X
Identifiant Mot de passe
  Admin Blog Accueil Blog Créér un blog Mail Actualités ToutApprendre Soutien Scolaire Shopping Mag des Voyages Keygle Recherche Web
OK
Fatras de tout ou de rien
lundi 22 juin 2009, a 19:34
André BESSON et Notre-Dame de Lumière - collègiale de DOLE

 

Je relate ici l'article paru dans l'Est Républicain du dimanche 31 mai 2009 ; article écrit par Monique MERLO, journaliste.

 

Notre-Dame de Lumière

Quand l'écrivain André Besson raconte l'histoire mouvementée de la collégiale de Dole, le plaisir d'apprendre est immédiat et soutenu. Cinq siècles ce n'est pas rien ! Il a déjà fallu 35 ans pour édifier l'imposant édifice dont le premier clocher mesurait 82 mètres de hauteur (plus haut que l'Arc de triomphe) ! Notre- Dame de Lumière, ce n'est pas une histoire c'est une épopée et le texte d'André Besson, contenu dans ce passionnant numéro des «Cahiers dolois», a servi de base au spectacle multivision du même nom. Dans le cahier édité par Médiathèque et Patrimoine pour le 500e anniversaire de Notre-Dame de Dole (….), les amateurs trouveront aussi un texte très documenté de l'historien Jacky Theurot sur l'un des trésors de la médiathèque, un incunable intitulé «La mer des hystoires ». Catherine Chedeau, maître de conférence en histoire de l'art, évoque saint Michel de Dijon et Notre-Dame de Gray, églises soeurs de Dole sur le plan de l'architecture. Florent Montaclair, professeur de lettres à l'IUFM de Montbéliard, raconte la collégiale dans la littérature et rappelle le souvenir de Marcel Aymé qui fit de l'église un personnage de ses romans. Paul Barnoud, l'architecte en chef des monuments historiques, commente l'importante rénovation du bâtiment. Et le photographe Henri Bertrand a sélectionné ses meilleurs clichés.

 

L'ouvrage est disponible en librairie et à la médiathèque de Dole (tel :03.84.69.01.50).

Souscription

Par ailleurs, toujours dans le cadre du 500e anniversaire de la collégiale de Dole, paraîtra prochainement un album de 248 pages en quadrichromie 225x280 intitulé «De la collégiale à la basilique Notre-Dame de Dole». Il est mis en souscription au prix de 45 euros jusqu'au 20 juin par les éditions DMODMO.

Renseignements chez l'éditeur, BP 50374, 39105 Dole cedex ou tel : 03.84.82.28.82. L'ouvrage sortira en librairie le 29 juin.

 

*************************

Et ci-après, mon article paru sur C4N le 1er janvier 2009

 

André BESSON, auteur franc-comtois, très prolifique.

         

            besancon_mots_doubs_054.jpg

Photo prise par moi-même aux "Mots Doubs" à Besançon (25)

 

Si vous avez plus de, disons 20 ans, vous avez sans doute vu un feuilleton tiré d'un de ses romans : 18 de ses œuvres ont été adaptées par les chaînes françaises et étrangères.

Il sait tout faire : histoires, contes, récits, romans policiers, historiques, du terroir ou d'amour….Pour avoir la chance, le bonheur, l'honneur de le rencontrer tout récemment, et de m'être fait dédicacer un livre, je confirme qu'il est un homme tout à fait sympathique et plein d'humour.

Ses lecteurs osent à peine le déranger tant il inspire le respect, mais son sourire les rassurent immédiatement. 

André Besson, né le 27 octobre 1927 à Dôle, est un écrivain et journaliste français, auteur régionaliste de Franche-Comté. Lycéen pendant la guerre de 1939-1945, il publie en 1944 clandestinement le poème Oradour-sur-Glane (*), puis dès 1946 plusieurs livres sur la guerre et la résistance.

Journaliste, romancier, scénariste et présentateur de télévision « émission littéraire "Tribune livres" », André Besson est un boulimique du travail. Il est lauréat de plusieurs prix littéraires et en 2006 est reçu Chevalier de la légion d'honneur. Il a collaboré à de nombreux ouvrages historiques et touristiques sur sa région natale. 

Il aborde, dans ses livres, l'histoire et notamment celle de notre région :

* dans « Contrebandiers et Gabelous » c'est l'histoire de la contrebande de l'or sous Ramsès II, du sel, des armes, de l'alcool, des marchands d'esclaves à la traite des blanches…à la fraude informatique… Autrefois « gabelou » se serait-il inspiré de ses propres souvenirs ?? Mystère… 

* dans « Mon Pays Comtois », nous rencontrons Jean Jacob qui quitte son village de Franche-Comté pour Paris. Là il se dirigera sans hésiter vers une certaine auberge de l'île Saint-Louis, celle de son premier séjour, cent trois ans plus tôt...  

* le village englouti, (passage télé : TFF1-RTB-TSR. ) le barrage de la peur, la grotte aux loups, le voyageur de l'oubli, l'inconnue du Val Perdu,…..Une étrange odeur d'absinthe….autant de romans de terroir ou policier, qui nous font parcourir les vallées, et forêts. 

* La France et ses trésors, Aimer la Franche-Comté, Bêtes en liberté, La fabuleuse histoire du sel,…où les anecdotes côtoient les faits historiques tout en les complétant. 

* livres historiques chez France-Empire  : « Malet, l'homme qui fit trembler Napoléon » - « Les grandes évasions de la seconde guerre mondiale » - Les 30 jours de Berlin »  

Tout récemment, ses deux romans « le village englouti » et « Le barrage de la peur » ont  été réédités en un seul volume aux éditions « Mon Village » en septembre 2008.

« Les carnets d'André Besson » viennent d'être publiés aux Editions CETRE (septembre 2008).

Egalement paru en novembre 2008 :  « Nos années d'espérance : souvenirs de la Seconde Guerre Mondiale » Récit (broché).  

(*)D'ailleurs je lance un appel : si quelqu'un peut me faire passer ce poème, qu'il en soit remercié d'avance.

 

 andr_besson_contes_et_lgendes_du_pays_comtois.jpg

 

samedi 23 mai 2009, a 20:53
M. MOUSTACHE va être publié - IL EST PUBLIÉ

Aujourd'hui, M. MOUSTACHE EST publié, et en vente chez  "Les Sandales d'Empédocle" et chez "Camponovo" à BESANÇON, bientôt chez "Campus" à VESOUL.

Ne comptez pas sur moi pour vous raconter la fin....

 

                                 ******************

 

M. MOUSTACHE va être publié !!!

 

agns_doney_moustache.jpg

Voici un petit bonhomme tout rond tout mignon dont la moustache n'en fait qu'à sa tête. Elle grandi et vagabonde sans autorisation.

M. MOUSTACHE  est sorti tout droit de l'imagination de Charlotte BEGARD et des crayons et pinceaux d'Agnès DONEY. Tous les enfants vont se régaler de ses aventures. Les petits seront émerveillés par les dessins et les plus grands par l'histoire, cinq à six lignes sur chaque page.

Les dessins d'Agnès DONEY, professeur de dessin, sont si réalistes que l'on voudrait toucher la nappe à carreaux et manger les croissants de M. MOUSTACHE, se promener dans la ville pour attraper cette moustache polissonne.

 

Les deux « mamans » de M. MOUSTACHE ont passés des mois sur ce projet de livre pour enfants, qui a terminé dans le peloton des dix premiers  au concours Littératura Jeunesse 2006 organisé par le Conseil Général du Doubs. Et enfin, après maints courriers et échanges, ce sont les éditions ThoT de FONTAINE en Isère qui ont accepté d'éditer ce petit livre pour enfants dès 8 ans (et même avant tant la frimousse du héros est adorable).

 

Vendu dans un premier temps en souscription au prix de 15 euros, ce livre paraîtra prochainement. En effet, les sympathiques créatrices ont recueillis au-delà de leur espérance les souscriptions nécessaires. Mais elles le méritent bien, et le charme de M. MOUSTACHE a fini de nous convaincre. C'est avec impatience que nous attendons d'avoir ce livre entre les mains pour savoir enfin comment M. MOUSTACHE va faire obéir cette moustache indisciplinée…

 

La parution est prévue pour cet été 2009, et nul doute que les 1000 exemplaires seront vendus très rapidement. Une réédition pourrait être envisagée si le succès est au rendez-vous. 

  Les éditions ThoT : http://www.editionsthot.com

« Depuis notre création en 1996, notre volonté est de permettre à un maximum d'auteurs d'aller jusqu'au bout de l'acte d'écrire, grâce à la publication de leur ouvrage.Dans un système éditorial de plus en plus difficilement accessible, nous voulons offrir aux textes qui le méritent la possibilité d'être lus.

Nos considérons chaque livre comme un objet unique et singulier. Editer un livre est l'aboutissement d'un très long travail d'écriture, de réflexion et de recherche. C'est une démarche importante pour l'auteur, et nous en sommes conscients. »

 Les éditions Thot, ce sont aussi des publications diverses :  Polar - Tranche de vie – Romans – Théâtre - Théâtre pour enfants – Nouvelles – Poésie – Récits - Civilisation et société -  Contes – Expert - Jeunesse

Et notamment prochainement :

* « Histoire d'y croire » de Y. HETZLER (19.€)- 55 instantanés de vie… parfois amers ou mélancoliques mais, toujours, esquissé avec finesse et humour.
* « Les 30 immortelles de Genève » de Cécile FRABOUL (19.00EUR)

* « Les chercheurs d'aube » de Daniel RIVEL (15.00EUR)

mercredi 29 avril 2009, a 13:42
Charles Nodier - les hirondelles

 

Charles Nodier, né Jean-Charles-Emmanuel Nodier à Besançon (Doubs) le 29 avril 1780 et mort le 27 janvier 1844 à Paris, est un académicien et écrivain romancier français à qui l'on attribue une grande importance dans la naissance du mouvement romantique.

 

Texte "déniché" dans "Leçons de langue française" cours élémentaire et moyen illustré - Imp.des Orphelins-Apprentis d'Auteuil - année non précisée -

 

"La maison au nid d'hirondelle"

"Si vous l'avez observée, vous avez pu voir que l'hirondelle se prévient volontiers en faveur des figures bienveillantes. Elle se fie, comme une étrangère de lointain pays, aux procédés du bon accueil; elle aime qu'on ne la dérange pas, et s'abandonne à qui l'aime.

"Je ne sais pas si sa présence promet le bonheur pour l'avenir; mais elle me le démontre dans le présent. Aussi je n'ai jamais vu la maison au nid d'hirondelle sans me sentir prévenu en faveur de ses habitants: les valets sont moins cruels, les enfants n'y sont pas impitoyables. Vous y trouverez quelque sage vieillard, ou quelque tendre jeune fille qui protège le nid d'hirondelle, et j'irais, un million sur la main, cacher dans cette maison ma tête proscrite, sans souci du lendemain."

Charles Nodier

 

 ++ d'infos:

http://www.academie-francaise.fr/Immortels/base/academiciens/fiche.asp?param=368

http://artic.ac-besancon.fr/lycee_charles_nodier/presentation/ch_nodier.htm

 

SMARRA lisible sur le net

http://abu.cnam.fr/BIB/auteurs/nodierc.html

 

autres textes:

http://www.republique-des-lettres.fr/1436-charles-nodier.php

http://livres.ados.fr/Charles-Nodier.html

 

jeudi 23 avril 2009, a 20:56
Du Richard III de William Shakespeare,

 ces quelques extraits (Mais vraiment, sans obligation de lecture, pour amateur uniquement, ce Richard III).... surtout si, comme Chouchou, vous n'avez pas lu le I et le II….Pffff

 

BRAKENBURY – je resterai, Milord. Que Dieu accorde à Votre Grâce un bon sommeil ! La douleur dérange le temps et les heures du repos ; elle fait de la nuit le matin, et de l'après-midi la nuit. Les princes ont leurs titres pour seules gloires, des honneurs extérieurs pour des labeurs intérieurs ; en échange d'imaginations insaisissables, ils ne saisissent bien souvent qu'un monde d'implacables soucis ; si bien qu'entre leurs titres et un nom vulgaire, il n'y as différence que le bruit extérieur !

Entrent les deux assassins.

PREMIER ASSASSIN : - Holà ! Quelqu'un !

BRAKINBURY – Que veux-tu, l'ami ? Et comment es-tu venu ici ?

DEUXIEME ASSASSIN – Je veux parler à Clarence, et je suis venu ici sur mes jambes.

……

 

PREMIER ASSASSIN. — Comment te sens-tu maintenant?

DEUXIEME ASSASSIN. — II y a encore en moi une certaine lie de conscience.

PREMIER ASSASSIN. — Songe à notre récompense quand l'action sera faite.

DEUXIEME ASSASSIN. — Allons! il meurt! J'avais oublié la récompense.

PREMIER ASSASSIN. — Où est ta conscience maintenant?

DEUXIEME ASSASSIN. — Dans la bourse du duc de Gloucester.

PREMIER ASSASSIN. — Dès qu'il ouvre sa bourse pour nous donner notre récompense, ta conscience s'envole.

DEUXIEME ASSASSIN. - - N'importe : qu'elle s'en aille ! Elle a peu ou point de chance de trouver un gîte.

PREMIER ASSASSIN. — Et si elle te revient?

DEUXIEME ASSASSIN. — Je ne veux plus me mêler d'elle. Elle est chose trop dangereuse : elle fait d'un homme un couard. Un homme ne peut voler, qu'elle ne l'accuse; un homme ne peut jurer, qu'elle ne l'arrête; un homme ne peut coucher avec la femme de son voisin, qu'elle ne le dénonce. C'est un esprit à la face rouge de honte, qui se mutine dans le cœur de l'homme, et qui l'obstrue partout d'obstacles. Elle m'a fait une fois restituer une bourse pleine d'or que j'avais trouvée par hasard. Elle ruine quiconque la garde; elle a été chassée des villes et des cités comme un être dangereux; et tout homme qui entend vivre à l'aise tâche de ne se fier qu'à lui-même et de vivre sans elle.

PREMIER ASSASSIN. — Morbleu, la voici à mon coude, qui m'exhorte à ne pas tuer le duc.

DEUXIEME ASSASSIN. — Rejette la diablesse dans ton imagination et ne la crois pas : elle ne veut s'insinuer près de toi que pour te faire soupirer.

PREMIER ASSASSIN. — Je suis solidement bâti : elle ne viendra pas à bout de moi.

 

dimanche 22 février 2009, a 14:12
WEEK END A ZUYDCOOTE (Nord - 59)

...où quand Henri Verneuil rencontre Robert Merle...

 

Film franco-italien avec Jean Paul BELMONDO, Jean Pierre MARIELLE - 1964 - Musique de Maurice Jarre.

 

Week-end à Zuydcoote est le premier roman de Robert Merle publié en 1949 aux éditions Gallimard et ayant obtenu le Prix Goncourt la même année.

roman historique qui nous entraîne durant deux jours de la vie d'un groupe de soldats Français pris au piège dans la poche de Dunkerque après la défaite franco-britannique.

Maillat  est un personnage complexe, héros sans en être un, désabusé et perplexe par rapport a la situation dans laquelle ils se trouvent. Il s'interrogera tout au long du roman, sur pas mal de choses. Il s'interroge vraiment sur la mort et la nécessité de cette "foutue" guerre. Mais on a l'impression qu'il est à la recherche de quelques choses en lui même. Il trouvera cette chose qu'il cherchait, cette sorte de plénitude ....

 

Pour + d'infos sur cette période:

http://www.sip.be/fv/fv06/synthese.html

 

Autre livre de Robert MERLE: un animal doué de raison

 



samedi 21 février 2009, a 15:20
FARAUD - mot trouvé - mot perdu ?

 

Larousse 2005 : faraud masculin, faraude féminin- (Familier) Celui, celle qui porte ses beaux habits et qui en est fier.

FARAUD (Larousse 1938): pop. Recherché dans sa mise: un faraud ; un paysan faraud.

 

« Après c'était son problème

s'il s'était cru plus fort qu'elle

et plus fort que le monde entier.

Eh, non, mon gars, t'es pas le plus fort… …

Mais t'es tellement têtu, tellement faraud… »

(Anna Gavalda, Ensemble, c'est tout, 2004)

 

WY42CALBMCWJCARDJWQ2CA0F8ESFCAOUYHURCAXJX7A2CAQ3NL1HCADLNYP0CACLGZVDCAL9QV78CAIG9449CA8UQ38TCA3XCJJICARK5P69CA68WN8XCA4XGQSACAK6YWWECAZRR4X4CAMS793QCA42UBGV.jpg consolante.jpg cendrarslotissem.jpg 221932.jpg

 

« Puisque c'était le faraud, en fin de compte, qui avait remporté la mise.

Et comme c'était logique…Ce sont toujours les farauds qui gagnent, non ? »

(Anna Gavalda, la Consolante, 2008)

 

Mon avis perso : et bien comme toujours, contrairement à l'avis de tous, j'ai nettement préféré le dernier livre d'Anna GAVALDA : « La Consolante ». Oui, j'ai préféré l'histoire de cet homme qui voit sa vie remise en question au fur et à mesure du roman. (Mais l'on pourra m'opposer avec justesse que, pour le héros que l'auteur a choisi, c'est facile, puisqu'il est riche et reconnu !)

J'en ai extrait de joli passage, dont un que vous pouvez lire ici :

http://riversaone.blog.mongenie.com/index.php?idblogp=632528

 

Une bonne analyse, à mon avis, de la société de consommation sans âme que l'on nous oblige à vivre, parfois malgré nous, entraîné que nous sommes, sans forcément pouvoir décider.

Car, non, on ne peut faire de sa vie ce que l'on veut…il est faut de le croire et de vouloir le faire croire. Si cela est possible à un moment donné de notre vie, nous ne sommes pas toujours, à ce moment précis, en état moral de le voir et de le pouvoir. Certains ont la chance de rencontrer des gens d'exception mais ces personnes sont de plus en plus rares et ne peuvent tous nous recevoir.

De peur de la solitude et de son poids, par crainte de la différence voire de l'indifférence, nous passons notre temps à nous accrocher des boulets aux chevilles. Il est un temps où l'on s'y complait…c'est si facile de vivre comme tout le monde….puis vient un jour…

 

Anna Gavalda réussit souvent à glisser ce mot « faraud » dans ses romans….mais qui l'emploie encore aujourd'hui ?

 

Pourtant, je viens de retrouver ce mot:

« N'avez-vous jamais vu des profanes visiter un laboratoire sur la pointe des pieds et manifester, tellement ils sont impressionnés, une émotion religieuse que les meneurs syndiqués les plus farauds et les responsables de cellule les plus bonimenteurs n'éprouvent plus dans une basilique, même pas à Saint-Pierre de Rome. Dans un labo, ils deviennent à vue d'oeil ridicules, de respect et de béatement. Bientôt on visitera les groupes d'usines en chômage comme aujourd'hui les cathédrales désaffectées ou le Kremlin des Tsars. Ce seront des espèces de musées de la barbarie et de la superstition. »

Blaise CENDRARS – Le lotissement du ciel – 1949

 

… ; que ce fût enfin un marché , ou un faraud de village venu se pavaner à la ville - rien n'échappait à la subtilité de mon attention juvénile. (Nicolas Gogol, Les âmes mortes -1842 ; traduction de Henri Mongault -1949) -

 

       faraud.jpg

 

et,  je viens de récupérer, le code pour Janis Joplin: SUMMERTIME...alors, à part de monter le son, que demander d'autres après cela:

 



mercredi 11 février 2009, a 20:36
émerveillement.....fait-on si grande affaire d'un miracle ?

Photo  perso - perce-neige - 11 février 2009

 

Eh quoi —fait-on si grande affaire d'un miracle ?

Quant à moi, je ne connais rien d'autre que des miracles,

Quand je me promène dans les rues de Manhattan,

Ou que je darde mon regard par-dessus les toits dans le ciel,

Ou que je patauge pieds nus le long de la plage dans la marge même de l'eau,

Ou que je me tiens sous les arbres dans les bois.

Ou que je parle le jour avec n'importe qui que j'aime,

Ou que je dorme la nuit avec n'importe qui que j'aime,

Ou que je suis à table en train de dîner avec les autres,

Ou que je regarde les étrangers assis en face de moi dans l'omnibus,

Ou que j'observe les abeilles qui s'affairent autour de la ruche un matin d'été,

Ou les bêtes qui paissent dans les champs,

Ou les oiseaux ou la merveille des insectes dans l'air,

Ou la merveille du couchant ou celle des étoiles qui brillent si tranquilles, si lumineuses,

Ou l'exquise, la mince et délicate courbure de la lune au printemps,

Tout cela et le reste, toutes ces choses et chacune sont pour moi des miracles,

Chacune se rapportant au tout, quoique distincte et à sa place.

Tout cela et le reste, toutes ces choses et chacune sont pour moi des miracles,

Chacune se rapportant au tout, quoique distincte et à sa place.

Pour moi, chaque heure de lumière et d'obscurité est un miracle,

Chaque pouce cubique de l'espace est un miracle,

Chaque yard carré de la surface de la terre est jonché de miracles,

Chaque pied de l'intérieur pullule de miracles.

Pour moi la mer est un continuel miracle,

Les poissons qui nagent – les rochers - les mouvements des vagues – les navires avec les hommes qu'ils portent,

Y a-t-il plus étrange miracle ?

 

On retrouve ce poème (miracles) de Walt Whitman et d'autres, tout aussi remarquables, dans l'Esquisse d'une anthologie de la poésie américaine du XIXème siècle, de Pierre Leyris, coll. « du monde entier » Editions Gallimard, 1995.

                   

********

et puis d'un livre, trouver un poème

et puis d'un poème, faire une recherche internet

et puis, finalement, ...de mots…trouver l'émerveillement…

rêver de liberté...

 

"Parler aujourd'hui d'émerveillement peut sembler une folie, mais cette folie n'est-elle pas la plus grande sagesse devant la désespérance de ce monde? L'émerveillement, en effet, n'est pas un luxe, ni même, la part des sots, mais peut-être, la plus haute vocation de l'homme."

François Darbois

 

mardi 10 février 2009, a 09:49
pfff !!!!!

Pissenlit%20DD.jpg

vendredi 06 février 2009, a 19:06
Philippe LABRO - La traversée -

 

 

Extrait de : 

LA TRAVERSÉE de Philippe LABRO – 1996 -

Beaucoup de passages donnant sujets à réflexion dans ce livre d'un homme en réanimation à l'hôpital:

 

Une mer de sapins bleus –

...« Il y avait donc ce vide et ce vent qui vous tournait la tête et tout ce bleu ondulant en dessous de nous, cette beauté, cette pureté des choses et du temps, et cette envie troublante qui pouvait poindre –l'envie de plonger dans la mer pour s'y fondre. De rouler sur ce tapis, si c'était un tapis, comme un enfant peut rouler sur des draps ou un bébé sur le ventre de sa mère. Cette envie de se mélanger définitivement à la beauté et à la couleur de cet au-delà, ce monde différent qui semblait vous dire :

- Viens ! »...

 

Premier précepte de la traversée –

....« Vous prenez conscience que vous pouvez mourir lorsque vous comprenez que personne, jusqu'ici, n'a encore précisément découvert de quoi vous souffrez. Et n'a donc trouvé de remède pour vous sortir du trou. Vous prenez conscience du trou. » ....

 

Acccepter et refuser l'hôpital -

…les ouvriers et les ouvrières de cette incessante manufacture de la vie qu'est un hôpital méritent toutes et tous votre considération et votre compassion.

….

Qui sont-ils ? Qui sont-elles ? Que font-ils quand ils ont quitté la grande manufacture ? Que lisent-ils, s'ils lisent ? Que voient-elles à la télé ? Que font leurs enfants ? Où iront-ils en vacances –mais ont-ils assez d'argent pour partir en vacances ? Qu'ont-elles vu au cinéma – mais avaient-elles assez d'argent pour aller au cinéma ? Qui sont ces anonymes sous-payés que leur nation ignore et qui, pourtant, ont pour profession de soigner cette nation ? Qui sont ces ouvriers que leur nation méprise ? Une nation qui ignore, méprise et sous-paye ses infirmières, ses policiers, ses chercheurs et ses enseignants est une nation en danger.

....

 

Certes, je ne repars pas avec un livre bien gai...mais bon...(à ne lire que si vous avez le moral..quoique...)

vendredi 05 décembre 2008, a 23:02
EDWARD HOPPER & Philippe BESSON...un instant d'abandon

livre_besson_philippe.jpg  

 

SALON DU LIVRE – au hasard

 

Au milieu de kilos de papier et de milliers de pages, parmi la foule, au milieu des auteurs, à mille lieux de nos errances…. un écrivain retient votre attention.

Pourquoi lui? pourquoi ce livre?

Vous ne le connaissez pas. Est-ce à cause du Edward Hopper? de la Lighthouse Hill? Parce que nous n'irons pas au Dallas Muséum Of Fine Arts pour voir le tableau ? (ça c'est sur!)

Pour un sourire qu'il vous accorde à vous?

A-t-il vu, lui, que vous, vous avez vu le Hopper sur la couverture de son livre, parmi la foule indifférente?

Perçoit-il votre corde sensible lorsqu'il vous présente son livre?

Et voilà, vous l'emportez avec vous, cet "instant d'abandon".

 

Mon premier livre de Philippe BESSON, donc je ne saurais dire "c'est du Philippe Besson" comme on dirait "c'est du d'Ormesson" ou "du Romain Sardou" ou d'autres.

Cela suinte le malheur et le désespoir pourtant les phrases sont belles et le roman se lit comme un poème.

L'auteur est charmeur, et c'est vrai fort sympathique, et m'a mis cette dédicace qui donne le suspens. "Un instant d'abandon » le portrait d'un homme seul face à la meute, seul face à son passé."

 

 Que va-t-il se passer? Comment cela va-t-il finir, toute cette tristesse? Que va-t-il arriver au personnage principal, cet homme face aux autres, face à lui-même, avec son passé si lourd et si encombrant, dans son village natal de bord de mer, encerclés par ces villageois au cœur endurci? Qui osera boire un verre avec lui au café du village où même le barman souffre de le servir?

 

Lui, qui dès l'enfance, n'était pas comme les autres, que la vie a malmené, va-t-il renaître à la joie?

 

Extrait :

« Personne ne peut imaginer ce que c'est la périphérie d'une ville qui n'est rien. C'est là qu'ils ont construit la gare. Pourtant, les trains sont rares, encore plus à la morte saison. On ne s'aventure pas jusqu'ici tout à fait par hasard. Les rails s'arrêtent où commence la Manche. »

….

« Je suis né au milieu d'un automne, un jour de brume, un jour comme un autre, en somme. La brume, elle est là presque tout le temps. Elle recouvre tout, elle nous accompagne, elle sera là jusqu'au jour de notre mort. Elle est notre unique certitude. Ce voile sur nos visages. Ce gris dans nos regards. Ces gouttes qui perlent sur l'avant de nos bras. »

« Je n'ai pas d'âge. Les années ont passé, je les ai perdues. Si je ne devais compter que les années heureuses, je serais encore un enfant. »

« A l'évidence, personne n'a oublié que des hommes sont venus me chercher un jour, qu'ils m'ont emmené loin de la ville, que des années se sont écoulées loin de la ville. C'est un autre qui leur revient. Les gens d'ici, ceux qui ne partent pas, qui ne partiront jamais, pensent qu'on devient forcément un autre quand on vous emmène loin d'eux. C'est eux qui ont raison.

Mais je vous l'ai dit : je n'avais nulle part où aller. »

 

 

Philippe BESSON a reçu pour son premier roman, « En l'absence des hommes », le prix Emmanuel-Roblès, decerné par l'Académie Goncourt.

Ses romans sont traduits en allemand, anglais, brésilien, bulgare, chinois, espagnol, grec, italien, japonais, lituanien, néerlandais, polonais et tchèque.

 

***************

 

SES AUTRES LIVRES :

- En l'absence des hommes

- Son frère

- L'arrière-saison (inspiré d'un tableau d'Edward Hopper – Grand Prix RTL-Lire)

- un garçon d'Italie

- les jours fragiles (prix Femina)

- l'enfant d'octobre

 

**************

 

mardi 28 octobre 2008, a 21:13
Un animal doué de raison - un roman puis un film

 

 

 

EXTRAIT du livre « UN ANIMAL DOUÉ DE RAISON »

de Robert MERLE (1967)

 

C était nu et moite, il s'assit sur le lit, passa les mains à deux reprises sur son visage poupin, comme s'il avait voulu en arracher la fatigue, bon Dieu, il ne sentait plus ses jambes, il mourait de sommeil, il allait pouvoir s'endormir sans somnifère, quel réflexe idiot, bon Dieu, qu'est-ce que ça peut me foutre, de me droguer ou pas, je trouve ça comique, les hommes de mon âge qui renoncent au tabac, à l'alcool, aux excès et qui se mettent à faire des abdominaux sur leur tapis, quels connards, ça les avance à quoi, cette lutte contre la vieillesse, tôt ou tard, ils seront battus, ils mourront par petits bouts, par le poumon, le foie, le cœur, te cancer de la prostate, C ricana, il se sentait plein de haine sans objet défini et sa haine donnait à sa pensée une verve, une force, une accélération qui lui faisaient plaisir,

ils me font bien marrer, l'exercice, la vie au grand air, l'hygiène, la vie saine et réglée, et qu'est-ce que c'est, au fond? un miteux combat en retraite, rien de plus, la débâcle est au bout — absolument sûre la débâcle, la seule chose sûre — mort ou vie, quelle différence? ce mot même : la vie, quelle dérision, quelle duperie, appeler la vie ces quelques minutes chiantes entre deux néants, quelle duperie, tout est truqué, pipé d'avance, la mort au bout, quelles idioties ils nous débitent, avec leur « succès dans la vie », quelle vie? quel succès? moi aussi, j'y ai cru, à l'Université, au succès, et plus tard, je me souviens, je me disais, je ne suis qu'un super-flic, j'aurais pu être un savant, et même aujourd'hui, quand cette connasse me parlait, avoir un labo, des assistants, un travail créateur comme ce métèque, connerie, connerie, personne ne réussit dans la vie, il n'y a que des ratés, tous les hommes sont des ratés puisqu'ils meurent,

…..

 

 

Le Jour du dauphin (The Day of the Dolphin) est un film américain, tiré du livre, réalisé par Mike Nichols sorti en 1973 -

 

Un savant et son équipe étudient le comportement des dauphins: il élève un jeune dauphin et réussit à lui enseigner des rudiments d'anglais. La communication entre cet animal doué de raison et l'homme s'engage. C'est à la fois une fascinante réflexion sur le dialogue entre l'homme et la nature, un hymne à ces animaux extraordinaires que sont les dauphins, mais aussi une réflexion sur l'influence de l'homme, la guerre, l'écologie.

 

 

mardi 28 octobre 2008, a 20:57
Robert MERLE - Un animal doué de raison - (le dauphin)

Un animal doué de raison - livre de Robert MERLE

(roman de politique-fiction qui soulève des problèmes écrit en 1967...toujours d'actualité...)

 

Extrait:

"Bi et Fa, les deux dauphins, le regardaient, ni amicaux, ni hostiles.
- Et bien, Bi, dit Sevilla, tu ne dis rien?
- maintenant je ne parle plus.
- Pourquoi ?
- je ne veux plus parler la langue des hommes.
- Moi non plus, dit Fa tout d'un coup. 
- Pourquoi ? dit Sevilla en se tournant vers lui.

Fa ne répondit pas. 
- Pourquoi Bi ?
Bi le regarda alternativement de l'oeil droit puis de l'oeil gauche....Elle dit d'une voie criarde, nasillarde et parfaitement distincte:
- L'homme n'est pas bon.

 

samedi 13 septembre 2008, a 16:42
AU SECOURS ! je me noie !!

QUI CONNAIT LE CHAT COMME-CA ?

 

 

LE BAIN DU CHAT COMME-ÇA

 

Dans la salle de bains, le bain, tout juste à point, attendait d'être pris...

C'est joliment joli, un bain tout préparé, dans une belle baignoire blanche, se disait le Chat Comme-Ça. L'eau là-dedans paraît verte, d'un vert léger, léger comme feuille, de bouleau au premier printemps; et les robinets argentés du chauffe-bain s'y reflètent et dansent sur la surface oscillante.

Dans le temps qu'ayant glissé, puis chu, puis s'étant enfoncé, le Chat Comme-Ça disparut tout entier, pour la première fois de sa vie, au sein de l'aquatique empire, -sa sensation exclusive fut une terreur épouvantable. L'eau du bain n'était ni froide ni chaude. Le Chat Comme-Ça n'eut donc ni chaud ni froid. Il eut peur tout court. Et n'ayant rien d'autre à faire qu'à avoir peur, il eut peur tout son soûl, tant qu'il put, à s'évanouir, et de la pointe des poils de sa naissante moustache de chat jusqu'à l'extrême bout de ses pattes recroquevillées d'horreur.

Par chance, un miracle survint. Comme les quatre pattes recroquevillées se convulsaient et battaient, l'eau fouettée réagit et le Chat Comme-Ça nagea. Un miracle, je vous ai dit : tous les chatons nagent d'instinct et le mieux du monde.

Le Chat Comme-Ça, toutefois, qui n'en savait rien, en fut éberlué; mais pas moins content, au contraire.

« Ouf », se dit-il, « voilà qui va déjà beaucoup mieux... je me suis cru noyé, sinon pis. Mais n'importe : je n'avais sûrement pas le droit de tomber là-dedans, et je me suis mis dans un cas pendable.»

Ce disant, il nageait de toutes ses pattes.

« Dans un cas pendable, oui... et la plus simple prudence  m'engage à me tirer de là par mes propres moyens, si faire se peut et sans tapage... »

Il nageait de plus belle, longeant patte à patte le bord d'émail vertical et lisse, tout blanc, très beau à voir, mais absolument inaccessible.

« Diable ! » jugea le Chat Comme-Ça, inquiet.

Il avait fait le tour presque complet : nul débarcadère possible. C'était partout la même falaise de grès, glissante comme glace... La baignoire était une prison, et cette prison allait devenir un tombeau. Le cœur du Chat Comme-Ça défaillit. Le Chat Comme-Ça en oublia tous les raisonne…..

 

Je n'ai pas la fin !!!

 Je reste sur ma faim....qui sauve le chat ???

Je n'ai que ce morceau du texte, pas de nom d'auteur  RIEN NADA !!

qui connait cette histoire ??? qui connait le livre d'où ce morceau est extrait ???

 

mercredi 10 septembre 2008, a 11:08
Des mots DOUBS ou des PRUNES pour la bonne cause

 

Et c'est gratuit !

Et c'est trois jours !

Et il y a un cahier spécial dans l'Est Républicain!

Et j'ai scanné la Une sans autorisation, veuillez me pardonner!

Et, hum hum, je fais de la pub pour le Doubs !!!!

tout sur www.doubs.fr

*************************************************************************

 

Sinon, on pourra toujours aller COURIR POUR DES PRUNES autour du Lac de VESOUL-VAIVRE au profit de de l'Association de Sauvegarde de l'Enfant à l'Adulte. (11ème édition)

 

logo_Prune.jpg

 

http://www.ot-vesoul.fr/index.php?IdPage=1210076582

 

http://pagesperso-orange.fr/vesoulmarathon/Archives.htm

 

 

lundi 08 septembre 2008, a 13:13
l'aventure Peugeot - 403 et compagnie à VELLEFAUX

 

Rivalité  entre  le  cheval  et  l'automobile  en  1908 (2ème partie)

 

Pour aller vite et loin, la supériorité de l'auto n'est plus contestée. En 1900, tel cocher d'équipage se flattait encore d'arriver à Versailles aussi tôt, et plus infailliblement, qu'une monocylindre. Mais en 1908 il ne saurait prétendre vous mener à Rouen dans la matinée. Alors les cochers s'attaquent à l'idée de vitesse. Ils observent que la voiture particulière est faite pour le luxe et la promenade : qu'en ville, d'ailleurs, on va toujours bien assez vite ; que pour les longs voyages, il est plus simple et plus confortable de prendre le train. Quand on se promène, une certaine lenteur est la condition du plaisir...

Mais l'argument le plus résistant des cochers, celui qui garde, en 1908, le prestige et tâche de parer à la défaillance des autres, est l'argument esthétique. Il consiste à dire que l'automobile est laide, et le restera, quelles que soient les améliorations de forme qu'on lui apporte. « Une voiture à laquelle il manque quelque chose par-devant», voilà le grief banal. Mais certains lui donnent plus de nerf. «Rien ne vaudra jamais deux beaux chevaux, qu'on a à trotter ensemble, du même pas, la patte haute et ronde, la tête bien relevée ; et, sur le siège, quelqu'un qui sait tenir les guides ; et deux belles livrées qui font honneur à une maison. Car il faut bien le dire, vous autres chauffeurs, vous êtes drôlement habillés. Vous avez l'air d'employés de chemins de fer, de garçons de bureau. Et puis un équipage, c'est beau parce que c'est vivant. On arrivera à faire des autos de moins en moins grotesques, ce ne sera jamais qu'une machine. »

 

Jules ROMAINS, Les Hommes de bonne volonté (Flammarion).

 

 

 

lundi 11 août 2008, a 19:27
MAURIN DES MAURES à 100 ans - souvenirs souvenirs

Maurin des Maures  voir: www.2008maurin.com

Maurin des maures - Main title - Maurin des maures - Générique
1970. Série télé, d'après un roman de Jean AICARD
Titre pour la seconde saison :
l'Illustre Maurin
52 épisodes de 13 mn
Dirigé par Jean Canolle et Claude Dagues
Scénario : Jean Canolle
Acteurs : Jean Gaven,
Maurin ; Armand Meffre, Pastouré ; Maurice Sarfati, Sandri ; Roland Armontel, Rinal (1974) ; Mireille Audibert, Tonia (1970) ; Gil Baladou, Grondard (1970) ; Lucien Barjon, Cabissol (1974) ; Henri Crémieux, Rinal (1970) ; Albert Dinan, Orsini (1974) ; Fransined, le planton (1970) ; Henri Guisol, Cabissol (1970) ; Pierre Mirat, Caboufigue (1970) ; Charles Moulin, Larrigue (1970) ; André Nader, Cigalous ; Marie-Pascale Nesi, Tonia (1974) ; Jean Panisse, Merlusse (1970) ; Rellys, Saulnier (1970) ; Michel Ricordy, le gendarme (1974) ; Roger Rudel, le préfet (1974).
Compositeur : Francis Lemarque

1ère diffusion française : 1970 

1ère chaine de diffusion française : ORTF 1ère chaîne

lundi 11 août 2008, a 19:06
Sans le paysan, aurais-tu du pain ? Jean AICARD

 

Sans le paysan,  aurais-tu du pain ?

C'est avec le blé qu'on fait la farine;

L'homme et les enfants, tous mourraient de faim,

Si dans la vallée et sur la colline,

On ne labourait et soir et matin.

 

Sans le boulanger, qui ferait la miche ?

Sans le bûcheron, — roi de la forêt, —

Sans poutres, comment est-ce qu'on ferait

La maison du pauvre et celle du riche ?

 ... Même notre chien n'aurait pas sa niche I

 

Où dormirais-tu dis, sans le maçon ?

C'est si bon d'avoir sa chaude maison

Où l'on est à table, ensemble, en famille !

Qui cuirait la soupe, au feu qui pétille,

Sans le charbonnier qui fît le charbon ?

 

Sans le tisserand, qui ferait la toile ?

Et sans le tailleur, qui coudrait l'habit ?

Il ne fait pas chaud à la belle étoile !

Irions-nous tout nus, le jour et la nuit,

Et l'hiver surtout, quand le nez bleuit ?

 

Aime le soldat, qui doit te défendre !

Aime bien ta mère, avec son cœur tendre !

C'est pour la défendre aussi qu'il se, bat.

Quand les ennemis viendront .pour te prendre,

Que deviendrais-tu sans le bon soldat ?

 

Aimez les métiers, le mien et les vôtres !

On voit bien des sots, pas un sot métier;

Et toute la terre est comme un chantier

Où chaque métier sert à tous les autres,

Et tout travailleur sert le monde entier.

 

Jean AICARD

Né à Toulon, le 4 février 1848. Mort le 13 mai 1921.

Poète, romancier et auteur dramatique, Jean Aicard, profondément marqué par son enfance méridionale, se fit dans ses vers le chantre de la Provence. Inspiré par Lamartine qu'il fréquenta adolescent, il lui dédia une ode qui fut couronnée par l'Académie française.

Auteur de pièces de théâtre (Pygmalion, Othello ou le More de Venise, Le Père Lebonnard), il écrivit aussi des romans dont le plus célèbre, Maurin des Maures (1908)  (Source : http://www.academie-francaise.fr/Immortels/)

 

Illustration: D'après un fragment d'un tableau de Régis Deygas, ca 1920

http://www.amis-de-jean-aicard.org/

 

mercredi 06 août 2008, a 19:58
André BESSON – Une étrange odeur d'Absinthe

André BESSON – livre : Une étrange odeur d'Absinthe

Hum, quel parfum envoûtant…..

 

« Deux ans de dur pour carambouille sur voitures de luxe,…. »

 

carambouille: revente d'une marchandise qui n'a pas encore été payée....

mon vieux dico 1938 ne connaît pas la carambouille !

mais il connaît :

- le carambouillage : escroquerie consistant à acheter à crédit pour à revendre ce qu'on n'a pas payé.  (…ça marche aussi .à chaque fois que l'on vend une maison qu'on a pas fini de payer ???? Mais non va ! – c'est surtout pour les voitures, je pense !))

- les carambouilleurs : (argot), escroc qui achète sans payer et revend comptant. (…c'est sur qu'il doit être content…)

 

mon jeune dico 2005 connaît le carambouillage ou la carambouille mais pas les carambouilleurs… : (il accuse même l'Espagne ! carambola !) escroquerie qui consiste à revendre au comptant une marchandise sans avoir fini de la payer. (…au comptant c'est vite dit, va peut-être pas être content longtemps….)

 

Tiens il connaît aussi les carabistouilles, mais seulement au pluriel, et cette fois il accuse la Belgique d'être familière : bêtises, fariboles.

 

photo: riversaone, juillet 2008

dessin de Fortuné

mercredi 06 août 2008, a 13:32
Merci M. BESSON, pour cette étrange odeur d'Absinthe

       cliquez sur la plaque - est-ce que cela marche avec tous les P.C. ? (je n'en ai pas l'impression !)          

 

  *******

André BESSON – livre : Une étrange odeur d'Absinthe

 

Hum, quel parfum envoûtant…..

Je viens donc de finir le livre d'André BESSON, qu'il a bien voulu me dédicacer, perso à moi, et oui, c'est vrai.

C'est un polar qui raconte l'histoire d'un trafic d'alcool ; vous l'auriez deviné au titre. Non ??

Donc, et comme j'aime bien cela, j'ai extirpé quelques mots savoureux que voici, ici ou sur les articles suivants (puisque….scrogneugneu….on ne peut mettre que deux images ici !!)

 

« Au passage, il remarqua les trois énormes semi-remorques toutes neuves alignées devant le quai d'embarquement. Elles étaient pleines et portaient, toutes, sur le couvercle de leurs trous d'hommes les plombs réglementaires des Douanes. »

 

                     ********

trou d'hommes / portes de visites

                     ********

il existe aussi des trous de poing.

http://www.manways-opa.com/index.php/catalogue-produits/portes-de-visitetrous-d-hommesautres

 

** en mot croisé, si vous trouvez « trou d'homme », en quatre lettres, c'est……c'est……VOUS AVEZ UNE SEMAINE POUR TROUVER ! votre blog sera cité ici, et félicité sur site !  ====="PORE"

et oui c'est encore Calypso alias Pootchie qui gagne!

 

Si vous avez des hauts parleurs, EN ATTENDANT CLIQUER SUR L'IMAGE (trou d'hommes) --- mais n'ayez pas peur !!!!

 

mardi 05 août 2008, a 08:51
L'ARCHIPEL DU GOULAG - ADIEUX

Alexandre Soljenitsyne a été rendu célèbre par sa dénonciation du goulag. (Maxppp)

 

********************

 

Depuis hier, je n'ai pas eu l'occasion de regarder les informations et j'apprends ce matin, en ouvrant la page "msn" sur mon pc, le décès de M. Alexandre Soljenitsyne.

Samedi soir, au hasard d'une conversation, j'évoquais cet écrivain devant des amis. Ils ne connaissent pas ??? (Si vous saviez leur profession….enfin bref !)

Les médias français ont-ils annoncé ce décès ? je n'ai rien entendu.

Et ce midi, juste un bref rappel que sa dépouille est exposée à MOSCOU .

 

Alexandre Issaïevitch Soljenitsyne, né le 11 décembre 1918, à Kislovodsk, dans le Caucase, est décédé à Moscou, en son domicile, ce 3 août 2008 à l'âge de 89 ans.

Romancier et dissident russe, il  est notamment  l'auteur de l'Archipel du Goulag, livre que j'ai eu la chance de lire lorsque j'avais environ 18 ans, peut-être même avant.

Il laisse derrière lui une œuvre littéraire monumentale qui lui fallut en 1970 le prix Nobel de littérature. Alexandre Soljenitsyne a narré au monde la réalité du système concentrationnaire soviétique dans "Une journée d'Ivan Denissovitch", "Le Premier cercle" ou "L'Archipel du Goulag", à partir de sa propre expérience des camps et de témoignages de prisonniers. Il est l'auteur également du "Pavillon des Cancéreux".

Il  fut condamné à huit ans de camp en 1945 pour avoir critiqué les compétences militaires de Staline dans une lettre à un ami. C'était l'un des "plus grands penseurs du XXe siècle", "pourfendeur" du totalitarisme, qui défia le pouvoir soviétique en dénonçant l'horreur du Goulag.

 

Sa vie devient une conspiration permanente pour voler le droit d'écrire. En décembre 1973, paraît à Paris (en version russe) L'Archipel du Goulag où il expose le système concentrationnaire soviétique du Goulag, qu'il a vécu de l'intérieur, et la nature totalitaire du régime socialiste. Écrit entre 1958 et 1967 sur de minuscules feuilles de papier enterrées une à une dans des jardins amis, une copie avait été envoyée en Occident pour échapper à la censure.

 

lundi 04 août 2008, a 16:39
Elle s'appelait Anna - c'était un 4 août -

Elle s'appelait Anna rappelle-toi
La plume courait entre ses doigts
Elle écrivait des mots d'amour et de foi
Car elle avait 13 ans Anna

Moi j'ai un jardin rempli de fleurs
Un monde d'amour tout en couleur
Que je fais vivre en mon cœur
Que je fais vivre en mon coeur.
                                 Daniel Guichard
                                 Francis Lopez

 

 

QUATREAOÛT

Un peu d'Histoire messires et gentes dames

 

1443 : Fondation des Hospices de Beaune, hôpital pour les pauvres, créé à l'initiative de Nicolas Rolin, chancelier du duc de Bourgogne Philippe II le Bon, et de son épouse Guigone de Salins.

1532 : Traité de rattachement de la Bretagne à la France.

 

1693 : Date probable de découverte du procédé de fabrication du Champagne par Dom Pérignon.

1789 : En France, abolition des privilèges par l'Assemblée nationale constituante. (ah bon ???)

 

 

1914 : Invasion de la Belgique par l'Allemagne.

1916 : (Première Guerre mondiale) : Sur le front du Moyen-Orient, second raid germano-turc sur Le Caire.

1940 : L'armée italienne d'Abyssinie entre en Somalie britannique.

1944 : Arrestation d'Anne Frank par la Gestapo, ainsi que sept autres Juifs à Amsterdam.

 

 

vendredi 04 juillet 2008, a 19:29
LES HAUTS DE HURLEVENT - Wuthering Heights - 1939

 

LES HAUTS DE HURLEVENT - 1939 -

 

"l'un des 10 meilleurs films du Monde"

 

avec :

Laurence OLIVIER,

Merle OBERON,

David NIVEN

 

l'inoubliable chef d'œuvre de

William WYLER

d'après le roman d'Emily BRONTË

 

100 minutes de noir et blanc intenses !

 

Pratiquement élevés ensemble, Heatcliff et Cathy sont unis par un amour dévorant et sans concession. Afin de se libérer de l'emprise du jeune homme, Cathy accepte d'épouser le fortuné Edgar. Mais se libère-t-on jamais de l'amour ?... En adoptant ce classique de la littérature romantique, William Wyler a conservé tout ce qui faisait la force du roman d'Emily Brontë, l'atmosphère envoûtante, la violence du sentiment amoureux, la passion destructrice d'Heatcliff.

 

En fait, Cathy, issue d'une famille de propriétaire, se refuse à épouser Heatcliff, enfant trouvé par son père, et lui préfère un voisin propriétaire et riche….

 

 

Nota : voir ici mes articles au sujet de Charlotte Brontë et ici.

 

 

 

lundi 02 juin 2008, a 11:03
DAMPIERRE SUR SALON du LIVRE - COUYBA

Troisième rencontre autour du livre à

DAMPIERRE SUR SALON :

 

- Voyager au pays des écrivains, loin du bourdonnement de la Ronde Luronne (Rallye auto),

- Ecouter des lectures sur fond de contrebasse ou d'accordéon,

- Faire des achats ou regarder seulement les images du passé, lire des histoires d'aujourd'hui, des souvenirs pour demain,

- Rencontrer des auteurs très sympathiques et souriants.

 

Cette troisième rencontre, loin de la ville mais proche de l'Homme, nous laisse repartir, des pages plein les mains, des rêves plein la tête.

 

En prime : un slam sur le pays des Mille Etangs enchanteur, par Françoise ASCAL, poète-auteur.

 

photo: riversaone - petit aperçu de la Maison COUYBA à DAMPIERRE SUR SALON (temps gris! mais ambiance ensoleillée dans les salles!)

Organisation: ACBIZ'ARTS - émail acbizarts@orange.fr

 

http://www.cc-4rivieres.fr/

vendredi 30 mai 2008, a 13:36
Andrée CLAIR - MOUDAINA ou deux enfants au coeur de l'Afrique

Livre de Andrée CLAIR - "MOUDAÏNA ou deux enfants au cœur de l'Afrique"

L'histoire se déroule au Tchad, où Hélène (9 ans) arrive avec sa Maman, institutrice. Hélène se lie d'amitié avec Moudaïna, doué pour les études."

Livre paru aux Editions BOURRELIER en 1952 - illustré par J. Hartmann de jolis dessins noirs et blancs. Il semble qu'une suite a été écrite mettant en scène la petite sœur de Moudaïna.

 

Quelques phrases qui ont attiré mon attention:

"un margouillat" c'est ainsi qu'on nomme les lézards au Tchad.

"- Tu vois, les Blancs sont paresseux, personne n'est levé.

"- Ils n'ont rien à faire. C'est le boy qui fait tout.

"- Tu croix qu'ils ne font vraiment rien ?

"- Bien sûr ! Tu les as déjà vus pagayer, garder les moutons, faire la cuisine ou construire une case ? Non ! Ils s'asseoient et font de tout petits dessins avec de l'eau noire et un drôle de morceau de bois, ou bien ils ne bougent pas et regardent d'autres petits dessins noirs alignés sur quelque chose de blanc et plat ; ça ne sert à rien.

"-Je ne sais pas si ça sert à rien ces manières de Blancs, répond Moudaïna songeur. Les Noirs qui vont à l'école les apprennent, ils savent se servir de l'eau noire et regarder les petits dessins. Ils disent qu'avec on peut savoir tout ce que font les Blancs.

" Si on peut savoir tout ce qu'ils font, ils ne sont pas malins. Parce que nous, nous n'avons pas de petits dessins noirs, et ils ne sauront pas nos secrets.

"oui, oui", fait Moudaïna, pas très convaincu….

"- Des calebasses.

"- Qui les fabrique ?

"- La terre, le soleil et la pluie.

"- Non, ne me dis pas pour de rire, dis-moi pour de vrai.

"- Pour de vrai: c'est la terre, le soleil et la pluie."

Hélène ne sait que penser et ne comprend pas. Elle le dit à sa mère.

"Rien de plus simple, la calebasse est le fruit du calebassier.

"- Oh !" …

"Je parler français petit peu. Pas aller école, mais aller en France faire tirailleur, faire la guerre. Lit'nant venir dans village demander dix Kotokos pour aider France. La France, c'est loin, alors chef commander: "Toi, toi, toi." Moi partir. Blessé pour la France. La France c'est beau, mais c'est froid. Comme la neige. Et les gens aller trop vite. Toujours courir."

….

"Je saurai à quoi servent les petits dessins faits avec de l'eau noire, et j'apprendrai tant d'autres choses !"

Les cent quinze élèves du cours préparatoires se mettent en rang devant Assane, leur maître….Les écoliers s'entassent sur les bancs étroits.

….

"- Le téléphone et la T.S.F., c'est mieux que ton tam-tam ?

"- Si tu veux, seulement nous n'avons besoin que d'un tam-tam et de deux bâtons."

 

mercredi 28 mai 2008, a 19:29
RENCONTRES AUTOUR DU LIVRE à DAMPIERRE SUR SALON

Il se passe vraiment beaucoup de choses, et je ne pourrai pas aller partout.

Mais cette troisième rencontre du livre à DAMPIERRE SUR SALON, c'est vraiment tentant:

Auteurs, éditeurs, poésie, ateliers jeunesse, expositions, spectacles, lectures musicales...etc.

 

http://www.cc-4rivieres.fr/

http://www.tourisme.fr/module/stat/url/url.asp?insee=70198&url=http://perso.wanadoo.fr/ot-dampierrois-fresnois/

 

C'ETAIT TROP BIEN! lecture publique MA-GNI-FI-QUE

lundi 05 mai 2008, a 10:47
LOYAUTE de Zénaide FLEURIOT - belle ile en mer

LOYAUTE de Zénaide FLEURIOT - hachette 1937

 

Un bol d'air breton - romantisme à souhait sur petite île

 

L'héroine Guyonne écrit à une amie partie pour les Indes, une sorte de journal qui dévoile toute l'histoire:

"cela me plaît de vous écrire longuement, quotidiennement, à vous absente. Dans ma vie, qui est la plus monotone du monde, ce me sera une distraction. Je le sens, tout va m'intéresser doublement grâce à cette arrière-pensée que vous êtes présente. Je ne serai plus l'esclave du format gênant du papier à lettre ; ses carrés blancs semblent poser des bornes aux épanchements et raccourcissent forcément les confidences."

….

"En ce moment il me semble acquérir je ne sais quelle triste expérience de la mobilité des sentiments humains, et cela m'attriste parfois jusqu'aux larmes."

 

Citation d'un sonnet de Benserade:

"O Lune, sans faire de bruit

Vous avez bien rôdé la nuit,

Vous vous maintenez par le monde

Et toujours fraîche et toujours blonde ;

Mais comment vos attraits ne sont-ils point usés ?

Ce n'est pas d'aujourd'hui, Lune, que vous luisez."

 

"Ainsi on me souffle un mari, on jouit des aises les plus raffinées de la vie, on s'entoure d'objets enchanteurs, on n'a jamais de ces soucis d'argent qui sont les vers rongeurs de la vie, et c'est moi qui suis l'heureuse ! Le bonheur ne serait-il qu'un mot ?"

 

"Que tout est variable en ce monde ! Les existences les plus calmes n'échappent pas au roulis: la vie est une véritable traversée."

 

Nota: mes phrases choisies dans mes lectures ne résument pas un livre. Celles-ci sont un peu tristes peut-être par rapport à la gaîté émanant de cette lecture.

vendredi 02 mai 2008, a 13:31
la bicyclette est un instrument bien amusant

Alain FOURNIER - Le Grand Meaulnes -

 

"Je n'avais jamais fait de longue course à bicyclette. Celle-ci était la première. Mais, depuis longtemps, malgré mon mauvais genou, en cachette, Jasmin m'avait appris à monter. Si déjà pour un jeune homme ordinaire la bicyclette est un instrument bien amusant, que ne devait-elle pas sembler à un pauvre garçon comme moi, qui naguère encore traînais misérablement la jambe, trempé de sueur, dès le quatrième kilomètre !... Du haut des côtes, descendre et s'enfoncer dans le creux des paysages ; découvrir comme à coups d'ailes les lointains de la route qui s'écartent et fleurissent à votre approche, traverser un village dans l'espace d'un instant et l'emporter tout entier d'un coup d'œil... En rêve seulement j'avais connu jusque-là course aussi charmante, aussi légère. Les côtes mêmes me trouvaient plein d'entrain. Car c'était, il faut le dire, le chemin du pays de Meaulnes que je buvais ainsi..."

lundi 28 avril 2008, a 22:07
Fabriquer l'or à pleines mains....

'L'Angélus de minuit" de Gilbert BORDES (R.LAFFONT 1989) - photo BONNEL/DIAPHOR pour France Loisirs

 

Bien que le prénom du héros m'ait paru ardu, un bon roman plein de respect et d'amour pour les siens. Une ode au respect de soi-même. Cela se passe dans un hameau  où les travaux sont perturbés par une cloche abandonnée qui agace les esprits.

 

"Brutus rentre dans la pièce du pain, pousse du pied la paillasse de la mémé. Il prend la farine à pleines mains dans le sac poussiéreux ; le contact est doux, froid. Il en forme un barrage au milieu de la maie vide. Mélanie verse d'un côté le levain et, de l'autre, de l'eau chaude. Brutus jette deux grosses poignées de sel puis perce une trouée dans le mur de farine. L'eau coule lentement vers le levain gris et le dissout. Alors l'homme se met à pétrir en force. Il sue. Mélanie lui essuie le front avec un mouchoir propre. Pas question de s'économiser ! La pâte élastique doit être longuement travaillée pour que la mie soit légère et savoureuse. L'odeur aigrelette du levain pique les narines.

Enfin, lorsque la pâte ne colle plus aux doigts, Brutus la divise en cinq boules que Mélanie dispose sur le tissu des paillons. Elle les emporte dans le lit où elle a mis des briques chaudes. Entre les draps l'édredon remonté comme pour un malade, le pain nouveau va lever…"

 

Encore un roman campagnard! et oui, mais c'est grâce à eux que nous sommes là (ce sont nos ancêtres), ils sont "Mort pour la France", ils nous ont nourri en 1940...et à ce jour ils touchent le minimum de pauvreté...

mercredi 23 avril 2008, a 13:54
Pluie de Saint-Georges coupe aux cerises la gorge

23 AVRIL *** "Quand Avril en fureur se met, il n'y a pas de pire mois dans l'année"

 

1516 : Décret sur la pureté de la bière, en Allemagne (Reinheitsgebot).

1582 ou 1564  ??? :Naissance de Shakespeare (cf WIKIPEDIA)

1616: Mort de Miguel de Cervantes (calendrier grégorien) et de Shakespeare (calendrier julien)

1919 : Vote de la loi instituant la journée de travail de 8 heures en France et faisant du 1er mai un jour férié.

 

 

J'suis pas alcolo mais pour une p'tite mousse...(avec modération bien sûr!)

lundi 21 avril 2008, a 10:00
CHARLOTTE BRONTË - Jane Eyre * Mes pieds sont endoloris, mes membres sont las

Poésie extraite du livre Jane Eyre:

Au temps où nous errions comme des bohémiens, II y a bien longtemps.

 

Mes pieds sont endoloris, mes membres sont las ;

Long est le chemin, les montagnes sont désertes.

Un crépuscule morne et sans lune va descendre

Sur le sentier du pauvre orphelin.

Pourquoi me fait-on fuir dans ces lointaines solitudes,

Sur les hauteurs  où, parmi un amoncellement de  roches grises, s'étend la lande ?

 

L'homme a le cœur dur, les bons anges seuls,

Veillent sur les pas du pauvre orphelin.

Cependant, lointaine et douce, souffle la brise de nuit,

Le ciel est sans nuage, les claires étoiles brillent faiblement.

Dieu, dans sa miséricorde, protège, soutient,

Remplit d'espoir le pauvre orphelin.

Même s'il m'arrivait de trébucher en passant sur le pont qui s'effondre

 

Si, trompé par de fausses lueurs, je m'égarais dans les marécages,

Mon Père, selon ses promesses et sa grâce,

Prendra toujours sur son cœur le pauvre orphelin.

Cette pensée doit me donner du courage ;

Si je suis sans abri, sans famille,              

Le ciel est ma demeure, le repos m'y attendra,

Dieu n'est-il pas l'ami du pauvre orphelin ?

 

 

 

Résumé du livre:

Orpheline, Jane Eyre est recueillie par sa tante, qui la traite durement depuis la mort de son mari, et vit avec ses cousins, qui ne sont pas tendres avec elle. Pour préserver leur tranquillité et pour tenter de corriger les "vices'"de l'enfant, la petite est envoyée dans une pension pour jeunes filles pauvres, Lockwood, où elle va grandir, étudier mais aussi connaître les misères d'un établissement fonctionnant grâce à la charité. Alors qu'elle a dix-huit ans, elle part pour le manoir de Thornfield et devient la gouvernante de la pupille du propriétaire, Edward Rochester. Au fil des jours, cet homme bourru va être séduit par le caractère et le naturel de Jane : c'est le début d'une grande histoire d'amour qui devra surmonter de nombreux obstacles pour être vécue.

 

Illustration: scrapbooking du pauvre - vieux magazine de mon enfance

lundi 21 avril 2008, a 09:46
CHARLOTTE BRONTË - promenade dans la lande sauvage

 

Charlotte Brontë Charlotte Brontë Romancière anglaise
Née à Thornton le 21 Avril 1816
Décédée à Haworth le 31 Mars 1855

Après la mort de ses deux grandes soeurs, Charlotte Brontë devient l'aînée de la famille. Elle grandit dans le Yorkshire ; avec son frère et ses deux jeunes soeurs, elle parcourt inlassablement les landes sauvages qui les entourent afin de quitter la morosité du presbytère où reste leur père, marqué par le veuvage. Douées de talents littéraires, les jeunes filles écrivent des poèmes qu'elles publient sous les pseudonymes masculins de Currer, Ellis et Acton Bell, époque oblige ! En 1847, elle se fait connaître en publiant 'Jane Eyre', chef d'oeuvre depuis repris plusieurs fois pour le cinéma. Puis, elle écrit 'Shirley' (1849) et 'Villette' (1853). Son dernier livre 'Le professeur' est publié en 1857 après sa mort alors qu'elle est mariée depuis peu.

 

 

Les citations de Charlotte Brontë

«Regardez à deux fois avant de sauter.»

«La vie me semble trop courte pour la passer à entretenir des ressentiments ou ressasser des griefs.»

«Si nous voulons construire une amitié durable, nous devons aimer nos amis pour eux et non pour nous.»

«Il est vain de dire que les êtres humains se satisfont de la tranquillité ; ils ont besoin d'action et ils l'inventeront s'ils ne la trouvent pas.»

 

mardi 15 avril 2008, a 22:26
Le Tréfle rouge - Henri GUESDON & Jean DELANCRAY

Il y a dans la chambre comme une obscurité très lourde….

Parfois, cependant, des points lumineux traversent cette obscurité… Puis, peu à peu, ces points demeurent plus longtemps… Ils s'étendent… C'est comme une lueur d'aube de printemps qui s'élève, chassant les ombres tristes…

"En même temps percent des sons de cloches lointains et très doux… Des sons qui donnent une musique délicieuse… On se croirait dans un beau jardin après l'orage…

Et voici que des objets familiers se précisent… Un monde très connu et très animé qui se reconstruirait..."

"Il semble qu'un ordre nouveau va régner sur le monde…."

 

Livre "Le TREFLE ROUGE" de Henri GUESDON - Jean DELANCRAY - collection FLEURUS, Edition LAHURE - illustrations de LE RALLIC (pas daté) 1945 ?

L'histoire d'une révolte d'esclaves canalisées par un jeune garçon chrétien fils d'un grand chef gaulois capturé et en esclavage.

 

Photographie Riversaone - un coin de mon jardin

mardi 15 avril 2008, a 13:28
serge, linon, velours et dentelle

Ce passage pour la description  et les allusions aux tissus

"La façon dont elle était vêtue présentait avec ma courte robe de serge, un contraste presque théâtral. Par contre, elle seyait à la grande pièce encombrée et désuète, comme le fruit de cire à la corbeille tressée qui le contient. Le corsage régulièrement boutonné serrait un buste aussi fin, aussi élégant que celui de sa fille. Une ruche blanche l'éclairait sous le menton, et les manches noires, bordées dans le bas d'un large velours noir, s'évasaient sur une seconde manche de linon ruché et bouillonné comme on en portait vers le milieu du second Empire. L'immense jupe sombre avait elle-même des airs de crinoline. Enfin, le visage qu'elle tourna vers moi -au bruit que je fis en entrant- et qu'amenuisaient sous une coiffure de dentelle noire, des bandeaux encore foncés, fut celui de Francis, puis d'Alix, puis les deux ensemble, fondus dans une perfection d'ivoire."

 

EXTRAIT de  "Agnès de rien" de Germaine BEAUMONT  (PLON 1943)

image: un de mes petits trésors

lundi 14 avril 2008, a 18:39
La gymnastique du percepteur - Récits de Pierre LALOI par Ernest LAVISSE

Extrait d'un livre de lecture courante - morale - morale civique de 1925 (chez Armand COLIN)

jeudi 10 avril 2008, a 21:01
Personne n'y échappera - roman de Romain SARDOU -

Il faut aimer ce style de roman policier assez flippant...

Cela se lit tout seul....nous avons hâte de connaître la fin et les rebondissements, mais âme sensible s'abstenir!

 

"…la "vérité" se cache toujours au prochain virage. Selon, lui il suffisant de ne jamais lever le pied et de garder l'oeil ouvert."

 

"Franklin se demanda si son humeur bourrue était due à l'état catatonique de sa maison d'édition."

 

"Tout était calme et silencieux. Le propre d'un antre d'écrivain: un cerveau qui chauffe, des doigts qui cavalent et le reste suspendu, sans mouvement, délivré du temps."

 

Page 259 (pocket): …que les mots pouvaient cacher de multiples réalités, souffler des secrets, jouer au plus malin avec le lecteur. Ce que j'ai lu par la suite, je l'ai lu avec cette idée en tête…."

 

jeudi 10 avril 2008, a 19:47
Alexandre JOLLIEN : le métier d'homme - algodicée -

Extrait du livre de Alexandre JOLLIEN : le métier d'homme :

 

Ta pathemata mathemata *** Grec, ce qui fait souffrir nous enseigne *

 algodicée, elle part de l'expérience que voici : rien de pire qu'une souffrance gratuite, absurde, dépourvue de sens.

 

Résultants de Recherche GOOGLE sur "ALGODICEE":

Reprise de la phrase de JOLLIEN : Car l'algodicée, quintessence de la légèreté, réclame ce va-et-vient entre moi et l'autre. Rien de pire qu'une souffrance subie dans la solitude. Notre devoir : lutter ensemble contre ce qui blesse pour poursuivre notre joyeux combat.

 

photo riversaone - village de Haute Saône - février 2008

mardi 08 avril 2008, a 13:37
Livre: Un noir et des blancs - Noël AUBLED - 1948 * paysanne de France

Extrait de UN NOIR ET DES BLANCS, de Noël AUBLED,

collection Ames Vaillantes, 2.4.1948 :

"Ti sais, la Mamizelle, les Moussié-Dames du village de ta grand'maman y en avoir beaucoup beaucoup di courage.

"Et c'est bien vrai, vrai plus que jamais, de façon très émouvante même.

Le jour où les hommes sont partis pour la guerre, les femmes ont ramassé leurs outils sans un mot, sans une plainte comme elles l'auraient fait de leurs aiguilles à tricoter tombées à terre.

La moisson était là, pas encore battue ; le raisin était sur pied, mûrissant lentement dans la chaleur de l'été ; les pommes de terre n'étaient point arrachées, ni les regains coupés.

Alors, écrasant au coin de leurs yeux les larmes qu'elles s'étaient défendu de verser, les paysannes de France se sont mobilisées au service de la terre comme leurs maris et leurs fils se mobilisaient au service de la Patrie."

 

Très beau livre sur une époque révolue…une petite leçon de morale pour nous les blancs de peau à l'esprit obtu.

dimanche 30 mars 2008, a 16:52
Yvonne JANNIN - La ferme du poirier Grillot ** roman bressan

Livre : La ferme du poirier Grillot

auteur : Yvonne Jannin, roman bressan

éditions : LA BONNE PRESSE (1946)

PAYSAN

"Peut-on blâmer "cette race enragée à l'épargne", dure à elle-même, avare afin d'être plus large avec ses descendants ? Méthode qui a fait ses preuves, qui a empli les bas de laine et contribué à la richesse nationale, au patrimoine commun…. Et cependant, méthode périmée en un temps où l'économie patiente ne suffit plus à satisfaire d'autres conditions de vie ni les exigences d'une jeunesse impatiente de jouir."

….

"Même aujourd'hui, si on lui apprenait à saisir le devoir à bras-le-corps pour mener avec lui, allégrement, le combat da la vie ! Si on savait l'entraîner dans le désir du mieux faire, la persuader que tous les demains ne seront pas l'exacte répétition de tous les hiers, mais que, au contraire, "chaque jour donne une chance d'améliorer, de faire bon usage de tout ce qu nous avons appris pendant tous les hiers".

"-Alors, tu prends ton parti comme ça, toute de suite, d'avoir un gendre de la ville, bon à rien pour nous…Et nos terres donc ?

- Nos terres ?.... On les travaillera jusqu'à temps qu'on puisse plus…

-Et après nous ?

- Oh ? après nous….Elles se passeront bien de nous nos terres, va !....

"Nos terres." Oh ! leurs terres…Leurs terres dont pas une parcelle qui ne fût labourée, ensemencée par Vittaut, précédemment par le père de Vittaut et son aïeul déjà…Dont pas une motte qui ne fût foulée, binée, sarclée par elle ou ses filles… Ces terres pour lesquelles on sacrifiait tout, repos, soins du ménage, soins de soi-même ; pour lesquelles on bravait tout, chaleur, vent aigre, orage, froidure et boue. Ces terres qu'au temps de leur jeunesse, elle et Vittaut arrondissaient avec tant d'âpre joie d'une parcelle ici, d'un arpent là, à coups de travail, de misère, d'acharnement.

On les laissera….ces terres ?

A qui ? A des étrangers ! Ils ont mis vingt-cinq ans à les grouper, le notaire mettra vingt minutes à les disperser, en moins de temps que ne brûleront ses trois petites bougies fatales. Ou bien cette propriété, ce domaine sera divisé par ces marchands juifs dont Vittaut parlait ce matin, et avec cet argent leurs filles achèteront quoi ?"

 

++++

vendredi 28 mars 2008, a 19:47
Journée nationale du sommeil en FRANCE avant le changement d'heure

1803 (7 germinal An XI) : Bonaparte donne naissance au franc germinal qui restera en vigueur jusqu'en 1914.

 

1882 : Jules Ferry propose une loi instituant l'obligation scolaire de 6 à 13 ans.

 

1928 : Paris : Téléphonie : inauguration de la liaison avec New York; la liaison avec Alger a été inaugurée le 20 mars. Un nouveau service public est créé. Il s'agit de « Danton-Police » (police-secours).

 

1939 : France : Sortie de la Peugeot 202, qui a quatre places.

 

1976 :

La planète compte 4 milliards de personnes, selon le Population Reference Bureau. La population mondiale a ainsi augmenté d'un milliard d'individus en 16 ans.

Adoption de l'heure d'été.

 

1981 : C'est le dernier vol commercial de Caravelle sur Air France.

 

 Naissance

1862 : Aristide Briand, homme politique et diplomate français († 7 mars 1932, 69 ans).

 

Décès 

  1941 : Virginia Woolf, écrivain et féministe britannique (° 25 janvier 1882, 59 ans)

2004 :  Robert Merle, écrivain français (° 28 août 1908, 95 ans)

 

Célébration:  En France journée nationale du sommeil (!!??) mais non c'était le 19

lundi 24 mars 2008, a 16:29
24 mars - Au nom de la loi, de la croisière jaune à la Lune....et à l'or noir

1905 : Décès de Jules Verne, écrivain français (né le 8 février 1828)

 

1930 : Naissance de Steve McQueen, de son vrai nom Terence Steven McQueen né à Beech Grove dans l'Indiana aux États-Unis est un acteur et producteur américain († 7 novembre 1980 à Ciudad Juárez au Mexique).

 

1934 : Citroën présente le premier modèle d'automobile à traction avant : la 7CV « Traction avant ».

 

1965 : Sortie en France du film " Le Corniaud " de Gérard Oury avec Bourvil, Louis de Funès, ......"elle va marcher beaucoup moins bien...." (sa Citroën...)

 

1989 : Naufrage en Alaska du supertanker Exxon Valdez : plus de 40 000 tonnes de pétrole brut se répandent sur 1 700 Km de côtes.

 

lundi 24 mars 2008, a 15:30
l'eau de gomme ?? Gomme de sapin ?

L'EAU DE GOMME:   EXTRAIT de  "Agnès de rien" de Germaine BEAUMONT  (PLON 1943)

…je boirai volontiers un verre d'eau de gomme qui est excellente contre toutes les affections de l'estomac.

…..Et maintenant, apportez-moi un verre d'eau de gomme, je vous prie. Je crois bien vous l'avoir déjà demandé.

Je me levai avec empressement, heureuse d'échapper à ce bizarre tête-à-tête:

- Où trouverais-je ce qu'il faut pour vous le préparer, Madame?

- la poudre est dans la poche de mon tablier de taffetas noir et d'ailleurs il y en a des traces partout. A l'intérieur des tasses, et dans les tiroirs. ….

Je me rendis à la cuisine dans l'espoir d'y trouver le produit qu'elle réclamait. J'ouvris les placards sans y voir aucune trace de poudre de gomme…..

En désespoir de cause, je fis fondre un morceau de sucre dans un grand verre d'eau et plaçai le verre sur un petit plateau de tôle peinte.

 

Serait-ce…………….

LA GOMME DE SAPIN
"Le Baume du Canada",

une gomme qui apaise

La gomme de sapin provient des émergences de l'écorce du Sapin Baumier, sapin majestueux que l'on trouve au Québec. Les colonisateurs Français grâce aux Amérindiens apprirent les multiples usages et vertus de cette gomme. Ceux-ci s'en servaient notamment en cas de grippe, de scorbut, sur les coupures et brûlures... même les trous de leurs canots étaient colmatés par cette précieuse gomme...

lundi 24 mars 2008, a 14:29
Agnès de rien - Germaine BEAUMONT (roman 1943)

Rien

…"Rien. Quelle résonance, dans ce mot! De même que le silence contient toutes les paroles, ce rien contient toute ma vie. Pourquoi veut-on qu'il y ait des aventures, des événements, des drames, quand il peut n'y avoir que cet admirable rien où tout est suspendu, inclus, étincelant, comme un arc-en-ciel dans une goutte d'eau? Pourquoi des aveux, pourquoi des querelles, pourquoi des cris et des conflits, pourquoi quelque chose quand il peut n'y avoir que ce rien, d'essence divine?

"Beau mois, que s'est-il passé tandis que vos jours s'écoulaient l'un après l'autre, avec leurs alternances de pluie et de soleil, tandis que tournait au jardin l'horloge de Flore, que la hampe des lis croissait, tandis que s'égrenaient les myosotis desséchés? Qu'ai-je fait que regarder se former, étroitement cousus sur une exubérance de pétales, les boutons de pivoines de Chine? Des parfums plus denses, des ombres plus longues, le cours des eaux ralenti, la course des astres plus éclatante, un faix de feuilles portant un faix de rayons, un mystère dans les allées sur lesquelles se refermait la voûte surbaissée des longues branches…Non. Il ne s'est rien passé. Ou presque rien."

 

NOTA: au vu de recherches sur INTERNET, ce livre a fait l'objet d'un film avec, dans le rôle de Carlo, Paul Meurisse (à la place d'Agnès, j'aurai préféré un autre acteur….)

 

photographie de riversaone

samedi 22 mars 2008, a 09:50
MOT PERDU ? cacochyme + Narcisse BOUCHER

EXTRAIT de l'homme qui assassina de Claude FARRERE

VI  (chapitre sur le Franc Comtois (imaginaire!)

Narcisse BOUCHER)

pas le plus beau passage de ce livre….juste parce que c'est franc comtois *** et en plus j'y trouve un "mot perdu" * ce livre semble avoir été écrit vers 1900…je continue mes recherches.

J'ai déjeuné ce matin à Thérapia, au palais de France, en tête à tête avec l'ambassadeur, — Son Excellence Narcisse Boucher.

Mon Dieu, depuis quinze jours que je fais salaam et que je bois du thé dans tous les salons diplomatiques de Fera et du Bosphore, j'ai forcément vu beaucoup de gens de beaucoup d'espèces, et, dans le nombre, quelques-uns qui ne manquent pas de personnalité. Quand même, c'est encore à ce bonhomme, fruste, balourd et cacochyme, que je donne la palme, en dépit de sa piètre apparence, et de son âge, qui le retranche du siècle présent.

Narcisse Boucher...Quels contrastes hoffmannesques dans ce vieillard, à mine de paysan tout juste  dégrossi,  et qui fut l'homme extraordinaire dont nul n'ignore le nom, le milliardaire français rival des Vanderbilt et des Rockfeller! Fils d'un fermier franc-comtois; orphelin  à dix ans, sans sou ni maille ; goujat de ferme, puis valet de charrue, voilà son entrée dans la vie. Par quelle sorcellerie va-t-il s'évader de la glèbe, où déjà ses pieds semblent engravés ? Nulle somnambule ne le devinerait jamais.

 

cacochyme.    n.m. et adj.

Emprunté au bas latin cacochymus « qui est doté d'un mauvais suc, d'où : de constitution appauvrie (en parlant du corps humain) », lui-même empr. au grec
1 / Veilli ou par plaisanterie
1. (Personne) qui est d'une santé fragile. Ex : un vieillard cacochyme.
Par métaphore signifie suranné et sans force.
Ex : Le véhicule cacochyme (CENDRARS, Le Lotissement du ciel, 1949, p. 289).
Peinture en illustration: le marchand de cheval de GEROME

samedi 22 mars 2008, a 09:31
né le 22 mars: Eric ORSENNA - Académie française

Érik Orsenna, de son véritable nom Érik Arnoult, est un romancier  né le  22 mars 1947 à PARIS.

La page d'ouverture de son site est trop belle....je lui en pique un morceau. J'ai trop rêvé avec Gabriel et l'Exposition coloniale.

 

mercredi 19 mars 2008, a 22:50
L'homme qui assassina de Claude FARRERE - extrait

- ça nous avance à faire un peu l'école buissonnière! Ma vieille amie, ne grondez pas. Nous nous amusons comme nous pouvons, et nos escapades sont bien innocentes. Voyez vous, M. de Sévigné et moi, nous nous ressemblons beaucoup: nous sommes deux bêtes en cage; ma cage à moi, la cage conjugale, est la plus étroite; mais sa cage à lui, la cage diplomatique et mondaine, n'est pas bien large non plus. Alors, vous comprenez notre rage de grand air! Dans le beau Stamboul désert, si grand qu'il n'en finit plus, nous galopons comme des poulains échappés; et, une pauvre petite heure durant, nous nous donnons l'illusion d'être libres, d'avoir cassé nos laisses et rompu nos colliers. Allez, cette illusion-là vaut bien qu'on risque quelque chose....

mercredi 19 mars 2008, a 19:47
Une saison en Limousin de Jean-Antoine ZAMORA

Extrait du livre "Une saison en Limousin" de Jean-Antoine ZAMORA * éditions JULLIARD 1968

 

"Je crois que le moment est venu, il faut que je fasse le point. Mais dans quelle direction ? Pour l'instant, j'ai mis de côté tout un paquet de jours, empilés comme dans un placard et tous les matins je me sers, je prends une journée en ouvrant la porte. Je sais ce qui va se passer, ce que je vais dire et ce que les autres vont me répondre. Et quand la nuit tombe, englouti dans cette répétition de la mort qu'on appelle sommeil, une halte se dessine. Et le lendemain, il faut de nouveau ouvrir le placard. Prendre une nouvelle journée. Quand le tas sera épuisé, alors quelque chose se passera. Mais je ne serai plus en mesure d'apprécier."

Présentation
.*´¨ )
,.•´¸.•*¨) ¸.•*¨)
(¸.•´ : (¸.•´ : (´¸.•*´¯`*• .*´¨ )

Le temps passe
Nos jours se remplissent
De choses légères
Et de tout ce qui est si important

Libre de penser comme on veut
On finit par ne penser que comme on peut

Comme un flocon de neige
Qui tremble dans l'air
La chute est lente
Le vent déroute
Mais le chemin reste
Inexorable

Jules Delavigne,


.*´¨ )
,.•´¸.•*¨) ¸.•*¨)
(¸.•´ : (¸.•´ : (´¸.•*´¯`*• .*´¨ )

Mais les vrais voyageurs sont ceux-là seuls qui partent
Pour partir ; coeurs légers, semblables aux ballons,
De leur fatalité jamais ils ne s'écartent,
Et sans savoir pourquoi, disent toujours : Allons !

** Baudelaire **

.*´¨ )
,.•´¸.•*¨) ¸.•*¨)
(¸.•´ : (¸.•´ : (´¸.•*´¯`*• .*´¨ )

Il meurt lentement celui qui ne voyage pas,
celui qui ne lit pas,
celui qui n'écoute de musique,
celui qui ne sait pas trouver grâce à ses yeux.

Pablo Néruda

.*´¨ )
,.•´¸.•*¨) ¸.•*¨)
(¸.•´ : (¸.•´ : (´¸.•*´¯`*• .*´¨ )

Envoyer un mail à l'auteur
publicité
commentaire(s)
M. MOUSTACHE va être publié - IL EST PUBLIÉ pinklady (02/07/2009 22:49)

et ça s'envoie ...

Tribulations à BARCELONE en un week-end – oui c’est possible ! chezleon (01/07/2009 00:06)

Encore en vadrouille...

André BESSON et Notre-Dame de Lumière - collègiale de DOLE Rémy (30/06/2009 03:25)

Bonsoir Mme River, d...

FAUCOGNEY....et la Mer de verdure - 1000 étangs Rémy (28/06/2009 03:44)

Belle ballade Madame...

M. MOUSTACHE va être publié - IL EST PUBLIÉ Zapi (27/06/2009 22:59)

Sympa comme histoire...

Newsletter

Pour vous inscrire à la newsletter de ce blog renseignez votre adresse mail :


mes catégories
HAUTE SAONE (104)
Au p'tit bonheur (71)
Poésie (70)
Photographie (68)
Actualités (65)
FRANCHE COMTE (59)
Quel métier ? (52)
Nature (47)
Livre (46)
Chat (42)
Histoire (39)
Musique (36)
Voyage en France (33)
VESOUL (32)
Philosophie (28)
Humour (24)
Cinéma (24)
Dessin (23)
Coup de g... (22)
Ecologie (21)
Articles précédents
Liste des articles
calendrier
«juin 2009»
LunMarMerJeuVenSamDim
01 02 03 04 05 06 07
08 09 10 11 12 13 14
15 16 17 18 19 20 21
22 23 24 25 26 27 28
29 30
archives
2009-06 (14)
2009-05 (27)
2009-04 (12)
2009-03 (15)
2009-02 (23)
2009-01 (18)
2008-12 (24)
2008-11 (33)
2008-10 (31)
2008-09 (40)
2008-08 (32)
2008-07 (36)
2008-06 (53)
2008-05 (65)
2008-04 (82)
2008-03 (39)
thèmes
FRANCHE COMTE
Livre
Quel métier ?
Mes blogs Mongenie préférés
les petits bretons
¤¤LIVRE OUVERT¤¤
granville et ses alentours
AWANEKKINNAN
Le blog de Blaise
AMOURS DE CHEVRES : BLOGONS DE TOUT
Ame Féérique
SOLIBLOG, MAIS POURQUOI TANT DE LAINE ?
art de vivre la peinture à la retraite
A Livre Ouvert
0N SE FAIT LA VIE PLUS BELLE - bricolage, astuces...
Fiumorbu... Mots et maux, des mots pour adoucir les maux...
C@p Sérénité
@micalement Vôtre
Chez Léon
Cat'pat'blog
Grincette et huit, paire et manque
Le défouloir...Vie de merde, changeons ça !
cinephoto
FLO, le BLOG sans filtre - "Mémos, mes maux et mes mots"
Mes autres blogs préférés
LE BLOG DU CURE
CANCOILLOTTE
LUXEUIL LES BAINS cité thermale
le blog de fouchepate
le blog de Didier LEVEILLE, peintre
la langue française
T'as voulu voir VESOUL
région bourgogne
le blog de la Girl Bevéniànt
le blog de la béatitude
le château
le blog de "Petite Jeanne"
découverte de la Hte saône
Nos ancêtres
Ballade chez Hopper
les croqueurs de POMMES
LES TROIS PROVINCES
Franche comté chez Wikipédia
Welcome to Vesoul
découverte de la Hte Marne
chasseur de fées et de pierres
D'autres blogs sur monGenie
SOLIBLOG
Flash Blog
UNDESSINJOUR
Les trésors de Marilyn Monroe
On n'est jamais trop au l
Visites depuis

Le début du mois : 131

Le mois dernier : 2015

L'ouverture du blog : 33625



** ** © Learnorama 2006 - conditions générales - développé par Learnorama et Kernix - Contact - Nouveautés blog