Par l'heureux hasard d'une rencontre, je viens de lire un livre de Blaise Cendrars, L'OR.
Ce livre raconte l'histoire d'un aventurier, John SUTER (1803-1880), qui, parti à "la conquête de l'Ouest" est quasiment le créateur de la ville de Sacremento en Californie !!
Cet homme, suisse de naissance, après quelques petites manigances pas très honnêtes, il faut bien le dire, traverse la France pour embarquer au port du Havre sur le Sully.
Depuis la Suisse, il a donc traversé notre belle région, ainsi que l'écrit CENDRARS:
"....le soir même, Suter avait atteint Férette, et comme un violent orage éclatait, il passa la nuit dans une grande abandonnée.
"Le lendemain, il se remettait en marche avant l'aube. Il se rabattit vers le sud, évita DELLE, franchit le Lomont et pénètre dans le pays du Doubs.
......Il erra encore deux jours dans les hauts pâturages désertiques des Franches-Montagnes, rôdant le soir autour des fermes, mais l'aboiement des chiens le faisait rentrer sous bois. Un soir pourtant il parvint à traire une vache dans son chapeau et but goulûment ce chaud lait écumeux. Jusque-là, il n'avait fait que brouter des touffes d'oseille sauvage sucer des tiges de gentianes en fleur. Il avait trouvé la première fraise de l'année et devait s'en souvenir longtemps. Des paquets de neige durcissaient à l'ombre des sapins."
Déjà, pour mon blog, c'est assez intéressant, puisque j'avais déjà relaté un passage d'un autre livre, où il était question de franc-comtois, et c'est, un peu, l'objet de ce "fatras".
Donc SUTER est à l'Ouest (...pfff), il s'y enrichit énormément, écrit à sa femme, abandonnée en Suisse avec ses enfants, de le rejoindre. En bonne épouse dévouée comme elles l'étaient à l'époque, la pauvre femme entreprends donc le voyage, et là, Merci Monsieur CENDRARS, vraiment, je vois que vous connaissez la région.... (Lire cela a été une bonne surprise, un petit coup au coeur, un charmant clin d'oeil, j'en souris encore).
De ce fait, ce serait une omission terrible que de ne pas relater ce passage du voyage de Mme SUTER ici ; donc le voici "littéralement rapporté":
"Le voyage s'effectue rapidement. La chaise de poste brûle les étapes. On couche à Délémont. Le lendemain, on déjeune de truite à Saint-Ursanne, et tandis que les enfants s'extasient sur le petit bourg qui a conservé ses remparts moyennâgeux, Mme Suter sent son coeur se serrer à la pensée qu'elle entre dans les pays catholiques. On couche le soir dans la jaune Porrentruy. Puis, c'est le lendemain l'entrée dans les pays des Welches, par les vallées de la Joyce et de l'Allaine, Boncourt, Delle, Belfort, où l'on monte dans la voiture qui arrive de Mulhouse.
"Maintenant, on va à fond de train sur la grande route de France, et par Lure, Vesoul, Vitrey, Langres, on atteint à temps Chaumont pour prendre la malle de Paris. De Chaumont, il y a bien le coche d'eau à vapeur qui mène à Troyes, d'où l'on peut atteindre Paris par la voie ferrée, mais Mme SUTER a vu au relais de la poste une feuille dans laquelle des dessins de Daumier exposent tous les dangers que ce nouveau mode de locomotion fait courir aux voyageurs; c'est pourquoi elle monte, malgré ses instructions, dans la voiture publique qui arrive de Strasbourg, c'est moins dangereux et elle s'y trouvera avec des gens qui parlent encore l'allemand. Les enfants, surtout les garçons, sont déçus."
Et puis, ce Monsieur Johann August SUTER, né le 15 février 1803 à KANDERN, Grand Duché de Bâle, n'a vraiment pas eu de chance, malgré son travail acharné, ses idées géniales, il est mort ruiné et quasi fou.
et tous ces hommes qui sont venus détruire ma vie, pourquoi? Ils ont incendié mes moulins, pillé et dévasté mes plantations, volé et abattu mes troupeaux, ruiné mon immense labeur, est-ce juste?"
....
"Alors, par un étrange retour sur lui-même, il songe avec honte à son enfance, à la religion, à sa mère, à son père, à ce milieu d'honneur et de travail, et surtout à son grand-mère, à cet homme intègre, à cet homme d'ordre et de justice.
"Il est victime d'un mirage.
"Il se retourne de plus en plus vers sa lointaine petite patrie ; il songe à ce coin paisible de la vieille Europe où tout est calmé, réglé, à sa place. Tout y est bien ordonné, les ponts, les canaux, les routes. Les maisons sont debout depuis toujours. La vie des habitants est sans histoire: on y travaille, on y est heureux. Il revoit Rünenberg comme sur une image. Il pense à la fontaine dans laquelle il a craché en partant. Il voudrait y retourner et mourir."
On dit que le duc de Mayenne, gros, gras et gourmand, était plutôt bon gastronome qu'habile et vigilant général. A l'époque où il conduisait les troupes indisciplinées de la Ligue contre l'infatigable Henri IV, son extrême gloutonnerie le fit un jour battre à plate couture.
Il avait reçu de fort beaux melons, d'apparence succulente, et achevait un copieux repas en faisant largement honneur à ces délicieuses cucurbitacées.
Déjà un nombre considérable de tranches s'étaient succédé dans l'estomac complaisant de ce nouveau Gargantua, quand on vint lui annoncer que la cavalerie de Henri IV, emportée par sa folle audace, s'était engagée dans un taillis inextricable. « Il faut, sans délai, lui courir sus, déclarèrent aussitôt tous les lieutenants du duc. — Attendez au moins que j'aie fini mon melon» répondit Mayenne. Et il fallut attendre. En vain on insista; en vain, à chaque minute, un officier accourait, la mine inquiète et suppliait le duc de se hâter. « Je finis, » répétait-il, en continuant d'engloutir des bouchées énormes. Quand l'entêté mangeur se décida enfin à quitter la table et à donner le signal de l'attaque, le gros de l'armée ennemie s'était rapproché, l'occasion était perdue. La bataille le fut aussi pour le plus négligent dès Guises.
Commune membre de la Communauté de Communes la Saône Jolie,
FAVERNEY, petite cité comtoise de caractère sera ce week end le cadre idéal pour l'accueil des Chevaliers sans peur et sans reproche venus de toutes les contrées reculées de France et d'ailleurs.
Dès 10 heures, les joutes et combats commenceront, et les survivants pourront se restaurer à la taverne avant la reprise des combats.
Les gentes dames auront loisirs d'écouter des chansons courtoises, et d'admirer l'envol des faucons.
Plus tard les Chevaliers infatigables reprendront les joutes et les combats de cimiers à cheval.
S'il leur reste de l'énergie, un bal médiéval leur permettra de conquérir la dame de leur coeur, et l'entraîner discrètement pour assister au spectacle de feu qui clôturera la journée de samedi.
Le lendemain, le dimanche, le Connétable et les Chevaliers seront accueillis dans la cité, et toute la populace pourra prendre part au repas champêtre dans le jardin de l'Abbaye , et tout l'après-midi les manifestations, joutes et autres amusements se poursuivront dans une ambiance bon enfant.
Le tavernier aura-t-il déniché dans les souterrains quelques bouteilles de Sancta pour satisfaire les palais avertis ? ce serait un miracle... mais à FAVERNEY, les miracles on connaît.
Déjà une inscription, reçue par les moyens modernes actuellement disponibles: le émail voyageur :
Ô gente River,
Je mets alors mon épée à votre service, qu'ils se tiennent bien envers nostre dame, du côté des bords de Saône, sans quoi ils trépasseront!
Le temps d'arriver en Champagne, et si Leon est ouvert lors de mon passage, j'y prendrais quelques caisses de son meilleur cru!
Nous festoierons alors de l'Isle de France jusqu'au pays du sieur de la Fontaine, en passant par tous les païs de France! Mais pas par la Navarre, car cela fait un peu loin...
J'ai grand peur en revanche que le champagne ne soit un peu secoué par le voyage, mais qu'importe! Nous l'ouvrirons au sabre, ventrebleu!
Léon, quelques caisses de côté, pour un chevalier assoiffé et d'autres encore, pour plaire à notre gente dame, la sis nommée River!
Heureusement que le tournoi n'a lieu qu'en juin...
Photo: perso; - FILAIN 2005
Sancta: liqueur merveilleuse de l'abbaye de Faverney
65 légendes merveilleuses, histoires poétiques ou effrayantes.
Parsemant le département au détour d'un bois, en haut d'une colline, au milieu des labours, une pierre est sertie de mousse et de lichens.
Les ans passent, les contes et légendes se transmettent.
Nous apprenons ainsi que la Pierre percée d'Aroz (vestige de dolmen?) était source d'une drôle de superstition: il faudrait passer par le chas sept fois pour changer de sexe ! Vu la taille dudit chas, ce ne sera pas à la portée du premier transsexuel venu. De là à y voir des parents farfelus tenter cette chance avec un bébé... je n'ose y songer.
La Pierre qui vire doit être surveillée au temps de Noël, vers minuit les attentifs ou les méritants pourraient la voir.... virer; mais elle ne le fait que tous les cent ans comme ses consoeurs, qui tournent. Nul calendrier ne note la date du dernier virement. D'autres ne virent qu'au jour de l'An. Dans la vallée de l'Ognon, un monolithe naturel, la « Pierre-qui-butte » est terminée par un creux en forme de bénitier, et la légende raconte que c'était un lieu de réunion des druides gaulois. Grimper dessus porterait malheur….
Un autre bloc, sorte de menhir rectangulaire en poundingue, marquerait, selon certains spécialistes, l'ancienne frontière entre les terres du Comté de Montbéliard et celles de l'Abbaye de Lure.
A Frotey-lès-Vesoul, le diable a oublié son sabot en fuyant: oui une pierre sculptée par l'érosion qui a réellement la forme d'un sabot domine le paysage. Parfois appelé "sabot de Gargantua" en raison de sa taille, ce serait également une pierre qui vire...
Tous les noms leur sont donnés, là vestige de dolmens, là mégalithe, pierre qui tourne, table des ânes, pierre aux sacrifices, lit de Saint Colomban, pierres percées, pierre de la miche et du Moine dont la légende attribue les empreintes à Saint Colomban (Moine Irlandais venu évangélisé (*), mégalithe de la pierre qui tourne,…
Ces rocs, menhirs ou autres grottes seraient des pierres sacrées qu'il a fallu désacralisé afin de stopper les superstitions.
Une exposition photographique vient de leur être consacrée à Luxeuil-les-Bains (70) en préambule au Festival des arts du récits de Lure (70) "Les FRANCHES CONTERIES" (http://franches-conteries70.blogspot.com).
Ces pierres à histoires ont encore de quoi ravir l'imaginaire et donner sujet à des nouvelles littéraires remplies de fées, de saints, de diables ou de géants.
« Aux rochers franc-comtois
« Blocs épais, rochers creux qui servent, dans l'orage,
« D'enclumes à la foudre et d'urnes pour les eaux ;
« Dômes en boucliers sur quoi fond le nuage,
« Tombes, menhirs, autels, étraves de vaisseaux,
« Pylônes élancés, colonnes triomphales
« Plus grosses que des tours, pyramides, remparts,
« Trônes, gradins, créneaux, flèches de cathédrales…. »
(Albert Mathieu, 1919)
« L'autre jour, c'était la nuit… j'ai fait un rêve tout éveillé : les histoires esquissaient un pas de danse sur une grande toile qui reliait les gens d'ici et ceux d'avant, ceux de très loin et ceux de demain, et le monde chantait en polyphonie de bouches à oreilles : « Vise au moins la lune, au pire tu finiras dans les étoiles ! »
Pépito MATEO.
(*) extrait Wikipédia : SAINT COLOMBAN :
Saint Colomban (540 - 21 novembre 615 à Bobbio en Lombardie) est un moine irlandais qui a évangélisé les populations campagnardes de Gaule, d'Helvétie et de Lombardie. Il est fêté le 23 novembre car il est mort le jour de la présentation de Marie au Temple (21 novembre).
L'an 587 - Annegray et 590 - Luxeuil
Ils arrivent dans les Vosges et se fixent sur le site d'Annegray au pied de la montagne Saint-Martin, sur la commune de La Voivre en Haute-Saône. Les moines entreprennent le défrichement des bois, la construction de bâtisses de chaumes. En même temps, ils accueillent les malades et commencent la formation de nouveaux moines. Colomban effectue une première retraite dans une grotte de la montagne.
Devant le succès des vocations, Colomban décide de créer un nouveau monastère à Luxeuil, lieu plus accessible et pourvu de sources aux vertus thermales. Lui et ses moines y pratiquent une vie contemplative équilibrée par un fort travail manuel. Ils se consacrent à l'éducation, aux œuvres charitables, à l'évangélisation.
(*) Poudingue : Roche sédimentaire détritique, conglomérat formé de galets.
Il y avait une fois, au bord d'une route, un lutin qui passait toutes les nuits à éternuer sans arrêt. On pouvait aller à n'importe quelle heure en cet endroit, on n'entendait que des « atchi ! atchoum ! » sans cesse répétés. Et les passants s'enfuyaient en se disant : c'est l'« éternueu » !
Bien des fois les enfants du village voisin s'étaient réunis le soir pour surprendre l'éternueu. Mais quand ils étaient arrivés au lieu d'où partaient les « atchi ! atchoum ! ils n'entendaient plus rien, et le bruit ne reprenait que quelques minutes après et à cinquante pas plus loin. Les petits paysans avaient beau courir le long de la route, le lutin demeurait toujours insaisissable.
On avait fini par s'habituer à l'éternueu, et comme il n'avait en somme jamais fait de mal à personne, on en vint à ne plus craindre de passer par la route.
Un soir d'été, par un beau clair de lune, un paysan revenait d'un marché voisin. Bientôt il entendit les « atchi ! atchoum ! », mais il ne s'en inquiéta pas. Sans doute, le lutin n'avait-il pas autre chose à faire, car il se donna le plaisir de suivre le paysan pendant plusieurs kilomètres en poussant son « atchi ! atchoum ! ». À la fin, le paysan ennuyé s'écria: − Avez−vous bientôt fini d'éternuer ainsi ? Que le bon Dieu vous bénisse vous et votre rhume !Il n'avait pas fini sa phrase qu'un petit homme s'offrit à ses yeux. C'était l'éternueu. − « Merci, mon ami, dit-il. Tu me soulages d'une grande peine. J'étais condamné à errer autour de ce village en éternuant sans fin du soir au matin, jusqu'à ce qu'une personne charitable me délivre en me disant : « Dieu vous bénisse ! ». Il y a bien un siècle que je viens ici, éternuant dès que je vois un voyageur, sans que jamais aucun ait dit : « Dieu vous bénisse ! ». Heureusement que ce soir, j'ai eu la bonne idée de te suivre, encore une fois merci. »
Et il disparut dans les bois. On n'entendit plus le soir, sur la route, les « Atchi ! » du lutin. Mais c'est de là, dit-on, que vient la coutume de dire à ceux qui éternuent : « Dieu vous bénisse ! »
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J'ai déniché cette histoire dans un livre imprimé en 1941 et nous pouvons voir que l'imagerie de l'époque avait un certain style : les personnages n'ont pas vraiment des allures engageantes. Le voyageur ressemble plutôt à un braconnier…
On peut lire sur un site d'histoires (http://www.il-etait-une-fois.fr/conte-de-picardie-l-eternueu.html ) une autre version de cette histoire plus « picarde », mais au lieu d'un lutin, l'éternueu est un fantôme. Il est puni de ses péchés et délivré également quand le voyageur lui dit : « Que le bon Dieu vous bénisse vous et votre rhume ! ».
Et elle se termine ainsi : « C'est de là, ajoute−t−on, que date la coutume de dire à celui qui éternue : « Dieu vous bénisse ! » et celle de répondre à ce souhait par un : « Dieu vous le rende ! »
De nos jours, lorsque l'on entend une personne éternuer, il plutôt coutume de lui dire : « A tes souhaits », ou « A tes amours »…
On peut lire un début d'explication sur le site « wiktionary »
« Pour les peuples de l'Antiquité méditerranéenne, la vie se manifeste sous la forme d'un souffle. Ainsi, dans la Genèse, [II.7] "…Élohim forma l'homme, poussière provenant du sol, et il lui insuffla en ses narines une haleine de vie et l'homme devint âme vivante." Selon la tradition grecque antique, le souffle – l'éternuement – est signe d'un esprit divin qui vient à passer, auquel il faut adresser ses vœux avant qu'il ne soit enfui. D'où l'interjection amicale des témoins à l'enrhumé, qui vient d'être délicatement touché par un esprit divin : « À tes souhaits ! » Mais aucun souscripteur n'a expliqué le « A tes amours »….
L'histoire trouvée sur le site « Il était une fois » est située, en février 1881, par le conteur, M. Émilien Guilbert, dans son village Englebelmer (Somme), Pays du Coquelicot. Ce qui ne fait que confirmer l'origine régionale de cette petite légende, et les Picards pourront peut-être nous confirmer si elle est encore racontée aux enfants… qu'ils éternuent ou pas.
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Alors, en cette période où les pollens vous titillent encore les narines, que vos yeux pleurent, que vous ne savez plus vers quelles médecines vous tourner pour soulager cette allergie bien encombrante, nous vous le disons « A vos souhaits » ! « A vos amours ! »…Vous n'êtes ni un lutin ni un fantôme, et vous n'avez pas « péché » plus que les autres, les bienheureux qui n'ont pas à souffrir du souffle de la brise qui vous irrite l'odorat et vous prive des joies du printemps et des ballades en plein air.
Il semblerait que vos « ennemis » du mois soit l'aulne, le peuplier, le platane, les graminées et le plantain, et pour le mois de Mai…. Encore de quoi éternuer. Alors bon courage !
Les laboratoires sont mobilisés sur les recherches portant sur les allergies, mais en attendant les avancées qui devraient bouleverser la vie des malades, consultez votre médecin dès l'apparition des symptômes.
Et qu'on se le dise, le verbe atchoumer existerait et se conjuguerait : verbe du 1er groupe, conjugué avec l'auxiliaire avoir…. Un bel exercice !
Ah ! la France et ces 36.000 communes avec parfois des noms si bucoliques, ou originaux.
Et parmi toutes ces communes, deux, distantes de 375 km, se sont « rencontrées » grâce au vol ….d'un lion !
BOHAIN EN VERMANDOIS, commune du nord de la France, dans l'Aisne, entre Cambrai et Saint-Quentin, à une heure de Lille, 6338 habitants en 2004, étymologiquement « village des bois », a été la ville d'enfance d'un artiste reconnu à travers le monde entier : Henri Matisse. Sur cette commune se dressait une fontaine surmontée d'un lion en fonte que des malfaisants ont subtilisés il y a une dizaine d'année.
Avec ce Lion disparaissait également une autre sculpture représentant un Dauphin ; deux des symboles de la richesse et de la prospérité de la grande cité textile qu'était devenue BOHAIN à la fin du XIXème siècle.
Le temps passe, les bohinois n'espèrent jamais revoir l'animal.
C'est sans compter sur le hasard qui conduit l'ancien directeur technique sur les bords de la Saône, où sans doute attiré par le château et sa tour du XIIIème siècle, il visite la petite commune de RUPT SUR SAÔNE. Et là, ébahi, ce vacancier bohinois s'arrête devant la réplique exacte du lion de Bohain, âgé de plus de deux siècles.
RUPT SUR SAÔNE, petite commune de l'est de la France, en Haute-Saône, 128 habitants, doit toute son attraction à son château et à sa proximité, comme son non l'indique, de la Saône : maisons anciennes, calvaires et lavoirs complètent le patrimoine architectural du village.Il paraît même que la forêt alentour abrite les fantômes des amours moyenâgeuses du croisé Jean de Rupt…
Contact est pris entre les deux communes.
Justement BOHAIN prépare un projet culturel autour du peintre Henri Matisse, « Bohain aux couleurs de Matisse » avec notamment la restauration de la graineterie dans laquelle il a vécu et qui se trouve non loin de l'emplacement de l'ancienne fontaine au Lion.
A RUPT SUR SAÔNE, le conseil municipal n'oppose aucun problème à « prêter » le lion pour un « clonage » en règle, même si celui-ci fait partie du patrimoine fontainier très important en Haute-Saône. RUPT est même le premier village à avoir eu l'eau courante dans les années 60 ! Tout un symbole donc !
Si, selon les documents, le lion originel avait coûté 275 francs à l'époque, la commune de BOHAIN aura dû, par contre, débourser aux environs de 12.000.€ pour ce nouvel animal. Le travail de fonderie a été effectué par une fonderie de Haute-Marne, département limitrophe de la Haute-Saône.
Voici un an, en février, que le nouveau lion a retrouvé sa place, sur un nouveau socle en pierre bleue à BOHAIN EN VERMANDOIS, rue du Château, juste la veille de l'inauguration de la maison de Matisse.
C'est dans le cadre d'un chantier d'insertion qu'ont été réalisés les travaux de restauration notamment de la Maison Matisse, la taille du socle du Lion et son installation.
Les habitants de RUPT ne pouvaient que comprendre les habitants de BOHAIN, puisque que, non loin de leur fontaine au Lion, s'érige une autre fontaine sur laquelle trône la Déesse de l'Abondance, qui, elle aussi a été victime d'une tentative d'enlèvement.
Décidément, les éléments décoratifs de nos cités semblent bien attractifs, et pas seulement pour les chasseurs d'images…ou d'histoires…
Maison familiale d'Henri Matisse 26 rue du Château 02110 Bohain en Vermandois Tél : 03.23.60.90.54 email : maisonmatisse@bohainenvermandois.fr
Horaires d'ouverture
D'octobre à mai : ouvert tous les jours de 10h00 à 12h30 et de 14h00 à 18h00 sauf le lundi matin et le mardi De juin à septembre : ouvert tous les jours de 10h00 à 18h00 sauf le mardi Fermé les jours fériés
Un tableau de Domenico Cresti, peintre florentin dit «le Passignano», datant de 1630, a subi de nombreuses vicissitudes pour parvenir jusqu'à nos jours.
Cette vierge à l'enfant offerte par le peintre au Chanoine Ménestrier (né en 1580 à VAUCONCOURT, petit village de Haute-Saône) pris un jour une galère à destination de Marseille ; le Chanoine résidant alors à ROME, nostalgique de son terroir, souhaitant l'offrir à son tour au père Ratelier, prieur de la Confrérie du Rosaire à BESANÇON (Doubs). Mais la galère sombra en Méditerranée…et on ne sait par quel miracle, après des tas de débris, des tableaux crevés et délavés, la toile roulée et attachée par une ficelle échoua sur une plage.
Finalement, ce tableau arriva à la chapelle du Rosaire. Le prieur fit graver en lettre d'or l'inscription suivante : «Claude Menestrier, ayant perdu dans un naufrage à dix huit milles italiques du port de Marseille une foule d'objets, précieux par leur grande antiquité, et de tableaux, ouvrages des plus excellents peintres, tous détériorés par les flots, n'ayant recouvré que cette seule image de la Bienheureuse Vierge Marie, l'a consacrée au très saint Rosaire à Besançon le 4 des calendes de décembre 1632 ».
Il semblerait, si l'on en croit les textes de l'époque, que Notre Dame des Ondes exauçait les voeux de ceux qui s'adressaient à elle. Mais, entre la Guerre de 10 ans, la terrible épidémie de peste qui sévit pratiquement simultanément, puis la famine, vers qui se tourner dans ses époques troublées…Ces trois fléaux déclenchant dans la province une crise aux conséquences incalculables….
Le tableau, classé providentiellement sans valeur, échappa plus tard aux agents révolutionnaires…
Toutefois, au fil des ans, les célébrations autour de Notre Dame des Ondes appelée «Vierge des Jacobins» sombrèrent dans l'oubli, et le tableau, classé, resta entreposé dans la Chapelle, sans plus attirer l'attention.
Alors que s'est-il passé dans la tête de cet individu, qui, un jour de mars 2008, ne trouva rien d'autre à faire que de venir défigurer la vierge, d'y porter des inscriptions nazies et autres, de jeter le morceau de visage découpé de la vierge dans une poubelle ?
Le regard de la Vierge lui aurait-t-il déplu ? N'aurait-elle pas exaucé une quelconque prière ? Un coup de folie ? Autant qu'il le passe sur un tableau, même de valeur, que sur une gamine qui passerait par là…Bref, cet individu indélicat est actuellement sous les verrous.
Quant au tableau ? Et bien…le morceau découpé a été retrouvé dans une poubelle. Un travail de longue haleine a été entrepris par un restaurateur local, après obtention du feu vert du Conservateur Régional des Monuments historiques.Après nettoyage des inscriptions, grattage de la colle, remise en place de la partie découpée, voici le tableau prêt à être réinstallé.
Qu'est-ce qui pousse certain à vandaliser ainsi des tableaux, des œuvres religieuses ? Après recherches sur Internet, il semble que cela se produise souvent. Ce ne sont pas de simples vols pour collectionneurs peu scrupuleux, non, ce sont des destructions, des statues brisées…
Après, j'entends certains se plaindre que l'Eglise est fermée «on ne peut pas visiter ?» (…. «visiter»….)
Pour le tableau de BESANÇON, il s'agissait, semble-t-il d'un «malade»….( ??)
Mais ….voici un article du 20 janvier 2009 :
« La statue de la Vierge érigée devant l'entrée principale du collège de Zillisheim (68) a été vandalisée. La statue a été défigurée et jetée au bas de son socle. Lorsqu'un monument ou un cimetière chrétien est saccagé, il s'agit de vandalisme et non pas de profanation. Les journalistes et hommes politiques établissent une hiérarchisation dans la délinquance »
Petite ville de l'est, située dans le nord-franche-comté, LUXEUIL LES BAINS est connue des curistes pour ses thermes et ses eaux chaudes, ses belles maisons anciennes ornées de mascarons et autres gargouilles, (et pour l'une d'elle, le plus ancien balcon de pierre suspendu en France), mais aussi pour ses dentelles si fines.
Mais ses sous-sols cachent d'autres trésors.
Actuellement, le centre ville est "éventré" pour cause de recherches archéologiques.En effet, des travaux de réaménagement de parking ont conduit les services de l'INRAP (Institut National de Recherches en Archéologie Préventive) a intensifier les fouilles.
Tout l'été, les touristes et autres curieux pouvaient aller voir et photographier l'avancement des travaux, constater le bon état de certains sarcophages, et imaginer ce que pouvait être l'ancienne bâtisse en découvrant les vestiges de l'église Saint-Martin.
Une cinquantaine de sarcophages a été mise à jour, quelques uns contenant des squelettes. L'hypothèse d'une crypte mérovingienne sous le chœur de Saint-Martin serait accréditée par les textes anciens et les indices archéologiques. Cette crypte cache-t-elle la dépouille du grand abbé de Luxeuil, Valbert, plus connu dans la région par son ermitage? Mais il faut déjà s'assurer de la réelle existence de cette crypte.
Reste aussi à confirmer et évaluer l'implantation de l'établissement de Colomban dans l'agglomération antique.L'abbaye mérovingienne fondée dans les années 590 par le moine irlandais Colomban n'a sans doute pas encore livré tous ses secrets.
La journée du patrimoine approche avec de nombreuses visites de monument à découvrir ou redécouvrir. Parfois des lieux qui ne sont jamais ouverts, sont, ce jour là, enfin visitables, et il ne faut pas manquer cela ; l'année suivante vous pourriez trouver porte close.
D'autres sont ouverts toute l'année, certains juste la saison d'avril à fin septembre.
J'ai donc visité récemment le château de VALLEROIS LE BOIS (Haute-Saône – 70) – XIIème siècle -
J'arrive par la petit porte car la grande n'est plus accessible actuellement. Tout est en travaux mais cela ne se voit pas. La maison est vivante !
Le salon flanqué d'une imposante et magnifique cheminée accueille les invités avec tout son mobilier. Une maquette trône sur la table et vous pouvez ainsi découvrir le château avant toutes les vicissitudes qu'il a subi au cours des ans. Ensuite, nous passons à la cuisine : ce jour là, la table était garnie de victuailles bien loin de nos règles d'hygiène actuelles. L'hôtesse, la traîtresse, nous sert un gobelet d'hypocras et ensuite….
Et bien voilà la bonne surprise (pour ceux qui boivent plus que modérément) : la visite se poursuit par la salle d'armes, avec démonstration d'escrime médiéval et explication quant à la façon d'enfiler une armure, puis dans les étages de la majestueuse tour du donjon (XIIème siècle) dont la rénovation est plus que bien avancée.Les murs et fenêtres ont retrouvé leur cachet d'antan, des planches séparent les étages, mais les escaliers qui vont de l'un à l'autre sont vertigineux et constitués de planchettes peu larges. L'hypocras aidant (c'est selon), allons grimpons !
Depuis les étages aménagés en chambres style moyen-âge, des ouvertures vous révèlent un paysage unique, de monts et prairies, le village en contrebas, le clocher comtois aux tuiles vernissées multicolores, les champs et les bois à perte de vue, au loin les Vosges Saônoises. (La tour du donjon est haute de 25mètres – la vue est imprenable).
Ce jour là, gentes dames et messires costumés nous offraient des démonstrations de danses médiévales et vous invitaient à danser ; une leçon de tir à l'arc vous était proposée et vous pouviez déguster des beignets à la cannelle ou aux pommes et vous abreuver dans la superbe cave voûtée.
L'HISTOIRE
Château et église forment un ensemble majestueux que l'on aperçoit sur la droite de la route VESOUL-MONTBÉLIARD ; et, la nuit, l'éclairage est enchanteur.
La tradition fait remonter l'origine de ce château à la famille de PONCE II, Sire de la Roche sur l'Ognon au XIIème. Plus tard, Etienne de MONTROST fait reprise de fief pour Vallerois au Duc de Bourgogne Jean Sans Peur. Il sollicite, en 1424, du duc de Bourgogne, Philippe le Bon, l'autorisation de fortifier sa propriété contre les ennemis et autres gens d'armes.
Philippe de MONTROST, écuyer, Seigneur de Vallerois et gentilhomme du roi de France Charles VIII, mourut très vieux sous François 1er, le 19 avril 1516, sans enfant. Son neveu hérita, il se nommait Florent de VAUDREY, alors installé en Champagne comme seigneur de Saint Phalle.
La seigneurie de Vallerois était de haute, moyenne et basse justice, et avait le droit d'instituer tous officiers nécessaires pour son exécution.
La Révolution entraîna la vente comme Bien national en 1794, l'utilisation comme exploitation agricole, l'abandon et la ruine.
Classé Monument Historique en 1964, la consolidation du toit du corps de logis et la réparation de la tourelle et de plusieurs voûtes est possible. Mais un nouvel abandon survient durant près de vingt ans avant son rachat par les actuels propriétaires qui effectuent les travaux en coordination avec les Services de l'Etat.
VISITE CE DIMANCHE, dans le cadre des Journées du Patrimoine.
Ayant ouie dire que deux arbres seraient en danger de découpage municipal, et même (je dirais même plussss) sollicitée pour aller camper en altitude dans les branchages (tiens, donc, et pourquoi pas ?) afin d'éviter le tronçonnage...
voici ce que je trouve chez http://lacusongirl.zeblog.com/ le détail de l'historique et l'histoire de ces grands arbres, patriarches de 250 ans! et oui! tout de même! 250 ans que quelques coups de tronçonneuse pourraient détruire en quelques minutes.....cela laisse songeur.....
"La municipalité de Villers Sous Chalamont a pris la décision de faire abattre les tilleuls (250 ans) de la Mère Église, appelée aussi, notre Dame des Bois. Cet édifice a été bâti par les Moines d'abondance au 12e siècle (Abbaye de Gouailles).
Ces Tilleuls ont une valeur historique et patrimoniale, les moines d'abondance avaient pour habitude de planter des tilleuls à l'entrée de leur demeure. Tout porte à croire que ce sont les rejetons de ceux plantés jadis par les moines bâtisseurs, ils sont donc indissociables de la chapelle en terme de patrimoine. De plus, ils sont bien antérieurs à une partie de la chapelle (clocher de 1848, pavés de 1914... )
Ils participent au génie du lieu, au charme et à l'ambiance bucolique du site. De part leur stature, leur dimension, et leur position (2 verts gardiens veillant sur la chapelle) ils ont droit au statut d'arbres remarquables. Nous ne sommes pas dans une logique "forestière", les plus vieux tilleuls de France ont 1700 ans, combien de bâtiments aujourd'hui peuvent s'enorgueillir d'une telle longévité.
Ces arbres ne sont pas en fin de vie, ils ont besoin d'un entretien, comme un bâtiment à besoin d'être restauré. Par chance, le Tilleul est un des arbres qui supporte mieux la taille. Il n'y a pas de choix à faire entre les arbres et la chapelle, les deux peuvent être restaurés. Soyons ambitieux."
Est-ce qu'on vous a jamais parlé du mauvais génie qui venait couper les arbres la nuit? Dieu, qui voit tout, le condamna à porter sur son dos, durant toute le restant de sa vie, une bûche énorme. Elle lui meurtrissait les épaules et lui sciait la nuque. Pire encore, elle pleurait des larmes acides qui rongeaient ses plaies béantes. Il allait de village en village et partout on le montrait du doigt en l'injuriant. A sa mort, on l'enterra au pied d'un vieux tilleul qui se nourrit si bien de lui qu'il finit par revivre dans le tronc. Une brute vint alors couper l'arbre, et c'est dans les jambes du prisonnier que taillait la hache tandis que du tronc montaient des hurlements de douleur.
S'il reste encore à Baume quelques sages pour transmettre cette histoire, il n'y aura bientôt plus de musique pour accompagner leur récit. Car le vent ne chantera plus dans les branches. Nul oiseau ne viendra nicher à l'entrée de l'abbaye en deuil ! "
Le grand orgue a vibré aujourd'hui en la Basilique Notre-Dame de GRAY, pour la messe anniversaire du couron- nement de Notre-Dame de GRAY....
Le 16 mai 1909, l'archevèque de BESANCON, Monseigneur PETIT place une couronne d'or et de diamants sur la tête de la statuette de Notre-Dame; un hommage rare....
Petit historique:
Des sculpteurs ont taillé dans un chêne sis à MONTAIGU en Belgique des statuettes de la Vierge, car des prodiges s'y réalisaient. L'une de ces statuettes est arrivée jusqu'à GRAY en 1613, et de nombreux miracles sont consignés dans les registres. D'importantes processions convergent alors vers la chapelle des Capucins, les révérends pères gardiens de la statuette. En 1909, l'Eglise autorise le couronnement de la Vierge appelée depuis Notre-Dame de Gray. Celui-ci a eu lieu du 13 au 16 mai 1909. Elle est la seule couronnée en Franche-Comté.
Illustration: carte postale et timbre - Club philatélique de GRAY -
Victor Hugo est né à Besançon (Doubs) le 26 février 1802.
il fut page du roi Joseph et élève au séminaire des nobles de Madrid. Vers l'âge de onze ans, il vint s'établir avec sa mère, séparée à cette époque du général, à Paris, dans le quartier, presque désert alors, du Val-de-Grâce. C'est là qu'il grandit dans une liberté d'esprit et de lectures absolue, sous les yeux d'une mère extrêmement indulgente et assez insoucieuse à l'endroit de l'éducation. Il s'éleva tout seul, lut beaucoup, au hasard, s'éprit, dès quinze ans, à la fois de vers et de mathématiques, se préparant à l'École polytechnique.
Il mourut le 22 mai 1885, « dans la saison des roses », comme il l'avait prédit quinze années auparavant, à l'âge de 83 ans, comme Goethe. Son corps fut déposé au Panthéon, après les funérailles les plus magnifiques que la France ait vues depuis Mirabeau. Il a laissé une grande quantité d'œuvres inédites qui paraîtront successivement.
- Tu viens d'incendier la Bibliothèque ? - Oui. J'ai mis le feu là.
- Mais c'est un crime inouï, Crime commis par toi contre toi-même, infâme ! Mais tu viens de tuer le rayon de ton âme ! C'est ton propre flambeau que tu viens de souffler ! Ce que ta rage impie et folle ose brûler, C'est ton bien, ton trésor, ta dot, ton héritage ! Le livre, hostile au maître, est à ton avantage. Le livre a toujours pris fait et cause pour toi. Une bibliothèque est un acte de foi Des générations ténébreuses encore Qui rendent dans la nuit témoignage à l'aurore. Quoi ! dans ce vénérable amas des vérités, Dans ces chefs-d'oeuvre pleins de foudre et de clartés, Dans ce tombeau des temps devenu répertoire, Dans les siècles, dans l'homme antique, dans l'histoire, Dans le passé, leçon qu'épelle l'avenir, Dans ce qui commença pour ne jamais finir, Dans les poëtes ! quoi, dans ce gouffre des bibles, Dans le divin monceau des Eschyles terribles, Des Homères, des Jobs, debout sur l'horizon, Dans Molière, Voltaire et Kant, dans la raison, Tu jettes, misérable, une torche enflammée ! De tout l'esprit humain tu fais de la fumée ! As-tu donc oublié que ton libérateur, C'est le livre ? le livre est là sur la hauteur ; Il luit ; parce qu'il brille et qu'il les illumine, Il détruit l'échafaud, la guerre, la famine ; Il parle ; plus d'esclave et plus de paria. Ouvre un livre. Platon, Milton, Beccaria. Lis ces prophètes, Dante, ou Shakespeare, ou Corneille ; L'âme immense qu'ils ont en eux, en toi s'éveille ; Ebloui, tu te sens le même homme qu'eux tous ; Tu deviens en lisant grave, pensif et doux ; Tu sens dans ton esprit tous ces grands hommes croître ; Ils t'enseignent ainsi que l'aube éclaire un cloître ; A mesure qu'il plonge en ton coeur plus avant, Leur chaud rayon t'apaise et te fait plus vivant ; Ton âme interrogée est prête à leur répondre ; Tu te reconnais bon, puis meilleur ; tu sens fondre Comme la neige au feu, ton orgueil, tes fureurs, Le mal, les préjugés, les rois, les empereurs ! Car la science en l'homme arrive la première. Puis vient la liberté. Toute cette lumière, C'est à toi, comprends donc, et c'est toi qui l'éteins ! Les buts rêvés par toi sont par le livre atteints. Le livre en ta pensée entre, il défait en elle Les liens que l'erreur à la vérité mêle, Car toute conscience est un noeud gordien. Il est on médecin, ton guide, ton gardien. Ta haine, il la guérit ; ta démence, il te l'ôte. Voilà ce que tu perds, hélas, et par ta faute ! Le livre est ta richesse à toi ! c'est le savoir, Le droit, la vérité, la vertu, le devoir, Le progrès, la raison dissipant tout délire. Et tu détruis cela, toi !
...où quand Henri Verneuil rencontre Robert Merle...
Film franco-italien avec Jean Paul BELMONDO, Jean Pierre MARIELLE - 1964 - Musique de Maurice Jarre.
Week-end à Zuydcoote est le premier roman de Robert Merle publié en 1949 aux éditions Gallimard et ayant obtenu le Prix Goncourt la même année.
roman historique qui nous entraîne durant deux jours de la vie d'un groupe de soldats Français pris au piège dans la poche de Dunkerque après la défaite franco-britannique.
Maillat est un personnage complexe, héros sans en être un, désabusé et perplexe par rapport a la situation dans laquelle ils se trouvent. Il s'interrogera tout au long du roman, sur pas mal de choses. Il s'interroge vraiment sur la mort et la nécessité de cette "foutue" guerre. Mais on a l'impression qu'il est à la recherche de quelques choses en lui même. Il trouvera cette chose qu'il cherchait, cette sorte de plénitude ....
Auriez vous, vous aussi, reçu ce diaporama sur cet étonnant mystère : un astronaute sculpté parmi les fresques de la cathédrale espagnole de SALAMANQUE construite en1102 ?
.... c'est un gag d'un des responsables de la restauration de la nouvelle cathédrale, il y a des dizaines d'années...mais comme le sphinx, il aurait perdu le nez…Obélix serait-il passé par là ?
SITE DE L'UNESCO
SALAMANQUE – Espagne –Date d'inscription : 1988
Cette ville ancienne, avec sa prestigieuse université, est située au nord-ouest de Madrid. Conquise par les Carthaginois au IIIe siècle av. J.-C., puis ville romaine, elle passa ensuite sous la domination des Maures jusqu'au XIe siècle. Son université qui est l'une des plus anciennes d'Europe a atteint son apogée durant l'âge d'or de Salamanque. Le centre historique de la ville renferme d'importants monuments romans, gothiques, mauresques, Renaissance et baroques. La Plaza Mayor, avec ses galeries et ses arcades, est particulièrement imposante.
Saint-Nicolas est à l'origine un saint ayant réellement existé. Inspiré de Nicolas de Myre, un évêque d'Asie Mineure du 4ème siècle, il est né à Patara, une cité de Lycie, entre 250 et 270 après Jésus-Christ. Ses convictions chrétiennes le pousse à effectuer des pèlerinages en Egypte et en Palestine, mais l'Empereur Dioclétien le fait emprisonner par mépris pour cette religion. Il meurt le 6 décembre 343 ou 345 à Myre, victime des persécutions sous l'Empire romain. Depuis sa mort, le personnage alimente les légendes en souvenir de sa bonté. Saint patron des enfants, sa fête est célébrée dans les pays nordiques le 6 décembre et en particulier dans l'Est de la France. Il distribue des cadeaux aux enfants méritant. Cette légende a été exportée aux Etats-Unis par les Hollandais et les Allemands au 17ème siècle.
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Le Père Fouettard est le sinistre personnage qui accompagne Saint-Nicolas dans ses déplacements afin de punir les enfants qui n'ont pas été sages pendant l'année. Son histoire perdure dans l'Est de la France. Le mythe du Père Fouettard prend son origine dans différentes fables. On croit souvent qu'il serait une invention des pédagogues du 18ème siècle pour effrayer les garnements et les paresseux. En fait, le personnage naquît lors du siège de Metz par les troupes de Charles Quint au 16ème siècle. Les habitants de la ville assiégée décidèrent de tourner en dérision l'image de l'empereur en brûlant un mannequin à son effigie et en le surnommant le Père Fouettard. L'influence de la presse américaine fit perdre progressivement les attributs moralisateurs de Saint-Nicolas avec l'abandon du Père Fouettard, mais les parents usent encore de cette légende pour menacer les petits garnements de ne pas recevoir de cadeaux le soir de Noël.
Station thermale importante et renommée, Plombières-les-Bains témoigne d'un cadre architectural prestigieux, incomparable parmi les stations françaises. Mais ses atouts ne s'arrêtent pas là...
Sa réussite a toujours été liée aux vertus reconnues de ses eaux comme en témoigne la présence de Napoléon III, que les cures guérissaient de divers maux, en même temps qu'il continuait à suivre les affaires de l'Etat : l'indépendance de l'Italie fait suite au traité de Plombières, signé le 21 Juillet 1858.
D'autres personnages illustres affectionnaient ce cadre naturel de toute beauté : Montaigne, l'Impératrice Joséphine, Musset, Berlioz, Delestre etc.… ont été des curistes qui ont fortement marqué l'histoire plombinoise…
Le site, plus sympathique, pour le Marché de Noël:
choisir une photo parmi toutes celles que j'ai prises, est une gageure; et finalement je m'aperçois des points de vue que je n'ai pas.
* la première représente l'entrée du site, avec sur la droite une partie du Chemin de Croix, au loin vue sur l'étendue forestière.
* la seconde, vue sur une plaine d'Alsace.
* ALTITUDE: 763 mètres *
Lieu emblématique d'Alsace, le Mont Sainte Odile n'est pas seulement le lieu d'un crash d'avion. D'ailleurs, depuis les hauteurs du monastère, comment ne pas comprendre que retrouver, même un avion, dans cette forêt immense, est d'une difficulté énorme.
Terre divine, berceau de légendes....le Pays du Mont Sainte-Odile regorge d'églises et de chapelles, de maisons à colombages, de bâtisses de vignerons en grès, de villages fortifiés et de châteaux médiévaux.
Quant au Mur paën, ouvrage cyclopéen long de 10 km, il demeure une énigme, même aux yeux des historiens.
Photos et texte : riversaone - Mont Sainte Odile - 2007 -
- vu sur le monastère, le chemin de croix et la grotte reproduisant Lourdes
- la source
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Odile, tu es née, premier enfant d'Etichon (ou Aldaric), duc mérovingien et de son épouse Bereswinde ; tu es non seulement fille mais chétive et aveugle. Ce père ordonne que l'on te tue.
Ta mère Bereswinde, en cachette, te confie à une nourrice qui va t'emporter à Palma (Baume les Dames ?) où tu seras élevée dans un couvent ; établissement bien pratique à certaine époque pour se débarrasser des enfants encombrants.
A 12 ans, l'Evêque Ehrhard de Ratisbonne te baptise et, à l'instant même, tu recouvres la vue ; on te donne le nom d'Odile, c'est-à-dire « fille de lumière ».
Tu souhaites alors rentrer dans ta famille.
Hugues, ton frère puîné, malgré l'interdiction du père, va te chercher. Ce père contrarié, dans un accès de fureur, tuera ce frère que tu as à peine connu.
Odile, ton père repenti aussitôt, te reçoit dans son château et veut te marier à un jeune prince de son choix. Tu refuses. Ta vie, tu veux la consacrer à Dieu, et tu dois fuir devant l'obstination d'Etichon.
Ton père te poursuit dans la montagne et te découvre cachée dans les rochers qui s'ouvrent pour te donner asile. Cet événement se serait produit en Forêt Noire près de Fribourg (Allemagne).
Etichon s'incline. Tu peux alors rentrer en Alsace. Saint Léger, évêque d'Autun (Saône et Loire – 71), presse ton père de te faire donation du château d'Hohenbourg que tu transformeras en monastère devenu très florissant, et où tu mourras en 720. Les soeurs déposent ton corps dans un sarcophage actuellement visible à la chapelle Sainte-Odile. Ton tombeau restera intact à travers toutes les épreuves dont souffrira le couvent au long des siècles.
(épreuves qui furent très nombreuses en raison de cet emplacement géographique)
* Odile, la Sainte, celle qui reste mère de l'Alsace *
J'avais, tout d'abord, envisagé une autre ville thermale, en pleine actualité. Ce sera pour plus tard. Finalement, ce n'est pas facile de trouver une ville dont le site me convient. Donc, j'opte, ce vendredi, pour une ville régionale historique entre France et Suisse, accessible par TGV (à 8km), bien entourée entre ARBOIS, ORNANS et ARC ET SENANS, CHAMPAGNOLE et PONTARLIER.
SALINS LES BAINS, évasion et histoire…..à manger et à boire….poterie et faïence…
Humez le parfum des fruitières, goutez les vins de paille,...
Pendant plus d'un millénaire, la prospérité de Salins est due au captage, à l'exploitation et à la commercialisation du sel extrait des eaux salées.
Au Moyen Age, environ huit cents saulniers, voituriers, bûcherons, tonneliers et maréchaux travaillent pour les Salines.
C'est là, dans de magnifiques galeries, sous des voûtes médiévales, que la pompe actionnée par une roue à augets continue de pomper l'eau qui s'est chargée de sel au contact du gisement situé à 246m sous terre.
On découvre ensuite la dernière poêle conservée en France dans laquelle on procédait à l'évaporation de cette eau salée qui contient de 200 à 330 grammes de sel par litre. Dans la salle d'accueil, une exposition présente l' histoire du sel et de son exploitation et le travail des hommes du sel.
Les Salines de Salins sont classées Monument Historique, elles ont reçu le grand prix du Patrimoine du Ministère de la Culture en 1984 et sont inscrites, depuis 2002, sur la liste indicative du Patrimoine Mondial de L'UNESCO.
Et, bien sur le site des SALINES, le site de l'Or blanc :
J'ai voulu voir Vierzon Photographies de Yannick Pirot Du 28 octobre au 23 novembre 2008 Galerie du théatre Mac-Nab (Vierzon, 18) Entrée libre du lundi au vendredi de 13h à 17h et le samedi de 10h à 13h Vernissage le 29 octobre 2008 à 18h30
* PETIT EXTRAIT DU SITE DE LA COMMUNE *
VIERZON MEDIEVAL
Maison à pans de bois du vieux Vierzon
La Butte de Sion
où était située la motte féodale du château, offre une vue panoramique.
Le Beffroi (XIIème siècle, I.S.M.H) était au Moyen Âge la porte d'accès au château. Il servit aussi de prison aux XIXème / XXème siècles.
Les vestiges des remparts témoins de la ville fortifiée, datent du IXème siècle. A cette époque, les fortifications étaient en bois. Après la destruction en 1197 par Richard Cœur de Lion, la ville reconstruit au XIIème siècle ses remparts en pierre.
Les maisons à pans de bois notamment la maison des Vicaires (XVème siècle, M.H.) située rue Armand Brunet ainsi que d'autres exemples rencontrés tout au long de votre parcours au cœur de la vieille ville (rue Maréchal Joffre, rue de la Monnaie, rue des Changes…)
Le Beffroi
Les caves
L'une des plus significatives est celle située dans l'ancien Logis St Jean, place Vaillant-Couturier. Il s'agit d'une cave gothique (I.S.M.H) à pilier central.
Les rues et places Au détour de la rue de la Monnaie, entrez dans la cour à blanc où se trouve le dernier exemple de fenêtre à guillotine (XVIème siècle). La rue Maréchal Joffre, anciennement Grande Rue, était la rue principale au Moyen Âge. La place Vaillant-Couturier fut autrefois appelée Place du Palais puis place du Marché au Blé.
Le premier symbole de la marque est une femme antillaise dessinée par Tishon mais le célèbre tirailleur sénégalais est rapidement adopté en 1915, dans le contexte de la première Guerre Mondiale. C'est le dessinateur Andreis qui dessine alors ce personnage qui deviendra l'emblème de la marque. Lardet continue à exploiter la veine de la guerre et dit proposer avec Banania « pour nos soldats la nourriture abondante qui se conserve sous le moindre volume possible ». Il envoie également 14 wagons de Banania aux soldats du front pour leur donner « force et vigueur ».
En 1966, le logo est épuré au maximum. On va d'ailleurs l'appeler l'Ecusson.
La seconde publicité date de 1963.
Nota: voici où mes petites recherches m'ont conduites:
"Bécassine- Banania, destins croisés" ; "Le Noir dans la presse du Blanc" et auteur (avec James Éveillard) de Les Bretons dans la presse populaire illustrée, éditions, Ouest, FRANCE
"Cest le Nègre de la France", c'est ainsi que l'Assiette au beurre décrivait le Breton au début du XXe siècle. L'exposition "Bécassine - Banania, destins croisés" confronte les imageries coloniales du Noir africain et l'image du Breton, provincial arriéré repérable à sa coiffe, parues dans la presse populaire illustrée des XIXe et XXe siècles. À travers ces représentations, cette exposition montre la volonté d'assimilation de la société française et réfléchit sur nos positions dans ce rapport complexe à l'autre.
Pour tous les enfants de la terre Chantons amour et liberté. Contre toutes les haines et les guerres L'étendard d'espoir est levé L'étendard de justice et de paix. Rassemblons nos forces, notre courage Pour vaincre la misère et la peur Que règnent au fond de nos coeurs L'amitié la joie et le partage. La flamme qui nous éclaire, Traverse les frontières Partons, partons, amis, solidaires Marchons vers la lumière.
Graeme Allwright, Sylvie Dien Texte libre de droit, offert par les auteurs, à distribuer sans modération.
L'Assemblée générale des Nations Unies a décidé en 2001 que cette journée serait observée comme une journée mondiale de cessez-le-feu et de non-violence, au cours de laquelle toutes les nations et tous les peuples seraient invités à cesser les hostilités. Cette célébration est l'occasion de revenir sur des moments forts, porteurs d'espoir.
Photo: riversaone - vue de l'Eglise (clocher comtois) de VALLEROIS LE BOIS - prise depuis une des ouvertures du haut des 25 mètres du donjon du château (XIIème siècle)
Photo: riversaone - Le Sabot et, en fonds, la Motte qui domine VESOUL
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Les troupes Américaines, après avoir libéré toute la Provence remontent les vallées du Rhône puis de la Saône.
L'objectif fixé à ces troupes composées de trois divisions d'infanterie parmi les plus aguerries est alors de libérer le département de la Haute Saône.
* La 45ème DI libère Baume-les-Dames, puis Villersexel le 13 septembre.
* La 3ème DI libère Vesoul le 12 septembre et fait route sur Lure.
* La 36ème DI enfin libère Gy, passe à proximité de Vesoul et se dirige vers Luxeuil les Bains.
Evidemment, parmi les troupes libératrices, se trouvaient de nombreux soldats africains qui allaient ensuite devoir affronter l'ennemi d'alors et aussi le froid et la neige lors de la bataille des Vosges.
La fin du film "INDIGENES" a d'ailleurs été tournée dans les Vosges Saônoises.
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ET UNE PETIT INFO (en tout cas moi je n'avais jamais fais attention à cela):
MESSAGE DE LA BBC, la chanson de TRENET très à la mode à l'époque
Trenet : Les sanglots longs des violons de l'automne Bercent mon coeur d'une langueur monotone. Tout chancelant et blême quand sonne l'heure Je me souviens des jours anciens et je pleure Et je m'en vais au vent mauvais qui m'emporte De ci , de là, pareil à la feuille morte.
diffère du poème de VERLAINE:
Verlaine: Les sanglots longs des violons de l'automne Blessent mon coeur d'une langueur monotone. Tout suffocant et blême quand sonne l'heure Je me souviens des jours anciens et je pleure Et je m'en vais au vent mauvais qui m'emporte De çà , de là, pareil à la feuille morte.
Où se penchent, le soir, les vieux murgers de pierres.
C'est la maison d'école adossée au coteau,
Au pieds des vignes d'or que le soleil féconde,
Où le pampre gémit sous son propre fardeau
Quand, septembre venu, le raisin noir abonde.
Dix ans sont écoulés ; sur les vieux bancs de bois,
Bien des enfants déjà, tour à tour ont pris place
Et quitté, comme moi je le fis autrefois,
La plume pour l'outil et pour les champs, la classe.
Mais la maison d'école en notre souvenir
Reste pieusement à tout jamais inscrite,
Et nous aimons toujours vers elle revenir
Et saluer aussi le maître qui l'habite.
Auguste GIEN
écrivain français, dont le nom figure dans la liste des écrivains morts au champ d'honneur pendant la guerre de 1914-1918 - liste sur une plaque au sol au Panthéon de Paris.
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Les murgers ou meurgers sont formés par les pierres que l'on enlevait de la terre avant la plantation et que l'on entassait le long des rangs de vigne.
On les retrouve donc dans de nombreuses régions où les vignes étaient abondantes avant l'arrivée du phylloxéra (puceron parasite) qui, après son introduction accidentelle en France avec des plants américains vers 1865, détruisit plus de la moitié du vignoble.
Depuis hier, je n'ai pas eu l'occasion de regarder les informations et j'apprends ce matin, en ouvrant la page "msn" sur mon pc, le décès de M. Alexandre Soljenitsyne.
Samedi soir, au hasard d'une conversation, j'évoquais cet écrivain devant des amis. Ils ne connaissent pas ??? (Si vous saviez leur profession….enfin bref !)
Les médias français ont-ils annoncé ce décès ? je n'ai rien entendu.
Et ce midi, juste un bref rappel que sa dépouille est exposée à MOSCOU .
Alexandre Issaïevitch Soljenitsyne, né le 11 décembre 1918, à Kislovodsk, dans le Caucase, est décédé à Moscou, en son domicile, ce 3 août 2008 à l'âge de 89 ans.
Romancier et dissident russe, il est notamment l'auteur de l'Archipel du Goulag, livre que j'ai eu la chance de lire lorsque j'avais environ 18 ans, peut-être même avant.
Il laisse derrière lui une œuvre littéraire monumentale qui lui fallut en 1970 le prix Nobel de littérature. Alexandre Soljenitsyne a narré au monde la réalité du système concentrationnaire soviétique dans "Une journée d'Ivan Denissovitch", "Le Premier cercle" ou "L'Archipel du Goulag", à partir de sa propre expérience des camps et de témoignages de prisonniers. Il est l'auteur également du "Pavillon des Cancéreux".
Ilfut condamné à huit ans de camp en 1945 pour avoir critiqué les compétences militaires de Staline dans une lettre à un ami. C'était l'un des "plus grands penseurs du XXe siècle", "pourfendeur" du totalitarisme, qui défia le pouvoir soviétique en dénonçant l'horreur du Goulag.
Sa vie devient une conspiration permanente pour voler le droit d'écrire. En décembre 1973, paraît à Paris (en version russe) L'Archipel du Goulag où il expose le système concentrationnaire soviétique du Goulag, qu'il a vécu de l'intérieur, et la nature totalitaire du régime socialiste. Écrit entre 1958 et 1967 sur de minuscules feuilles de papier enterrées une à une dans des jardins amis, une copie avait été envoyée en Occident pour échapper à la censure.
Elle s'appelait Anna rappelle-toi La plume courait entre ses doigts Elle écrivait des mots d'amour et de foi Car elle avait 13 ans Anna
Moi j'ai un jardin rempli de fleurs Un monde d'amour tout en couleur Que je fais vivre en mon cœur Que je fais vivre en mon coeur. Daniel Guichard Francis Lopez
QUATREAOÛT
Un peu d'Histoire messires et gentes dames
1443 : Fondation des Hospices de Beaune, hôpital pour les pauvres, créé à l'initiative de Nicolas Rolin, chancelier du duc de Bourgogne Philippe II le Bon, et de son épouse Guigone de Salins.
1532 : Traité de rattachement de la Bretagne à la France.
1693 : Date probable de découverte du procédé de fabrication du Champagne par Dom Pérignon.
1789 : En France, abolition des privilèges par l'Assemblée nationale constituante. (ah bon ???)
1914 : Invasion de la Belgique par l'Allemagne.
1916 : (Première Guerre mondiale) : Sur le front du Moyen-Orient, second raid germano-turc sur Le Caire.
1940 : L'armée italienne d'Abyssinie entre en Somalie britannique.
1944 : Arrestation d'Anne Frank par la Gestapo, ainsi que sept autres Juifs à Amsterdam.
Texte et carte extraits d'un vieux livre de géographie:
9°) RÉGION PYRÉNÉENNE
Une haute muraille continue qui ne s'abaisse qu'à ses deux extrémités avec trois grandes divisions : Pyrénées centrales, orientales, occidentales et une quatrième région : les petites plaines du pied de la montagne.
Les Pyrénées françaises correspondent aux départements des Pyrénées-Orientales, de l'Ariège, des Hautes-Pyrénées, des Basses-Pyrénées, et du sud de la Haute-Garonne.
Pyrénées centrales : peu peuplées, presque infranchissables, de climat humide et rude, elles ont pour ressources l'élevage (moutons, bœufs, mulets), les eaux thermales, la houille blanche qui sert à électrifier les voies ferrées du Sud-Ouest, et à donner la force motrice à des usines chimiques récemment édifiées au pied de la chaîne.
Pyrénées orientales : peuplées par les Catalans représentent l'abaissement de la chaîne à l'est. De climat méditerranéen, chaud et sec, elles n'auraient qu'une pauvre végétation, si elles n'enfermaient une plaine irriguée, le Roussillon.
Leurs ressources : le transit, col, routes, voies ferrées, sur la côte rocheuse qui borde la Méditerranée – les eaux thermales – le fer du gisement au pied du Mont Canigou – les produits du Roussillon (vins, primeurs, fruits).
Pyrénées occidentales : elles représentent l'abaissement de la chaîne à l'ouest. De climat océanique, tiède et très humide, la végétation y est verdoyante.
Leurs ressources : l'agriculture (pommiers à cidre, maïs, prairies d'élevage de bovins) – le transit sur la côte rocheuse qui borde l'Atlantique, où débouche l'Adour, sur lequel est établi le port de Bayonne – le tourisme avec les stations balnéaires. La ville principale est Pau (41.000.hab.) station d'hiver.
Elles sont peuplées par les Béarnais et les Basques. Ces derniers forment une population aux mœurs originales : bruns, le crâne renflé, le menton pointu, entièrement rasés, petit béret sur la tête, espadrilles aux pieds, jouant à la pelote, habitant des fermes curieuses, aux façades blanchis à la chaux et aux balcons de bois peints, ils parlent une langue curieuse qui ne peut se rattacher à aucune autre. Ils émigrent volontiers en Argentine et en Uruguay. (((que tous les basques qui arriveraient ici veulent bien me pardonner et surtout pardonner à l'auteur de ce livre…Leur région est si belle et j'y ai rencontré des gens si sympathiques à ST PIERRE DE BAIGORRY !.))))
Plaines au pied des Pyrénées : quatrième région constituée par les petites plaines qui bordent le pied des Pyrénées.
Leurs ressources : l'agriculture (maïs, élevage de chevaux « tarbais » - les marbres (carrières de Saint-Béat, Campan, etc…), que la Rome antique utilisait déjà pour ses monuments, et qui ont servi depuis lors à construire le Louvre, Versailles, l'Opéra – la métallurgie, dans les hauts fourneaux de la vallée de l'Ariège, travaille le fer du pied du Canigou.
Les cours d'eau : Adour, Garonne, Ariège, Aude ;
Les lieux : Plateau de Lannemezan, Seuil du Lauragais ou de Naurouze, Pays Basque, Béarn, Roussillon ;
"Soleil de jour Saint-Anatole pour la moisson joue son rôle"
COUP DE SOLEIL ??à la saison où les lis blancs embaument le plus, cueillir leurs pétales et les jeter dans une bouteille dans laquelle on verse de l'huile d'olive. Laissez reposer un mois environ (hihi trop tard!!) dans un endroit sec et sain à l'abri du soleil. L'huile ainsi préparée est souveraine contre les brûlures, les piqûres d'insectes, les gerçures (ouf ça servira pour cet hiver!) et même les coups de soleil.
Les 3 JUILLET en moins de 1000 ans:
•987 : Hugues Capet est sacré roi des Francs. Il serait roi des Euros ???(lol)
• 1608 : Fondation de la ville de Québec par Samuel de Champlain – Joyeux anniversaire : 400 ans ! '''' x 100
• 1914 : L'impôt sur le revenu est adopté en France.
• 1962 : Le président français Charles de Gaulle proclame officiellement l'indépendance de l'Algérie.OO
• 1978 : Antenne 2 diffuse le premier épisode du dessin animé Goldorak. JJJ
"Le passé de Senones est très riche. Dans cette petite ville se sont succédés : des moines, des princes, des industriels, des soldats…
Les premiers évènements de Senones sont liés à son abbaye.
Pendant 11 siècles, des moines ont vécu dans cette abbaye.
A la révolution Française, ils quittent le monastère et les bâtiments sont vendus à des industriels et transformés en usines.
En 1993, la dernière usine ferme et la ville de Senones rachète la plupart des bâtiments. Certains sont réoccupés, d'autres sont encore vides aujourd'hui." (On peut encore acheter linges de maison et vêtements dans une grande salle à côté du Syndicat d'Initiative).
"L'abbaye de Senones est fondée au 7ème siècle, 640, par Gondelbert, en même temps que 4 autres abbayes. Les abbayes d'Etival, Moyenmoutier et Senones formaient avec Bonmoutier et Saint Dié, ce que les historiens appellent la Croix Monastique de Lorraine.
Un nouveau monastère est construit au 12ème siècle par Antoine de Pavie. Enfin, l'abbaye est entièrement reconstruite au 18ème siècle par Dom Calmet."
"La majorité des bâtiments que l'on voit aujourd'hui date de cette époque."
En fait l'abbaye n'a, selon notre guide, aucun intérêt historique, ayant été totalement reconstruite.
Mais en me promenant dans la ville, j'ai découvert des lieux chargés d'histoire, et notamment l'ancien château des Princes de SALM (en espoir de rénovation) et le dernier château transformé en résidence.
A NOTER: la relève de la Garde, à laquelle je n'ai malheureusement pas assisté.
photo: riversaone - séjour en Principauté de SALM - VOSGES-ALSACE 2007
Le site DDay-Overlord.com est un véritable mémorial de plus de 920 pages dédié à ceux qui ont organisé l'Opération Overlord, à ceux qui ont été parachutés et débarqués en Normandie, à ceux qui se sont battus pour notre liberté.
400e anniversaire de la Fondation de la ville de Québec cette année
et FAUX SAUNIERS
Parti en parias revenus en fils prodigues (ou plus précisément leur arrière arrière arrière …petits fils…)
Comme dans beaucoup de pays frontaliers on s'aperçoit que nombreux sont les hommes qui ici pratiquaient la contrebande (sel, tabac, alcool…) mais attention si la maréchaussée vous prenait vous pouviez gagner un voyage vers l'étranger…pour certains ce fut le QUEBEC.
L'Association Franche-Comté - Québec, célébrant le 400e anniversaire de la Fondation de la ville de Québec, a dévoilé, à COMBEAUFONTAINE (Haute Saône) la plaque commémorant le souvenir de deux enfants du village, faux sauniers, déportés ensemble au Canada en 1733. Les descendants étaient présents.
Au Moyen-Age, en Franche-Comté, le faux saunage fut appelé " mesvandaige". Au XVIII siècle, les canalisations amenant l'eau salée de Salins vers Arc-et-Senans furent souvent percées et la saumure traitée en cachette dans des ateliers clandestins. Bien que la gabelle fût très impopulaire, l'Etat ne voulait pas y renoncer car elle apportait richesse au pays. Il faudra attendre 1790 pour que cette Gabelle soit abolie par l'assemblée constituante.
Photos : riversaone....en 1988 !!! (appareil photo pas cher !)
la saline d'ARC ET SENANS dans le Doubs - Magnifiques bâtiments conçus par Claude Nicolas LEDOUX - toujours des expos à y voir.
1681 : Ouverture du canal du Midi, long de 321 km et conçu par l'ingénieur Pierre-Paul Riquet.(L'occasion de relire le Château de ma Mère)
1804 : Ouverture du cimetière du Père-Lachaise.
1854 : Naissance du mouvement Félibrige.
1881 : Création de la Croix-Rouge américaine par Clara Barton.
1927 : Première traversée de l'Atlantique en avion, en solitaire sans escale, de New York (d'où il avait décollé la veille) à Paris par Charles Lindbergh.
1932 : Amelia Earhart est la première femme à accomplir un vol transatlantique en solitaire.
1956 : Les États-Unis font exploser leur première bombe à hydrogène sur l'atoll de Bikini.
1991 : Rajiv Gandhi, ancien premier ministre de l'Inde (1984-1989), est tué par une bombe qu'on avait dissimulée dans un panier de fleurs.
Naissances
1844 : Henri Rousseau, dit le Douanier Rousseau, employé de l'octroi et peintre français († 2 septembre 1910).
1855 : Émile Verhaeren, poète belge de langue française († 1916).
Décès
1810 : le chevalier d'Éon, agent secret travesti (° 1728).
1944 : René Daumal , poète français (° 16 mars 1908).
Hier, samedi 10 mai 2008 * Hommage à toutes les victimes de l'esclavage, de la traite des Noirs et du commerce triangulaire (Commémoration française décidée par le Président de la République le 29 janvier 2006).
DIMANCHE 11 MAI 2008 - jour de Pentecote * Fête chrétienne, sept semaines après Pâques, parente de la fête juive de Chavouot, ou fête des Semaines : Pentecôte commémore la descente de l'Esprit Saint sur les Apôtres, comme Chavouot commémore la descente du Mont Sinaï de Moïse, porteur des Tables de la Loi.
Son instauration marque le début de l'expansion du Christianisme en Palestine, en Asie et dans le bassin méditerranéen. Cette fête est appelée la naissance de l'Église.
T'y crois t'y crois pas…mais t'es quand même content des jours fériés que tu reçois….
Photo: riversaone - croix en pierre secteur Mille Etangs (70) - mai 2008
pour les amateurs à voir le site http://pagesperso-orange.fr:80/croix-de-chemin/ ou en cliquant simplement sur l'image * j'ai trouvé aussi un site dans le Cantal avec quelques explications.
9 mai 1913 : Première représentation du film Fantômas. (déjà si vieux !)
9 mai 1933 : Autodafé à Berlin où les Nazis brûlent sur la place publique 35 000 livres d'auteurs désormais interdits en Allemagne. (no comment ! )
9 mai 1969 : L'Église catholique romaine publie un calendrier révisé des saints. Plus de 200 noms en ont été retranchés, tandis que d'autres saints de l'extérieur de l'Europe en font désormais partie.(si comme moi vous vous demandiez qui décide de mettre les noms sur le calendrier…)
En 1884, à Chicago, le congrès des Trade-Unions décida que, "à partir du 1ER mai 1886, la journée normale de travail serait fixée à huit heures et que toutes les organisations ouvrières se prépareraient à cet effet" ; de 1886 à 1889, le 1er mai fut marqué par de grandes grèves aux Etats-Unis. Le congrès international socialiste de Paris, en 1889, adopta le 1er mai comme journée de revendication des travailleurs. Assimilés à une journée de grève par les employeurs, cette journée fut l'occasion de manifestations violentes, notamment en 1906, 1919 et 1920. Elle est devenue fête légale du Travail et jour férié à partir du 30 avril 1947."
L'Ascension du Seigneur désigne le moment où le Seigneur Jésus-Christ est élevé aux Cieux sous les yeux de ses disciples L'Ascension est donc la dernière apparition de Jésus à ses disciples 40 jours après la Résurrection. Elle marque le départ du Christ de la vie terrestre.
Selon les Actes des Apôtres, Jésus rassemble ses disciples et leur donne l'ordre de baptiser et d'enseigner. C'est dix jours après, lors de la Pentecôte que ceux-ci se rendent compte qu'ils sont l'Église et partent prêcher l'Évangile.
La signification de l'Ascension est évidente pour les Juifs nourris de l'Écriture. " Monter aux Cieux ", c'est entrer dans la Gloire de Dieu, c'est exprimer visiblement tout ce qui est réalisé par la Résurrection. Jésus n'abandonne pas les hommes. Il annonce à ses disciples la venue de l'Esprit saint (Pentecôte) et leur promet d'être avec eux jusqu'à la fin des temps pour annoncer au monde entier la Bonne Nouvelle du Salut.
Ainsi, l'Ascension n'est pas un événement privé entre Jésus et les disciples. Elle concerne toute l'humanité :
Elle préfigure notre vie dans l'Eternité.
Elle prépare la venue de l'Esprit Saint qui permettra au message de Pâques de se propager au-delà du cercle restreint des disciples du Christ.
Sans Ascension, pas de Pentecôte et pas d'annonce de la Bonne Nouvelle !
L'Ascension est un thème que l'on trouve dans la mythologie gréco-romaine (Hercule, Romulus) : monter aux cieux, c'est symboliquement rejoindre le domaine divin.
Le 1er mai les druides bretons ont célébré Belenos, dieu du soleil
Les druides bretons ont célébré jeudi à Arzano, près de Quimperlé, la fête de Beltaine en l'honneur du dieu du soleil Belenos, marquant ainsi le passage de la saison sombre à la saison claire, a indiqué le nouveau grand druide, Per-Vari Kerloc'h.
Dans la république des fleurs, il fait très ancien régime, mais sa mine m'inquiète, il se poudre trop pour être encore vivant. (LE LIS) (Michel le Jardinier - tiens il s'appelle en vrai Michel LIS, Chevalier du Mérite Agricole)
29 avril 1913 : Un brevet d'invention est accordé à Gideon Sandback pour la fermeture Éclair.
1941 : Les Canadiennes obtiennent de pouvoir faire carrière dans le droit.
1945 :
Libération du camp de concentration de Dachau.
Les femmes votent pour la première fois en France.
Mais les vrais voyageurs sont ceux-là seuls qui partent
Pour partir ; coeurs légers, semblables aux ballons,
De leur fatalité jamais ils ne s'écartent,
Et sans savoir pourquoi, disent toujours : Allons !