photo perso - crocus - mars 2009
La notion d'utilité
est foncièrement étrangère
à la notion de beauté
« Quant aux utilitaires, économistes, saint-simonistes et autres qui lui demanderont à quoi cela rime, - il répondra : Le premier vers rime avec le second quand la rime n'est pas mauvaise, et ainsi de suite.
A quoi cela sert-il ?
-Cela sert à être beau.
- N'est-ce pas assez ? Comme les fleurs, comme les parfums, comme les oiseaux, comme tout ce que l'homme n'a pu détourner et dépraver à son usage.
En général, dès qu'une chose devient utile, elle cesse d'être belle. — Elle rentre dans la vie positive, de poésie elle devient prose, de libre, esclave. — Tout l'art est là.
- L'art, c'est la liberté, le luxe, l'efflorescence ; c'est l'épanouissement de l'âme dans l'oisiveté...
Il y a et il y aura toujours des âmes artistes à qui les tableaux d'Ingres et de Delacroix, les aquarelles de Boulanger et de Décamps sembleront plus utiles que les chemins de fer et les bateaux à vapeur. »
THEOPHILE GAUTIER, Albertus, Préface (1832)
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