Poésie extraite du livre Jane Eyre:
Au temps où nous errions comme des bohémiens, II y a bien longtemps.
Mes pieds sont endoloris, mes membres sont las ;
Long est le chemin, les montagnes sont désertes.
Un crépuscule morne et sans lune va descendre
Sur le sentier du pauvre orphelin.
Pourquoi me fait-on fuir dans ces lointaines solitudes,
Sur les hauteurs où, parmi un amoncellement de roches grises, s'étend la lande ?
L'homme a le cœur dur, les bons anges seuls,
Veillent sur les pas du pauvre orphelin.
Cependant, lointaine et douce, souffle la brise de nuit,
Le ciel est sans nuage, les claires étoiles brillent faiblement.
Dieu, dans sa miséricorde, protège, soutient,
Remplit d'espoir le pauvre orphelin.
Même s'il m'arrivait de trébucher en passant sur le pont qui s'effondre
Si, trompé par de fausses lueurs, je m'égarais dans les marécages,
Mon Père, selon ses promesses et sa grâce,
Prendra toujours sur son cœur le pauvre orphelin.
Cette pensée doit me donner du courage ;
Si je suis sans abri, sans famille,
Le ciel est ma demeure, le repos m'y attendra,
Dieu n'est-il pas l'ami du pauvre orphelin ?
Résumé du livre:
Orpheline, Jane Eyre est recueillie par sa tante, qui la traite durement depuis la mort de son mari, et vit avec ses cousins, qui ne sont pas tendres avec elle. Pour préserver leur tranquillité et pour tenter de corriger les "vices'"de l'enfant, la petite est envoyée dans une pension pour jeunes filles pauvres, Lockwood, où elle va grandir, étudier mais aussi connaître les misères d'un établissement fonctionnant grâce à la charité. Alors qu'elle a dix-huit ans, elle part pour le manoir de Thornfield et devient la gouvernante de la pupille du propriétaire, Edward Rochester. Au fil des jours, cet homme bourru va être séduit par le caractère et le naturel de Jane : c'est le début d'une grande histoire d'amour qui devra surmonter de nombreux obstacles pour être vécue.
Illustration: scrapbooking du pauvre - vieux magazine de mon enfance |