Un chat bien traité. - Durant tout le jour, il habitait où habitait la chaleur, l'hiver sous le fourneau, l'été sur l'allège de la fenêtre. Il s'étalait là de tous ses poils, de tous ses membres, de toute sa chair : il ne bougeait pas, il paraissait ne plus vivre. Il ne se mettait que deux fois en mouvement : vers midi et le soir, quand la soupe et les viandes élevaient leur arôme de parfums. Alors le chat s'éveillait, s'étirait, faisait le gros dos et trottinait en mendiant autour des chaises. Nous le servions : il consentait à ronronner, tel un roi qui remercie de leur tribut ses fidèles sujets. Puis il s'éclipsait comme un pirate.
(Le sourire blessé. Nouvelle Revue française).
texte extrait d'un livre en 1951 : La rédaction et le Français, G.LALIRE, FERNAND NATHAN EDITEUR (livre du professeur) cours moyen, cours de fin d'études, classes de 5 et 6 des lycées, collèges d'enseignement général (cycle d'observation);
Dessin provenant d'un magazine de protection des animaux.
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