Larousse 2005 : faraud masculin, faraude féminin- (Familier) Celui, celle qui porte ses beaux habits et qui en est fier.
FARAUD (Larousse 1938): pop. Recherché dans sa mise: un faraud ; un paysan faraud.
« Après c'était son problème
s'il s'était cru plus fort qu'elle
et plus fort que le monde entier.
Eh, non, mon gars, t'es pas le plus fort… …
Mais t'es tellement têtu, tellement faraud… »
(Anna Gavalda, Ensemble, c'est tout, 2004)

« Puisque c'était le faraud, en fin de compte, qui avait remporté la mise.
Et comme c'était logique…Ce sont toujours les farauds qui gagnent, non ? »
(Anna Gavalda, la Consolante, 2008)
Mon avis perso : et bien comme toujours, contrairement à l'avis de tous, j'ai nettement préféré le dernier livre d'Anna GAVALDA : « La Consolante ». Oui, j'ai préféré l'histoire de cet homme qui voit sa vie remise en question au fur et à mesure du roman. (Mais l'on pourra m'opposer avec justesse que, pour le héros que l'auteur a choisi, c'est facile, puisqu'il est riche et reconnu !)
J'en ai extrait de joli passage, dont un que vous pouvez lire ici :
http://riversaone.blog.mongenie.com/index.php?idblogp=632528
Une bonne analyse, à mon avis, de la société de consommation sans âme que l'on nous oblige à vivre, parfois malgré nous, entraîné que nous sommes, sans forcément pouvoir décider.
Car, non, on ne peut faire de sa vie ce que l'on veut…il est faut de le croire et de vouloir le faire croire. Si cela est possible à un moment donné de notre vie, nous ne sommes pas toujours, à ce moment précis, en état moral de le voir et de le pouvoir. Certains ont la chance de rencontrer des gens d'exception mais ces personnes sont de plus en plus rares et ne peuvent tous nous recevoir.
De peur de la solitude et de son poids, par crainte de la différence voire de l'indifférence, nous passons notre temps à nous accrocher des boulets aux chevilles. Il est un temps où l'on s'y complait…c'est si facile de vivre comme tout le monde….puis vient un jour…
Anna Gavalda réussit souvent à glisser ce mot « faraud » dans ses romans….mais qui l'emploie encore aujourd'hui ?
Pourtant, je viens de retrouver ce mot:
« N'avez-vous jamais vu des profanes visiter un laboratoire sur la pointe des pieds et manifester, tellement ils sont impressionnés, une émotion religieuse que les meneurs syndiqués les plus farauds et les responsables de cellule les plus bonimenteurs n'éprouvent plus dans une basilique, même pas à Saint-Pierre de Rome. Dans un labo, ils deviennent à vue d'oeil ridicules, de respect et de béatement. Bientôt on visitera les groupes d'usines en chômage comme aujourd'hui les cathédrales désaffectées ou le Kremlin des Tsars. Ce seront des espèces de musées de la barbarie et de la superstition. »
Blaise CENDRARS – Le lotissement du ciel – 1949
… ; que ce fût enfin un marché , ou un faraud de village venu se pavaner à la ville - rien n'échappait à la subtilité de mon attention juvénile. (Nicolas Gogol, Les âmes mortes -1842 ; traduction de Henri Mongault -1949) -

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