La webmaster ne doit être nullement tenue pour responsable de quelconque versement de larmes et ne fournit, en conséquence, aucunement de quoi éponger vos yeux...
FESTIVAL DE MUSIQUE DE CHAMBRE 26 juin 4 juillet 2008
MUSIQUE A MARAST (70)
Il est libre Bach !
« Il n'a pas choisi de gourou ! Il est libre, Bach !
Ce buvard absorbe toutes les esthétiques, tous les genres qu'il rencontre au cours de sa vie d'orphelin ballotté. Tout jeune, il connaît la musique française, les concertos de Vivaldi avant même qu'ils ne soient édités, le style tempéré de l'Allemagne du Sud et la violence des maîtres du Nord. Et il invente immédiatement un langage syncrétique. Sa musique comporte des accents, mais pas d'imitation. Il ne colle pas, il travaille en chimiste. Il fond absolument tout dans un langage cohérent, de la musique contemporaine à Guillaume de Machaut. Ni moderne, ni ancien, il se situe hors du temps. Un paradoxe pour un musicien dont le métier consiste à fabriquer du temps.
Plus il avance en âge,
Plus Bach crée des ensembles qui se ferment sur eux-mêmes, que ce soit un canon énigmatiques de trois mesures ou des œuvres dont le développement dure une heure. « En ma fin est mon commencement », dit un canon de Guillaume Machaut que Bach devait certainement connaître. Voyez la fin des « Variations Goldberg » : elles renvoient à l'air du début.
On peut continuer ainsi à jouer jusqu'à la fin des temps.
Bach organise le temps dans l'œuvre, qui défie le temps et s'en défie. Il domine un temps qui tourne sur lui-même.
Gilles Cantagrel « Il est libre Bach ! »
L'esprit souffle où il veut mais on ne sait ni d'où il vient ni où il va.
Jean-François ZYGEL « quintette en Bach majeur »
« A l'analyse, on peut décomposer le tissu contrapuntique de la polyphonie de Bach, mais à l'oreille que ressent-on ? un flot continu et toujours renouvelé, une musique sans commencement ni fin, un univers en perpétuelle expansion, un mouvement continu mais sans cesse varié par l'ornement, l'invention polyphonique, la richesse harmonique.
Car cette musique réputée objective et formelle est sans aucun doute l'une des plus expressives et des plus poétiques qui aient jamais été écrites. »
« Sans Bach,
la théologie serait dépourvue d'objet,
la création fictive, le néant péremptoire.
S'il y a quelqu'un qui doit tout à Bach,
c'est bien Dieu. »
(Cioran, Syllogisme de l'amertume, Gallimard, 1952)
Mais c'est vrai que c'est déprimant, je ne m'étais jamais rendu compte à quel point!
Et puis cette petite asiatique, toute mignonne, qui arrive comme ça... Mais c'est qu'elle nous ferait chialer! Tsss, c'est bien les femmes cela. Et au violon en plus! Si elle s'imagine qu'elle va draguer tranquillement un type avec ça! Pffff
Mais je me sauve!
Adieu River! Je m'en vais me jeter sous le premier pont venu! La vie est une tragédie.
Léon ? qui c'est celui là ? le bar est fermé d'ailleurs, c'est un lâcheur. où vais-je retrouver mon buveur de whishy, now ?
#7
pere cantoche écrit le dimanche 01 novembre 2009, A 06:45
Bonjour River ... Tes violons de l'Automne accompagnent harmonieusement nos êtres chers qui nous ont quittés et ne continuent à vivre que dans nos cerveaux de vivants ....
Ta vidéo est superbe , l'interprétation de Sarah Chang rendent les sanglots délicieusement monotones ... ce n'est pas de la tristesse , mais une douce nostalgie ..
oui Père Cantoche
Même si c'est triste c'est beau quand même...
On ne s'en lasse pas de l'écouter la belle et son violon.
J'avais de jolis textes sur Bach, mais je ne les retrouve pas; il me faut vraiment des vacances, ça urge..
bonne journée
#9
river écrit le vendredi 06 novembre 2009, A 13:26
yes!
je l'ai retrouvé. merci la fonction "rechercher" sur les pc.
je vais les mettre dans l'article.... va y avoir de la lecture...
#10
wizzil écrit le dimanche 01 novembre 2009, A 13:51
bonjour !
c'est beau, mais alors oui pff mieux vaut être en forme avant d'écouter ça :)
Bonjour Wizzil,
c'est vrai qu'on l'entend différemment selon l'état d'esprit dans lequel on se trouve, triste un jour, nostalgique un autre, fantaisiste le lendemain,..
bonne journée
#12
Blaise écrit le jeudi 05 novembre 2009, A 13:46
Non river, ne cherche pas à me retenir.
non, tout est dis! C'est trop dur. Je suis trop sensible.
C'est que je suis un petit être fragile moi! Cette jeune femme, ce violon, cette musique. Trop pour moi!
oh! qu'est-ce ?
Allons bon, vais-je être tenue pour responsable de la perte d'un des "blogs préférés" ?
Tout ça pour trois notes de musique qui vous arrachent le coeur et les sanglots longs des violons de l'automne etc, etc, etc....
"un petit être fragile" ? ah ?
snif aussi, alors....
#14
Blaise écrit le vendredi 06 novembre 2009, A 16:24
Bon, c'est d'accord River.
Devant tant de sanglots, devant un air si triste face à l'idée de me perdre irrémédiablement, je ne peux que renoncer à mettre mon plan à exécution.
Après tout cela, je ne pouvais guère m'entêter tout de même! C'eut été être d'une insensibilité extraordinaire et monstrueuse!
Tssss, je suis vraiment trop sensible! :D
Jolie mélodie
#15
awanekkinnan écrit le vendredi 06 novembre 2009, A 13:18
ah ma Lily, il ne faut pas parler d'eau sous cet article... snif snif...
en plus il pleut dehors, un joli temps de novembre...
les étoiles sont parties se reposer
et moi je vais dormir
bisous
#20
Rémy écrit le lundi 09 novembre 2009, A 13:58
Bonjour Mme Riri, je pense que la musique devrait être interdite car elle fait réfléchir le peuple et donc le détourne de ses devoirs envers la nation.....euh.......faut que j'te laisse.....c'est l'heure de prendre mes gouttes !......
ouiche!
voilà une réflexion qui mérite réflexion et pour laquelle je vais laisser de côté mes devoirs à l'Etat pour y réfléchir.... quand j'aurai fini mon thé... ou mon infusion à la camomille...
#22
annadom écrit le mercredi 11 novembre 2009, A 21:56
Mais les vrais voyageurs sont ceux-là seuls qui partent
Pour partir ; coeurs légers, semblables aux ballons,
De leur fatalité jamais ils ne s'écartent,
Et sans savoir pourquoi, disent toujours : Allons !