philippe de MONTROST, écuyer, Seigneur de Vallerois et gentilhomme du roi de France Charles VIII, mourut très vieux sous François 1er, le 19 avril 1516, sans enfant. Son neveu hérita, il se nommait Florent de VAUDREY, alors installé en Champagne comme seigneur de Saint Phalle.
La seigneurie de Vallerois était de haute, moyenne et basse justice, et avait le droit d'instituer tous officiers nécessaires pour son exécution.
La Révolution entraîna la vente comme Bien national en 1794, l'utilisation comme exploitation agricole, l'abandon et la ruine.
Classé Monument Historique en 1964, la consolidation du toit du corps de logis et la réparation de la tourelle et de plusieurs voûtes est possible. Mais un nouvel abandon survient durant près de vingt ans avant son rachat par les actuels propriétaires qui effectuent les travaux en coordination avec les Services de l'Etat.
VISITE CE DIMANCHE, dans le cadre des Journées du Patrimoine.
Accueillie par Monsieur le Secrétaire d'Etat à la Coopération et à la Francophonie, M. Alain JOYANDET, Coumba GAWLO, chanteuse sénégalaise, a ravi un public nombreux. C'était ce samedi dans le Théâtre Edwige Feuillère de la ville de VESOUL, Préfecture de Haute Saône. L'occasion également d'expliquer le rôle du Secrétariat d'Etat à la Coopération, notamment en Afrique.
Comment ne pas aimer son Sénégal, qu'elle défend avec passion ? Comment ne pas adhérer à ses propos sur l'éducation des filles en Afrique ? On ne peut qu'applaudir à son discours, celui d'une jeune femme bien dans son époque et qui veut faire partager ses convictions. Des jeunes sénégalaises de la ville ont même pu improviser des pas de danses sur la scène avec la chanteuse.
Coumba GAWLO, descendante d'une lignée de griots, les "poètes chantants" en Afrique de l'Ouest, perpétue la musique de ses ancêtres et puise dans ses racines pour trouver l'inspiration. Sa voix particulière est remarquée dès l'âge de 7 ans. Véritable ambassadrice de la culture africaine, brillante élève du Collège Martin Luther King de Dakar, Coumba GAWLO a travaillé pendant de nombreuses années avec le Teartro National Daniel Sorano.
À l'âge de 14 ans, elle gagne le concours «Voix d'or du Sénégal» au Centre Culturel Blaise Senghor avec une chanson intitulée « Soweto » écrite par son père, en hommage à Nelson Mandela, véritable cri contre l'apartheid.
En Afrique de Sud, Coumba GAWLO est nommée « Meilleur espoir féminin de la musique africaine. » En France, elle se fait connaître avec la chanson « Pata Pata », reprise de la célèbre chanteuse Myriam MAKEBA, son idole. Elle obtient le disque de platine. La consécration vient avec l'album « Yo Male » enregistré avec Patrick Bruel en 1998. Chanteuse engagée, elle intègre dans la foulée le club des Enfoirés et chante pour les pauvres, pour la cause des enfants et des femmes, des démunis. Elle est nommée «Ambassadeur de bonne volonté» du Programme des Nations Unies pour le Développement.
Véritable ambassadrice de la culture africaine, Coumba GAWLO mène des actions humanitaires destinées à l'éducation et au bien être des enfants à travers son association « Lumière pour l'Enfance - Awag » créée en 1995.
Le monde est Stone à PORT SUR SAONE (70) – STARMANIA à SAONEXPO
Stone, le monde est toujours Stone et le frisson est toujours là.
Les chansons ne vieillissent pas, les paroles nous reviennent, les mots nous touchent. Le Star-système de Monopolis est plus que jamais d'actualité dans les villes de l'an 2000. Zéro janvier a épousé la star.
Le chanteur, plombier de son état, ne se risquera pas toutefois dans l'interprétation exacte du S.O.S. du terrien en détresse : n'est pas Daniel BALAVOINE ni Peter KINGSBERY qui veut. Mais le peu qu'il fait est déjà trop.
Fabienne THIBEAULT, en personne, garde pour elle « la serveuse d'automate », « ziggy » et « le monde est stone ».
Le public déjà hyper fan n'est plus à conquérir : "standing ovation" NON, ovation debout pour cette troupe composée de travailleurs, du plombier au chauffeur de bus, de la mère de famille à l'assistante dentaire. La troupe s'est constituée au fil des ans lors d'ateliers chanson ; tenue rock n'roll et paillettes pour un soir ou un spectacle en après midi.
Finalement pas décevante pour les nostalgiques pas objectifs pour deux sous.
STARMANIA restera LA comédie musicale de langue française incontournable. 30 ans déjà pour cet opéra ancré dans les mémoires de ceux qui chantent « les uns contre les autres »….
En première partie de spectacle : Fabienne THIBEAULT interprête ses chansons ; elle profite de l'occasion pour rappeler que la langue française est en grand danger au Québec et qu'il ne faut pas qu'on l'oublie.
Seconde représentation : dimanche 17 mai 2009 à 15h30 à PORT SUR SAONE, salle SAONEXPO, le long de la…. Saône.
Mais les vrais voyageurs sont ceux-là seuls qui partent
Pour partir ; coeurs légers, semblables aux ballons,
De leur fatalité jamais ils ne s'écartent,
Et sans savoir pourquoi, disent toujours : Allons !