Je suis passé dans le désir exquis du soir qui faisait rage
Pour d'autres lieux, d'autres façons, d'autres raisons, d'autres courages,
Certainement, blessé d'avance, alors fragile et sans passion
J'ai décidé, à l'heure dite, au bout d'un quai, sans restriction,
De jeter l'âme, à l'eau amère où la lumière est sans frisson.
J'ai débattu, dans le ciel pauvre, en face à face, avec l'errance,
Mes mots trop lourds, mes pointillés, mes verbes faux et mes césures
Ont écaillé le vernis doux de ton corps nu dans mes absences.
J'ai tout frôlé, l'ennui, la mort, la nuit, le jour, le creux de l'ombre où rien ne dure
Si j'avais su, au bout du compte, aimer la vie à tout craquer
Perdre la vue pour mieux t'entendre, l'odorat pour mieux te frôler,
Frapper la route à bout de souffle où j'ai perdu toutes tes traces,
Peut-être aurais-je appris à vivre dans l'asthme étouffant mon espace
Sans toi, sans nous, sans le pluriel de mes conjugaisons nocturnes.
Je me retourne sans arrêt pour savoir qui me suit encore,
Si c'est le doute de tes pas ou les héritages sonores
De tous ces mots mille fois lu par ta bouche en croissant de lune.
Ce n'est rien d'autre que le vent sur ma poitrine douloureuse
Qui tente de se soulever pour croire enfin à l'oxygène,
Dis moi que tu n'as rien laissé dans le caniveau de ma peine
Pointillé d'eau, ligne sans fond qui mord dans la nuit tapageuse.
Dis moi que tu n'as rien laissé de toi qui peut être ma quête,
Un incendie en devenir, une théorie étonnante,
Une façon de voyager, calme, dans le bruit des tempêtes,
Au bout d'un monde où tu seras l'amante que mon corps aimante.
Remy (blog VIERZOUL, http://vierzoul.over-blog.com)
(je précise, à toutes fins utiles, que je ne suis pas la "responsable" de l'inspiration de cette poésie - euh....j'veux pas d'histoire....)
et je m'aperçois qu'il n'y a pas de titre.....
si vous aimez, faites lui savoir (je crois que c'est ce qu'il veut.... vous savez comment c'est.... les poètes et les écrivains....y-z'aiment bien les compliments)

Pourquoi l'affiche du Grand Meaulnes ?
"La scène se passe dans le petit village de Sainte-Agathe dans le Berry. Les parents de François Seurel y sont instituteurs ; son père dirige même un Cours Supérieur où l'on prépare l'École Normale. François est un enfant maladif et d'humeur un peu solitaire. Mais la vie est brusquement changée par l'arrivée au Cours d'un grand élève, entreprenant et résolu, peu bavard mais plein de goût pour l'action et pour l'aventure. C'est le grand Meaulnes."
http://www.reperages.ch/alain-fournier/oeuvre.shtml

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