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Fatras de tout ou de rien
mercredi 09 septembre 2009, a 08:25
vicomte de Chateaubriand, à Combourg, donc
 

 

 

Fauteuil 19 de l'Académie Française

 

Par quelle étrangeté n'ai-je rien lu de vous ?

Mais si bien sûr, nous n'allons pas jusqu'au baccalauréat en portant les volumes des "Lagarde & Michard" (vous savez les bouquins de français qui se revendent comme des petits pains sur les vide-grenier et dont certains pésent une tonne...)

sans avoir lu des lignes de François-René, à moins d'être totalement réfractaire à la moindre ligne écrite !

Pourtant, je suis bien persuadée que les tenanciers des radiateurs du fond de la classe n'ont pas du y prêter attention, rien à voir avec les aventures de Bob Morane (....contre tout chacal.... le vrai héros  de tous les temps.... euh, ça y est, je m'égare...)

 

A COMBOURG, mon donjon, donc....

 

"La fenêtre de mon donjon s'ouvrait sur la cour intérieure; le jour, j'avais en perspective les créneaux de la courtine opposée, où végétaient des scolopendres et croissait un prunier sauvage."

 

Ah! comme c'est beau.... ma fenêtre à moi donnait sur un vieux mur de pierres (vieilles aussi les pierres) envahi de sureau, et de lierre, et parfois un chat s'offrait à ma vue et surtout à la chaleur du soleil...

 

François-René, vicomte de Chateaubriand, né à Saint-Malo le 4 septembre 1768 et mort à Paris le 4 juillet 1848, est un écrivain romantique et homme politique français.
Il est considéré comme l'une des figures centrales du romantisme français.
 

"Au bord du lac Tranquille, Combourg dresse les tours de sa forteresse de granit, berceau du romantisme, où Chateaubriand passa deux années de son adolescence. Cité de caractère et station verte de vacances, Combourg porte l'empreinte de François-René de Chateaubriand.

L'auteur des Mémoires d'Outre-Tombe y passa une partie de sa jeunesse. "C'est dans les bois de Combourg que je suis devenu ce que je suis", écrira-t-il, immortalisant les lieux. "

 

Combourg, berceau du romantisme

Evelyne Huet 

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Cité de caractère et station verte de vacances, Combourg porte l'empreinte de François-René de Chateaubriand. L'auteur des Mémoires d'Outre-Tombe y passa une partie de sa jeunesse. Le château féodal, toujours propriété de la famille de l'écrivain, et cela depuis 1761, date des XIIe-XVe siècles. Puissant quadrilatère flanqué de quatre tours au sein d'un parc ombragé de 25 hectares, on le compte parmi les mieux conservés de Bretagne. Les intérieurs, remaniés au XIXe, sont très bien meublés. De sa chambre, Chateaubriand nota "L a fenêtre de mon donjon s'ouvrait sur la cour intérieure; le jour, j'avais en perspective les créneaux de la courtine opposée, où végétaient des scolopendres et croissait un prunier sauvage.".
La visite dure 45 minutes (tél. 02.99.73.22.95).
 

Combourg pratique (au cas où....si je reçois ma lettre de licenciement, cela me fera une sortie....)

  • 4.850 habitants : "Combourgeois". Paris (386 km), Rennes (39 km), Saint-Malo (36 km), Saint-Brieuc (83 km).
  • Office de tourisme : Maison de la Lanterne, 23, place Albert-Parent,
  • tél. 02.99.73.13.93; fax. 02.99.73.52.39.
  • E-mail : ot@combourg.org
  • Site : http://www.combourg.com/

 

 

mardi 01 septembre 2009, a 08:51
1er septembre - Blaise Cendrars
 

iles

 

"La littérature fait partie de la vie. Ce n'est pas quelque chose "à part". Je n'écris pas par métier. Vivre n'est pas un métier. Il n'y a donc pas d'artistes. Les organismes vivants ne travaillent pas. Je n'aime pas la sueur de mon front malgré les avis salutaires d'un livre par trop fameux. Il n'y a pas de spécialisations. Je ne suis pas homme de lettres. Je dénonce les bûcheurs et les arrivistes. Il n'y a pas d'écoles. En Grèce ou dans les geôles de Sing-Sing, j'écrirais tout autrement. J'ai fait mes plus beaux poèmes dans les grandes villes, parmi cinq millions d'hommes - ou à cinq mille lieues sous les mers en compagnie de Jules Verne, pour ne pas oublier les plus beaux jeux de mon enfance. Toute vie n'est qu'un poème, un mouvement. Je ne suis qu'un mot, un verbe, une profondeur, dans le sens le plus sauvage, le plus mystique, le plus vivant. (…)"


 

"Le chat domestique a le pelage soyeux ; son échine est souple, électrique ; ses pattes sont bien armées, ses griffes fortes ; il saute sur la proie qu'il convoite. Mais le chat sauvage saute bien mieux : il ne manque jamais son coup. J'ai des chats sauvages plein la bouche".

 

« Je voulais indiquer aux jeunes gens d'aujourd'hui qu'on les trompe, que la vie n'est pas un dilemme et qu'entre les deux idéologies contraires entre lesquels on les somme d'opter, il y a la vie, la vie, avec ses contradictions bouleversantes et miraculeuses, la vie et ses possibilités illimitées, ses absurdités beaucoup plus réjouissantes que les idioties et les platitudes de la « politique », et que c'est pour la vie qu'ils doivent opter, malgré l'attirance du suicide, individuel ou collectif, et de sa foudroyante logique scientifique. Il n'y a pas d'autres choix possibles. Vivre ! »

 

SITE a VOIR/

http://terresdefemmes.blogs.com/mon_weblog

http://santerre1418.chez.com/fr/portraits/cendrars.htm

http://www.lirecreer.org/biblio/classiques/lettre/index.html

 

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dimanche 23 août 2009, a 14:00
voyage à Sienne - Pinturicchio - fleur de Cassie
 

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Les belles pages de la littérature française

 

Extrait «  Ô toi, que j'eusse aimée » - Edmond Jaloux -

30 septembre.

Le souvenir m'est revenu, ce soir, de tout un grand mois passé à Sienne et qui a été le plus étrange de ma vie. Pourquoi? je ne saurais le dire avec des mots. Un mot a quelque chose d'opaque et d'inutilisable; un mot nous montre surtout combien l'innombrable usage que l'on a déjà fait de lui dans des circonstances banales, nous rend son emploi presque impossible dès qu'il s'agit d'émotions plus délicates. Je voudrais cependant essayer de vous faire comprendre cette impression de légèreté inconnue qui s'empara de moi aussitôt que je me fus installé dans la vieille ville toscane. Y a-t-il une joie particulière à vivre à Sienne? Des Siennois le disent, mais j'ai entendu aussi des voyageurs se plaindre de l'aspect sévère de l'antique cité guerrière, du demi-deuil de sa cathédrale, du caractère rébarbatif de ses palais semblables à des forteresses. Dès mon arrivée, j'allai visiter cette librairie où se voient, conservées jusqu'à en être gênantes, les fresques de Pinturicchio. Je les regardais avec surprise, sans les aimer, et ce fut alors que se glissa dans mon esprit ce soupçon que la vie pouvait devenir extraordinairement légère. Je me mis à marcher; mes mouvements étaient plus vifs, plus alertes; des nefs aux voiles déployées fuyaient à l'horizon. Je sortis; l'air avait cette fraîcheur d'éther qu'on trouve aux altitudes. Je me mis à rire, tant je me sentais jeune. C'était un début d'automne, qui avait la couleur de l'abricot mûr; les vignes, dans la campagne, bouillonnaient comme le vin nouveau, entre les grands oliviers qui tiraient entre leurs ramures une poussière d'argent; ces vallonnements d'ambre et d'ombre que l'on voit des remparts et à qui de grands cyprès donnent un exemple de sévère mesure me montaient à la tête et m'étourdissaient à la façon d'un roulement ininterrompu de tambour. Sans doute, la terre sonnait-elle pour moi je ne sais quel hymne dyonisiaque, têtu, farouche, obstiné. Je me couchai dans l'herbe et j'attendis le soir; je savais que cette nuit-là les étoiles se lèveraient pour moi seul.

 

 

                  Acacia farnesiana

 

Mais je vécus dès lors dans un monde mystérieusement enchanté, je passais mes jours à rendre visite à ces figures purifiées qu'ont peintes d'innombrables Siennois. J'entrais dans une société sans analogue sur la terre; ces vierges réservées, aux yeux asiatiques, les plus pudiques des créations humaines, m'enseignaient par leur exemple que nous devons n'attendre que de nous-mêmes touterévélation. A l'ange qui vient de la part du Seigneur, elles répondent par un geste réticent, par un repliement sur soi. Leur pathétique naît de leur vigilance; elles ne seront jamais surprises par l'événement, sachant que le vrai tragique est intérieur. J'allais d'église en église : ces robes, dont le temps a fait un tissu plus sensible que la peau, touchaient mon imagination comme des fleurs. Je cherchais à comprendre cette grande, cette inextricable conversation que, de mur à mur, échangent ces figures impondérables et qui me semblaient plus vivantes que toutes celles que j'avais approchées. Elles parlaient entre elles de cette paix sensible qui est la récompense des vies pleinement vécues; participant à un repos divinement actif, elles concevaient un ordre d'émotions en harmonie avec la nature; elles rendaient enfin aux vertus leur fureur féconde et à l'espérance sa virginité.    Je retrouvais auprès d'elles cette candeur qui nous permet seule de durer avec fruit. Ne croyez pas que je parle ici de musées, d'images peintes : il s'agit d'un monde réel, tangible comme la nuque d'une femme, parfumée comme l'intérieur d'une chapelle. Témoin de grandes actions, de rêves sacrés, de voyages sanglants, de naissances et de descentes de croix, j'entendais enfin ces paroles qui échappent à l'âme humaine dans les circonstances extraordinaires que nous ne connaissons jamais par notre expérience, dans ces moments elle est, pour ainsi dire, tangente à Dieu.

 

             Acacia farnesiana

 

 

Et quand je sortais du Musée public ou de l'église des Servi, je trouvais cette impression de voler à demi que l'on a en songe et que tout me rendait dans cette ville extraordinaire.

Je m'amusais à chercher dans les rues, dans les restaurants, les modèles vivants de ces formes trônantes dont la paisible apothéose rayonnait dans telle ou telle chapelle. Hallucination ou coïncidence, il m'arriva d'en rencontrer plus d'une. Mais la plus extraordinaire de toutes, ce fut à la gare que je la vis. Elle sortait visiblement d'une fresque; ses yeux étaient bridés, ses cheveux minces, lumineux et presque rosés, mais elle était plus grasse que sainte Claire ou une de ces madones, qui serrent contre elles l'auréole de Jésus enfant. Elle ne portait ni missel, ni laurier, ni agneau, mais un bouquet de fleurs de cassie. Elle allait et venait sur le quai; sans doute parlait-elle du Bon et du Mauvais Gouvernement. Je la suivais et déjà faisais-je en ma tête mille romans sur elle, quand le train arriva. Et je m'aperçus alors avec désolation qu'elle allait le prendre. Cette circonstance m'accabla. Lorsque la locomotive ramassa prétentieusement toutes ses forces pour l'emporter, elle tourna la tête vers moi et me jeta un regard mi-amusé, mi-tendre. Trop tard pour que je répondisse autrement que par un sourire presque ému. Revenant en arrière, j'aperçus, bien en évidence sur un des bancs de la gare, le bouquet de fleurs de cassie. La jeune Siennoise l'avait-elle oublié ? Mais en repensant à la secrète et galante ironie de ses yeux, je compris qu'elle l'avait laissé pour moi. Je l'avais trop regardée et trop suivie; elle aussi avait voulu répondre à ce jeu romanesque et sans lendemain.

 

Cartes Postales Photos Cueillette des Fleurs de Cassie de la PARFUMERIE BRUNO COURT. 6130 GRASSE alpes maritimes (06)

Cueillette des Fleurs de Cassie de la PARFUMERIE BRUNO COURT. (Grasse 6130)

 

 

……..

La voyageuse de la gare, soeur des anges, m'apparut; je réalisai pour la première fois la couleur exacte de ses yeux entre ses étroites paupières. Mon imagination me restitua l'odeur poussiéreuse, crispée, fauve de la fleur de cassie au poil rude. Ma liberté m'était rendue. Je me disais que la guerre finie, je saurais vivre de nouveau avec légèreté.

 

 

 

Fleur de cassie….

 

« La cassie est une fleur rare au parfum dense, comme un mimosa sauvage. Elle pousse sur l'Acacia farnesiana, un arbre originaire des zones chaudes d'Amérique tropicale, d'Afrique, et d'Australie »

 

« Elle ne se laisse pas facilement dompter. Enivrante, animale, brutale parfois, la cassie est une odeur d'un autre temps. « 

 

Cassie, cassier, mimosa de Farnésie

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Pinturicchio

http://www.faisceau.com/ann_pint.htm   (avec musique)

Lien pour  Pinturricchio http://www.larousse.fr/encyclopedie/peinture/plafonds%20et%20vo%C3%BBtes/153887

http://www.insecula.com/contact/A000293.html

 

 

 

 

 

samedi 22 août 2009, a 10:39
EDMOND JALOUX - O toi que j'eusse aimée
 

 

Edmond Jaloux (19 juin 1878 à Marseille - 22 août 1949 à Lutry) est un romancier et critique littéraire français.

Académicien élu en 1936 au fauteuil 33

Officier de la Légion d'honneur

 

Maurice Martin du Gard a tracé de lui dans ses Mémorables le portrait suivant : « Edmond Jaloux est un Monsieur avec une canne de lapis-lazuli paisible, un bourgeois, l'air d'un médecin, plutôt suisse que de Marseille où il est né, de Provençaux. Dans l'abord, une sorte d'enjouement sceptique et aristocratique que lui ajouta une société de femmes sensibles et titrées, délicieuses, où il pénétra d'emblée, par un concours heureux, en arrivant sur le tard à Paris. »

 

 

http://www.academie-francaise.fr/immortels/base/academiciens/fiche.asp?param=571

 

LIVRE : O TOI QUE J'EUSSE AIMEE

 

...et Parseval soudain reprenait conscience de la France, pays sans frontières qui se prolonge partout où l'on trouve de la douceur, une certaine façon de sourire, de penser  à la mort, de parler de l'amour, certains gestes héréditaires pour greffer les rosiers, saluer une femme, chambrer une bouteille, écrire son testament. Il oubliait alors ces âmes successives laissés en lui par les pays, les amitiés, les arrachements de chaque jour; il baignait dans une grande contrée vaporeuse, couleur de perle et de pelure d'oignon, comme le corps d'une femme de Jean Cousin, une contrée qui avait ses provinces perdues dans toutes les régions du monde. Et puis, il repartait, sa valise et son sac de nuit à la main, éternel ami des concierges et des chasseurs d'hôtel.

....

On eût bien étonné Jérôme en lui révélant qu'il était actif, prompt dans ses décisions et même énergique; il ne s'estimait au contraire que parce qu'il se croyait un demi-aboutique, un philosophe bouddhiste, persuadé du néant universel. S'il avait été Dieu, en effet, peut-être se fût-il dit: "A quoi bon ?" avant de prononcer le théatral Fiat lux! Mais en tant que Jérôme Parseval, s'il distinguait nettement l'inutilité générale de la vie, il ne voyait celle d'aucune action, si minime fût-elle.

 

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* Huile de Jean Cousin *  1550 * Eva Prima Pandora *

 

"aboutique" - ne figure pas dans le Larousse; mais peut être en rapport avec "aboulie" Terme issu du Grec : a : privatif et boulê : volonté.

Aboulie (Larousse 1915) : Absence morbide de volonté.

 

mercredi 05 août 2009, a 12:47
Un lorrain en Normandie, Tourville ou Sotteville ?....
 

Photo perso - Pays de Caux - 2009 -

 

Les Maupassant étaient une vieille famille venue de Lorraine qui s'était installée en Seine-Maritime (Normandie) au milieu du XIXe siècle.

« Je suis entré dans la littérature comme un météore, j'en sortirai comme un coup de foudre ».

 

Pas toujours très gaies, les histoires de Maupassant, loin de là. Son esprit révolté et tourmenté fragilisé par la maladie (la syphilis dont il prétend être fier en opposition à la bourgeoisie bien pensante) le pousse vers une solitude, un éloignement de la société, un instinct de conservation maladif; mais, sans doute, est-ce cela qui lui permettra de nous livrer des romans universels, où chacun peut reconnaître ses propres contradictions, ses douleurs, ses souffrances, cette "vie" entre sagesse et désir de folie, perpétuelle lutte entre ce que l'on doit et ce que l'on veut; ce que l'on peut, nos propres limites entre désirs de liberté et nos peurs.

Et comment visiter le Pays de Caux sans penser à Maupassant et ses descriptions des paysans et bourgeois normands confrontés à leurs obligations voulues ou subies. L'époque, dans les campagnes, ne se prêtent pas aux frivolités, quelque soit le milieu dans lequel se situe l'histoire. Ainsi chaque action porte conséquence.

"Hélas, sous les coups de la réalité et des malheurs, les rêves, très vite, meurent"'.

 

Je me contenterai donc de reproduire quelques citations...

Mais sait-on quels sont les sages et quels sont les fous, dans cette vie où la raison devrait souvent s'appeler sottise et la folie s'appeler génie

[Guy de Maupassant] Extrait de La Peur

 

Le voyage est une espèce de porte par où l'on sort de la réalité comme pour pénétrer dans une réalité inexplorée qui semble un rêve.

 [Guy de Maupassant] Extrait d' Au soleil

 

  Le surnaturel baisse comme un lac qu'un canal épuise ; la science à tout moment recule les limites du merveilleux.

[Guy de Maupassant] Extrait de La Peur

 

On finirait par devenir fou, ou par mourir, si on ne pouvait pas pleurer.

[Guy de Maupassant] Extrait de Fort comme la mort

 

  Comment peut-on ne pas adorer les cloîtres, ces lieux tranquilles, fermés et frais, inventés, semble-t-il, pour faire naître la pensée pendant qu'on va à pas lents sous les longues arcades mélancoliques ?

[Guy de Maupassant] Extrait de La Vie errante

 

Le baiser frappe comme la foudre, l'amour passe comme un orage, puis la vie, de nouveau, se calme comme le ciel, et recommence ainsi qu'avant. Se souvient-on d'un nuage ?

 [Guy de Maupassant] Extrait de Pierre et Jean

 

Guy de Maupassant, né Henry-René-Albert-Guy de Maupassant est né le 5 août 1850 au château de Miromesnil à Tourville-sur-Arques (ou à Sotteville près d'Yvetot.) ;

Ses nombreuses consultations et cures à Plombières-les-Bains, Aix-les-Bains ou Gérardmer ne changeront rien à son état physique et mental qui ne cessera de se dégrader…) ; il est décédé le 6 juillet 1893 à Paris.

 

En 1883, Maupassant terminera son premier roman, qui lui aura coûté depuis 1877 six années : c'est Une vie, dont vingt-cinq mille exemplaires sont vendus en moins d'un an. Léon Tolstoi en personne, dira à propos de ce roman: « C'est le plus grand chef d'œuvre de la littérature française, après Les Misérables ».

 

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Une vie rapporte les événements affectant le destin de Jeanne, jeune aristocrate, tout droit sorti du couvent. Cette histoire nous montre en détail les étapes successives de sa déchéance, entre 1819 et 1848. Tout autour d'elle s'effrite peu à peu, dans un univers sans espoir. Une vision non pas pessimiste, mais plutôt réaliste du monde et d'une société marquée par le Code civil et l'inégalité des sexes. Une réflexion sur la marche de l'Histoire qui s'inscrit dans la lignée de fictions historiques, très répandues au XIXe siècle.

Jeanne, fille unique très choyée du baron et de la baronne Le Perthuis des Vauds, avait tout pour être heureuse. Son mariage avec Julien de Lamare, rustre et avare, se révélera une catastrophe. Sa vie sera une suite d'épreuves et de désillusions. Ce roman, le premier de Guy de Maupassant, est une peinture remarquable des moeurs provinciales de la Normandie du XIXe siècle : hobereaux, domestiques, paysans y sont décrits avec beaucoup de réalisme

 

...et elle se promettait une joie infinie de cette vie libre au bord des flots....

Une vie

 

 

 

dimanche 02 août 2009, a 20:50
Au pays de Sido - Mitsou et.... Gabrielle Sidonie Colette
 

Photo perso - Rue Colette à Saint Sauveur en Puisaye - 2009 -

 

Dormir au pays de Colette, fut un pur hasard

Après un voyage en Puisaye, était-il trop tard

Errer, sous le soleil où se dorent les chats

Et devant sa maison, oui, en déranger trois

 

Gabrielle Sidonie Colette, l'indomptable

pour Saint-Sauveur trop irraisonnable

Aussi par Willy jeune femme bafouée

Vos premiers romans vous  furent volés.

 

Après Claudine, et les Dialogues de bêtes

Mitsou, Sido et la Paix chez les Bêtes

Les Vrilles de la Vigne où dorment les chats

Qui mieux que vous put peindre les chats

 

                colette.jpg

             

 

 

À fréquenter le chat, on ne risque que de s'enrichir. Serait-ce
par calcul que, depuis un demi-siècle, je recherche
sa compagnie ? Je n'eus jamais à le chercher loin :
il naît sous mes pas. Chat perdu, chat de ferme traqueur
et traqué, maigri d'insomnie, chat de librairie embaumé
d'encre, chats des crémeries et des boucheries, bien nourris
mais transis, les plantes sur le carrelage;  chats poussifs de la petite bourgeoisie, enflés de mou; heureux chats despotes qui
régnez sur Claude Farrère, sur Paul Morand, et sur moi...
 
Colette
Les Vrilles de la vigne

 

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Colette est décédée le 3 août 1954 - Elle est la seule femme a avoir eu des obsèques nationales.

 

Elle repose le long de l'Avenue Circulaire au Cimetière du Père Lachaise. Sa tombe affligeante de modestie est constituée d'une simple dalle rougeâtre et d'une stèle en marbre noir sur laquelle est gravé son nom. La légende prétend que sa tombe est fleurie par les chats du cimetière. Tendre ingénuité pour celle qui fut sa vie durant, en harmonie avec la nature et la gente féline.

 

"Et si tu arrivais, un jour d'été, dans mon pays, au fond d'un jardin que je connais, si tu regardais bleuir, au lointain, une montagne ronde, tu t'assoirais là, pour n'en plus bouger."

Colette (Les vrilles de la vigne)

 

 

et plus encore au Pays de Colette: http://www.yonne-89.net/

est né Jean cousin....

et Vauban...

 

dimanche 19 juillet 2009, a 20:19
Johann August SUTER à la conquête de l'Ouest
 

 

Par l'heureux hasard d'une rencontre, je viens de lire un livre de Blaise Cendrars, L'OR.

Ce livre raconte l'histoire d'un aventurier,  John SUTER (1803-1880), qui, parti à "la conquête de l'Ouest" est quasiment le créateur de la ville de Sacremento en Californie !!

Cet homme, suisse de naissance, après quelques petites manigances pas très honnêtes, il faut bien le dire, traverse la France pour embarquer au port du Havre sur le Sully.

Depuis la Suisse, il a donc traversé notre belle région, ainsi que l'écrit CENDRARS:

"....le soir même, Suter avait atteint Férette, et comme un violent orage éclatait, il passa la nuit dans une grande abandonnée.

"Le lendemain, il se remettait en marche avant l'aube. Il se rabattit vers le sud, évita DELLE, franchit le Lomont et pénètre dans le pays du Doubs.

......Il erra encore deux jours dans les hauts pâturages désertiques des Franches-Montagnes, rôdant le soir autour des fermes, mais l'aboiement des chiens le faisait rentrer sous bois. Un soir pourtant il parvint à traire une vache dans son chapeau et but goulûment ce chaud lait écumeux. Jusque-là, il n'avait fait que brouter des touffes d'oseille sauvage sucer des tiges de gentianes en fleur. Il avait trouvé la première fraise de l'année et devait s'en souvenir longtemps. Des paquets de neige durcissaient à l'ombre des sapins."

 

Déjà, pour mon blog, c'est assez intéressant, puisque j'avais déjà relaté un passage d'un autre livre, où il était question de franc-comtois, et c'est, un peu, l'objet de ce "fatras".

 

Donc SUTER est à l'Ouest (...pfff), il s'y enrichit énormément, écrit à sa femme, abandonnée en Suisse avec ses enfants, de le rejoindre. En bonne épouse dévouée comme elles l'étaient à l'époque, la pauvre femme entreprends donc le voyage, et là, Merci Monsieur CENDRARS, vraiment, je vois que vous connaissez la région.... (Lire cela a été une bonne surprise, un petit coup au coeur, un charmant clin d'oeil, j'en souris encore).

De ce fait, ce serait une omission terrible que de ne pas relater ce passage du voyage de Mme SUTER ici ; donc le voici "littéralement rapporté":

"Le voyage s'effectue rapidement. La chaise de poste brûle les étapes. On couche à Délémont. Le lendemain, on déjeune de truite à Saint-Ursanne, et tandis que les enfants s'extasient sur le petit bourg qui a conservé ses remparts moyennâgeux, Mme Suter sent son coeur se serrer à la pensée qu'elle entre dans les pays catholiques. On couche le soir dans la jaune Porrentruy. Puis, c'est le lendemain l'entrée dans les pays des Welches, par les vallées de la Joyce et de l'Allaine, Boncourt, Delle, Belfort, où l'on monte dans la voiture qui arrive de Mulhouse.

"Maintenant, on va à fond de train sur la grande route de France, et par Lure, Vesoul, Vitrey, Langres, on atteint à temps Chaumont pour prendre la malle de Paris. De Chaumont, il y a bien le coche d'eau à vapeur qui mène à Troyes, d'où l'on peut atteindre Paris par la voie ferrée, mais Mme SUTER a vu au relais de la poste une feuille dans laquelle des dessins de Daumier exposent tous les dangers que ce nouveau mode de locomotion fait courir aux voyageurs; c'est pourquoi elle monte, malgré ses instructions, dans la voiture publique qui arrive de Strasbourg, c'est moins dangereux et elle s'y trouvera avec des gens qui parlent encore l'allemand. Les enfants, surtout les garçons, sont déçus."

 

 Et puis, ce Monsieur Johann August SUTER, né le 15 février 1803 à KANDERN, Grand Duché de Bâle,  n'a vraiment pas eu de chance, malgré son travail acharné, ses idées géniales, il est mort ruiné et quasi fou.

"L'Or.

"L'Or l'a ruiné.

"Il ne comprend pas.

...

et tous ces hommes qui sont venus détruire ma vie, pourquoi? Ils ont incendié mes moulins, pillé et dévasté mes plantations, volé et abattu mes troupeaux, ruiné mon immense labeur, est-ce juste?"

....

"Alors, par un étrange retour sur lui-même, il songe avec honte à son enfance, à la religion, à sa mère, à son père, à ce milieu d'honneur et de travail, et surtout à son grand-mère, à cet homme intègre, à cet homme d'ordre et de justice.

"Il est victime d'un mirage.

"Il se retourne de plus en plus vers sa lointaine petite patrie ; il songe à ce coin paisible de la vieille Europe où tout est calmé, réglé, à sa place. Tout y est bien ordonné, les ponts, les canaux, les routes. Les maisons sont debout depuis toujours. La vie des habitants est sans histoire: on y travaille, on y est heureux. Il revoit Rünenberg comme sur une image. Il pense à la fontaine dans laquelle il a craché en partant. Il voudrait y retourner et mourir."

....

"Mais Suter n'a plus le coeur à l'ouvrage.

"Il laisse tout tomber.

.....

"D'autres feront fortune.

"Il laisse faire.

"Il ne fait rien.

"Il ne fait rien."

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lundi 22 juin 2009, a 19:34
André BESSON et Notre-Dame de Lumière - collègiale de DOLE
 

 

Je relate ici l'article paru dans l'Est Républicain du dimanche 31 mai 2009 ; article écrit par Monique MERLO, journaliste.

 

Notre-Dame de Lumière

Quand l'écrivain André Besson raconte l'histoire mouvementée de la collégiale de Dole, le plaisir d'apprendre est immédiat et soutenu. Cinq siècles ce n'est pas rien ! Il a déjà fallu 35 ans pour édifier l'imposant édifice dont le premier clocher mesurait 82 mètres de hauteur (plus haut que l'Arc de triomphe) ! Notre- Dame de Lumière, ce n'est pas une histoire c'est une épopée et le texte d'André Besson, contenu dans ce passionnant numéro des «Cahiers dolois», a servi de base au spectacle multivision du même nom. Dans le cahier édité par Médiathèque et Patrimoine pour le 500e anniversaire de Notre-Dame de Dole (….), les amateurs trouveront aussi un texte très documenté de l'historien Jacky Theurot sur l'un des trésors de la médiathèque, un incunable intitulé «La mer des hystoires ». Catherine Chedeau, maître de conférence en histoire de l'art, évoque saint Michel de Dijon et Notre-Dame de Gray, églises soeurs de Dole sur le plan de l'architecture. Florent Montaclair, professeur de lettres à l'IUFM de Montbéliard, raconte la collégiale dans la littérature et rappelle le souvenir de Marcel Aymé qui fit de l'église un personnage de ses romans. Paul Barnoud, l'architecte en chef des monuments historiques, commente l'importante rénovation du bâtiment. Et le photographe Henri Bertrand a sélectionné ses meilleurs clichés.

 

L'ouvrage est disponible en librairie et à la médiathèque de Dole (tel :03.84.69.01.50).

Souscription

Par ailleurs, toujours dans le cadre du 500e anniversaire de la collégiale de Dole, paraîtra prochainement un album de 248 pages en quadrichromie 225x280 intitulé «De la collégiale à la basilique Notre-Dame de Dole». Il est mis en souscription au prix de 45 euros jusqu'au 20 juin par les éditions DMODMO.

Renseignements chez l'éditeur, BP 50374, 39105 Dole cedex ou tel : 03.84.82.28.82. L'ouvrage sortira en librairie le 29 juin.

 

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Et ci-après, mon article paru sur C4N le 1er janvier 2009

 

André BESSON, auteur franc-comtois, très prolifique.

         

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Photo prise par moi-même aux "Mots Doubs" à Besançon (25)

 

Si vous avez plus de, disons 20 ans, vous avez sans doute vu un feuilleton tiré d'un de ses romans : 18 de ses œuvres ont été adaptées par les chaînes françaises et étrangères.

Il sait tout faire : histoires, contes, récits, romans policiers, historiques, du terroir ou d'amour….Pour avoir la chance, le bonheur, l'honneur de le rencontrer tout récemment, et de m'être fait dédicacer un livre, je confirme qu'il est un homme tout à fait sympathique et plein d'humour.

Ses lecteurs osent à peine le déranger tant il inspire le respect, mais son sourire les rassurent immédiatement. 

André Besson, né le 27 octobre 1927 à Dôle, est un écrivain et journaliste français, auteur régionaliste de Franche-Comté. Lycéen pendant la guerre de 1939-1945, il publie en 1944 clandestinement le poème Oradour-sur-Glane (*), puis dès 1946 plusieurs livres sur la guerre et la résistance.

Journaliste, romancier, scénariste et présentateur de télévision « émission littéraire "Tribune livres" », André Besson est un boulimique du travail. Il est lauréat de plusieurs prix littéraires et en 2006 est reçu Chevalier de la légion d'honneur. Il a collaboré à de nombreux ouvrages historiques et touristiques sur sa région natale. 

Il aborde, dans ses livres, l'histoire et notamment celle de notre région :

* dans « Contrebandiers et Gabelous » c'est l'histoire de la contrebande de l'or sous Ramsès II, du sel, des armes, de l'alcool, des marchands d'esclaves à la traite des blanches…à la fraude informatique… Autrefois « gabelou » se serait-il inspiré de ses propres souvenirs ?? Mystère… 

* dans « Mon Pays Comtois », nous rencontrons Jean Jacob qui quitte son village de Franche-Comté pour Paris. Là il se dirigera sans hésiter vers une certaine auberge de l'île Saint-Louis, celle de son premier séjour, cent trois ans plus tôt...  

* le village englouti, (passage télé : TFF1-RTB-TSR. ) le barrage de la peur, la grotte aux loups, le voyageur de l'oubli, l'inconnue du Val Perdu,…..Une étrange odeur d'absinthe….autant de romans de terroir ou policier, qui nous font parcourir les vallées, et forêts. 

* La France et ses trésors, Aimer la Franche-Comté, Bêtes en liberté, La fabuleuse histoire du sel,…où les anecdotes côtoient les faits historiques tout en les complétant. 

* livres historiques chez France-Empire  : « Malet, l'homme qui fit trembler Napoléon » - « Les grandes évasions de la seconde guerre mondiale » - Les 30 jours de Berlin »  

Tout récemment, ses deux romans « le village englouti » et « Le barrage de la peur » ont  été réédités en un seul volume aux éditions « Mon Village » en septembre 2008.

« Les carnets d'André Besson » viennent d'être publiés aux Editions CETRE (septembre 2008).

Egalement paru en novembre 2008 :  « Nos années d'espérance : souvenirs de la Seconde Guerre Mondiale » Récit (broché).  

(*)D'ailleurs je lance un appel : si quelqu'un peut me faire passer ce poème, qu'il en soit remercié d'avance.

 

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samedi 23 mai 2009, a 20:53
M. MOUSTACHE va être publié - IL EST PUBLIÉ
 

Aujourd'hui, M. MOUSTACHE EST publié, et en vente chez  "Les Sandales d'Empédocle" et chez "Camponovo" à BESANÇON, bientôt chez "Campus" à VESOUL.

Ne comptez pas sur moi pour vous raconter la fin....

 

                                 ******************

 

M. MOUSTACHE va être publié !!!

 

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Voici un petit bonhomme tout rond tout mignon dont la moustache n'en fait qu'à sa tête. Elle grandi et vagabonde sans autorisation.

M. MOUSTACHE  est sorti tout droit de l'imagination de Charlotte BEGARD et des crayons et pinceaux d'Agnès DONEY. Tous les enfants vont se régaler de ses aventures. Les petits seront émerveillés par les dessins et les plus grands par l'histoire, cinq à six lignes sur chaque page.

Les dessins d'Agnès DONEY, professeur de dessin, sont si réalistes que l'on voudrait toucher la nappe à carreaux et manger les croissants de M. MOUSTACHE, se promener dans la ville pour attraper cette moustache polissonne.

 

Les deux « mamans » de M. MOUSTACHE ont passés des mois sur ce projet de livre pour enfants, qui a terminé dans le peloton des dix premiers  au concours Littératura Jeunesse 2006 organisé par le Conseil Général du Doubs. Et enfin, après maints courriers et échanges, ce sont les éditions ThoT de FONTAINE en Isère qui ont accepté d'éditer ce petit livre pour enfants dès 8 ans (et même avant tant la frimousse du héros est adorable).

 

Vendu dans un premier temps en souscription au prix de 15 euros, ce livre paraîtra prochainement. En effet, les sympathiques créatrices ont recueillis au-delà de leur espérance les souscriptions nécessaires. Mais elles le méritent bien, et le charme de M. MOUSTACHE a fini de nous convaincre. C'est avec impatience que nous attendons d'avoir ce livre entre les mains pour savoir enfin comment M. MOUSTACHE va faire obéir cette moustache indisciplinée…

 

La parution est prévue pour cet été 2009, et nul doute que les 1000 exemplaires seront vendus très rapidement. Une réédition pourrait être envisagée si le succès est au rendez-vous. 

  Les éditions ThoT : http://www.editionsthot.com

« Depuis notre création en 1996, notre volonté est de permettre à un maximum d'auteurs d'aller jusqu'au bout de l'acte d'écrire, grâce à la publication de leur ouvrage.Dans un système éditorial de plus en plus difficilement accessible, nous voulons offrir aux textes qui le méritent la possibilité d'être lus.

Nos considérons chaque livre comme un objet unique et singulier. Editer un livre est l'aboutissement d'un très long travail d'écriture, de réflexion et de recherche. C'est une démarche importante pour l'auteur, et nous en sommes conscients. »

 Les éditions Thot, ce sont aussi des publications diverses :  Polar - Tranche de vie – Romans – Théâtre - Théâtre pour enfants – Nouvelles – Poésie – Récits - Civilisation et société -  Contes – Expert - Jeunesse

Et notamment prochainement :

* « Histoire d'y croire » de Y. HETZLER (19.€)- 55 instantanés de vie… parfois amers ou mélancoliques mais, toujours, esquissé avec finesse et humour.
* « Les 30 immortelles de Genève » de Cécile FRABOUL (19.00EUR)

* « Les chercheurs d'aube » de Daniel RIVEL (15.00EUR)

mercredi 29 avril 2009, a 13:42
Charles Nodier - les hirondelles
 

 

Charles Nodier, né Jean-Charles-Emmanuel Nodier à Besançon (Doubs) le 29 avril 1780 et mort le 27 janvier 1844 à Paris, est un académicien et écrivain romancier français à qui l'on attribue une grande importance dans la naissance du mouvement romantique.

 

Texte "déniché" dans "Leçons de langue française" cours élémentaire et moyen illustré - Imp.des Orphelins-Apprentis d'Auteuil - année non précisée -

 

"La maison au nid d'hirondelle"

"Si vous l'avez observée, vous avez pu voir que l'hirondelle se prévient volontiers en faveur des figures bienveillantes. Elle se fie, comme une étrangère de lointain pays, aux procédés du bon accueil; elle aime qu'on ne la dérange pas, et s'abandonne à qui l'aime.

"Je ne sais pas si sa présence promet le bonheur pour l'avenir; mais elle me le démontre dans le présent. Aussi je n'ai jamais vu la maison au nid d'hirondelle sans me sentir prévenu en faveur de ses habitants: les valets sont moins cruels, les enfants n'y sont pas impitoyables. Vous y trouverez quelque sage vieillard, ou quelque tendre jeune fille qui protège le nid d'hirondelle, et j'irais, un million sur la main, cacher dans cette maison ma tête proscrite, sans souci du lendemain."

Charles Nodier

 

 ++ d'infos:

http://www.academie-francaise.fr/Immortels/base/academiciens/fiche.asp?param=368

http://artic.ac-besancon.fr/lycee_charles_nodier/presentation/ch_nodier.htm

 

SMARRA lisible sur le net

http://abu.cnam.fr/BIB/auteurs/nodierc.html

 

autres textes:

http://www.republique-des-lettres.fr/1436-charles-nodier.php

http://livres.ados.fr/Charles-Nodier.html

 

jeudi 23 avril 2009, a 20:56
Du Richard III de William Shakespeare,
 

 ces quelques extraits (Mais vraiment, sans obligation de lecture, pour amateur uniquement, ce Richard III).... surtout si, comme Chouchou, vous n'avez pas lu le I et le II….Pffff

 

BRAKENBURY – je resterai, Milord. Que Dieu accorde à Votre Grâce un bon sommeil ! La douleur dérange le temps et les heures du repos ; elle fait de la nuit le matin, et de l'après-midi la nuit. Les princes ont leurs titres pour seules gloires, des honneurs extérieurs pour des labeurs intérieurs ; en échange d'imaginations insaisissables, ils ne saisissent bien souvent qu'un monde d'implacables soucis ; si bien qu'entre leurs titres et un nom vulgaire, il n'y as différence que le bruit extérieur !

Entrent les deux assassins.

PREMIER ASSASSIN : - Holà ! Quelqu'un !

BRAKINBURY – Que veux-tu, l'ami ? Et comment es-tu venu ici ?

DEUXIEME ASSASSIN – Je veux parler à Clarence, et je suis venu ici sur mes jambes.

……

 

PREMIER ASSASSIN. — Comment te sens-tu maintenant?

DEUXIEME ASSASSIN. — II y a encore en moi une certaine lie de conscience.

PREMIER ASSASSIN. — Songe à notre récompense quand l'action sera faite.

DEUXIEME ASSASSIN. — Allons! il meurt! J'avais oublié la récompense.

PREMIER ASSASSIN. — Où est ta conscience maintenant?

DEUXIEME ASSASSIN. — Dans la bourse du duc de Gloucester.

PREMIER ASSASSIN. — Dès qu'il ouvre sa bourse pour nous donner notre récompense, ta conscience s'envole.

DEUXIEME ASSASSIN. - - N'importe : qu'elle s'en aille ! Elle a peu ou point de chance de trouver un gîte.

PREMIER ASSASSIN. — Et si elle te revient?

DEUXIEME ASSASSIN. — Je ne veux plus me mêler d'elle. Elle est chose trop dangereuse : elle fait d'un homme un couard. Un homme ne peut voler, qu'elle ne l'accuse; un homme ne peut jurer, qu'elle ne l'arrête; un homme ne peut coucher avec la femme de son voisin, qu'elle ne le dénonce. C'est un esprit à la face rouge de honte, qui se mutine dans le cœur de l'homme, et qui l'obstrue partout d'obstacles. Elle m'a fait une fois restituer une bourse pleine d'or que j'avais trouvée par hasard. Elle ruine quiconque la garde; elle a été chassée des villes et des cités comme un être dangereux; et tout homme qui entend vivre à l'aise tâche de ne se fier qu'à lui-même et de vivre sans elle.

PREMIER ASSASSIN. — Morbleu, la voici à mon coude, qui m'exhorte à ne pas tuer le duc.

DEUXIEME ASSASSIN. — Rejette la diablesse dans ton imagination et ne la crois pas : elle ne veut s'insinuer près de toi que pour te faire soupirer.

PREMIER ASSASSIN. — Je suis solidement bâti : elle ne viendra pas à bout de moi.

 

dimanche 22 février 2009, a 14:12
WEEK END A ZUYDCOOTE (Nord - 59)
 

...où quand Henri Verneuil rencontre Robert Merle...

 

Film franco-italien avec Jean Paul BELMONDO, Jean Pierre MARIELLE - 1964 - Musique de Maurice Jarre.

 

Week-end à Zuydcoote est le premier roman de Robert Merle publié en 1949 aux éditions Gallimard et ayant obtenu le Prix Goncourt la même année.

roman historique qui nous entraîne durant deux jours de la vie d'un groupe de soldats Français pris au piège dans la poche de Dunkerque après la défaite franco-britannique.

Maillat  est un personnage complexe, héros sans en être un, désabusé et perplexe par rapport a la situation dans laquelle ils se trouvent. Il s'interrogera tout au long du roman, sur pas mal de choses. Il s'interroge vraiment sur la mort et la nécessité de cette "foutue" guerre. Mais on a l'impression qu'il est à la recherche de quelques choses en lui même. Il trouvera cette chose qu'il cherchait, cette sorte de plénitude ....

 

Pour + d'infos sur cette période:

http://www.sip.be/fv/fv06/synthese.html

 

Autre livre de Robert MERLE: un animal doué de raison

 



samedi 21 février 2009, a 15:20
FARAUD - mot trouvé - mot perdu ? - Anna Gavalda La consolante
 

 

Larousse 2005 : faraud masculin, faraude féminin- (Familier) Celui, celle qui porte ses beaux habits et qui en est fier.

FARAUD (Larousse 1938): pop. Recherché dans sa mise: un faraud ; un paysan faraud.

 

« Après c'était son problème

s'il s'était cru plus fort qu'elle

et plus fort que le monde entier.

Eh, non, mon gars, t'es pas le plus fort… …

Mais t'es tellement têtu, tellement faraud… »

(Anna Gavalda, Ensemble, c'est tout, 2004)

 

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« Puisque c'était le faraud, en fin de compte, qui avait remporté la mise.

Et comme c'était logique…Ce sont toujours les farauds qui gagnent, non ? »

(Anna Gavalda, la Consolante, 2008)

 

Mon avis perso : et bien comme toujours, contrairement à l'avis de tous, j'ai nettement préféré le dernier livre d'Anna GAVALDA : « La Consolante ». Oui, j'ai préféré l'histoire de cet homme qui voit sa vie remise en question au fur et à mesure du roman. (Mais l'on pourra m'opposer avec justesse que, pour le héros que l'auteur a choisi, c'est facile, puisqu'il est riche et reconnu !)

J'en ai extrait de joli passage, dont un que vous pouvez lire ici :

http://riversaone.blog.mongenie.com/index.php?idblogp=632528

 

Une bonne analyse, à mon avis, de la société de consommation sans âme que l'on nous oblige à vivre, parfois malgré nous, entraîné que nous sommes, sans forcément pouvoir décider.

Car, non, on ne peut faire de sa vie ce que l'on veut…il est faut de le croire et de vouloir le faire croire. Si cela est possible à un moment donné de notre vie, nous ne sommes pas toujours, à ce moment précis, en état moral de le voir et de le pouvoir. Certains ont la chance de rencontrer des gens d'exception mais ces personnes sont de plus en plus rares et ne peuvent tous nous recevoir.

De peur de la solitude et de son poids, par crainte de la différence voire de l'indifférence, nous passons notre temps à nous accrocher des boulets aux chevilles. Il est un temps où l'on s'y complait…c'est si facile de vivre comme tout le monde….puis vient un jour…

 

Anna Gavalda réussit souvent à glisser ce mot « faraud » dans ses romans….mais qui l'emploie encore aujourd'hui ?

 

Pourtant, je viens de retrouver ce mot:

« N'avez-vous jamais vu des profanes visiter un laboratoire sur la pointe des pieds et manifester, tellement ils sont impressionnés, une émotion religieuse que les meneurs syndiqués les plus farauds et les responsables de cellule les plus bonimenteurs n'éprouvent plus dans une basilique, même pas à Saint-Pierre de Rome. Dans un labo, ils deviennent à vue d'oeil ridicules, de respect et de béatement. Bientôt on visitera les groupes d'usines en chômage comme aujourd'hui les cathédrales désaffectées ou le Kremlin des Tsars. Ce seront des espèces de musées de la barbarie et de la superstition. »

Blaise CENDRARS – Le lotissement du ciel – 1949

 

… ; que ce fût enfin un marché , ou un faraud de village venu se pavaner à la ville - rien n'échappait à la subtilité de mon attention juvénile. (Nicolas Gogol, Les âmes mortes -1842 ; traduction de Henri Mongault -1949) -

 

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mercredi 11 février 2009, a 20:36
émerveillement.....fait-on si grande affaire d'un miracle ?
 

Photo  perso - perce-neige - 11 février 2009

 

Eh quoi —fait-on si grande affaire d'un miracle ?

Quant à moi, je ne connais rien d'autre que des miracles,

Quand je me promène dans les rues de Manhattan,

Ou que je darde mon regard par-dessus les toits dans le ciel,

Ou que je patauge pieds nus le long de la plage dans la marge même de l'eau,

Ou que je me tiens sous les arbres dans les bois.

Ou que je parle le jour avec n'importe qui que j'aime,

Ou que je dorme la nuit avec n'importe qui que j'aime,

Ou que je suis à table en train de dîner avec les autres,

Ou que je regarde les étrangers assis en face de moi dans l'omnibus,

Ou que j'observe les abeilles qui s'affairent autour de la ruche un matin d'été,

Ou les bêtes qui paissent dans les champs,

Ou les oiseaux ou la merveille des insectes dans l'air,

Ou la merveille du couchant ou celle des étoiles qui brillent si tranquilles, si lumineuses,

Ou l'exquise, la mince et délicate courbure de la lune au printemps,

Tout cela et le reste, toutes ces choses et chacune sont pour moi des miracles,

Chacune se rapportant au tout, quoique distincte et à sa place.

Tout cela et le reste, toutes ces choses et chacune sont pour moi des miracles,

Chacune se rapportant au tout, quoique distincte et à sa place.

Pour moi, chaque heure de lumière et d'obscurité est un miracle,

Chaque pouce cubique de l'espace est un miracle,

Chaque yard carré de la surface de la terre est jonché de miracles,

Chaque pied de l'intérieur pullule de miracles.

Pour moi la mer est un continuel miracle,

Les poissons qui nagent – les rochers - les mouvements des vagues – les navires avec les hommes qu'ils portent,

Y a-t-il plus étrange miracle ?

 

On retrouve ce poème (miracles) de Walt Whitman et d'autres, tout aussi remarquables, dans l'Esquisse d'une anthologie de la poésie américaine du XIXème siècle, de Pierre Leyris, coll. « du monde entier » Editions Gallimard, 1995.

                   

********

et puis d'un livre, trouver un poème

et puis d'un poème, faire une recherche internet

et puis, finalement, ...de mots…trouver l'émerveillement…

rêver de liberté...

 

"Parler aujourd'hui d'émerveillement peut sembler une folie, mais cette folie n'est-elle pas la plus grande sagesse devant la désespérance de ce monde? L'émerveillement, en effet, n'est pas un luxe, ni même, la part des sots, mais peut-être, la plus haute vocation de l'homme."

François Darbois

 

mardi 10 février 2009, a 09:49
pfff !!!!!
 

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vendredi 06 février 2009, a 19:06
Philippe LABRO - La traversée -
 

 

 

Extrait de : 

LA TRAVERSÉE de Philippe LABRO – 1996 -

Beaucoup de passages donnant sujets à réflexion dans ce livre d'un homme en réanimation à l'hôpital:

 

Une mer de sapins bleus –

...« Il y avait donc ce vide et ce vent qui vous tournait la tête et tout ce bleu ondulant en dessous de nous, cette beauté, cette pureté des choses et du temps, et cette envie troublante qui pouvait poindre –l'envie de plonger dans la mer pour s'y fondre. De rouler sur ce tapis, si c'était un tapis, comme un enfant peut rouler sur des draps ou un bébé sur le ventre de sa mère. Cette envie de se mélanger définitivement à la beauté et à la couleur de cet au-delà, ce monde différent qui semblait vous dire :

- Viens ! »...

 

Premier précepte de la traversée –

....« Vous prenez conscience que vous pouvez mourir lorsque vous comprenez que personne, jusqu'ici, n'a encore précisément découvert de quoi vous souffrez. Et n'a donc trouvé de remède pour vous sortir du trou. Vous prenez conscience du trou. » ....

 

Acccepter et refuser l'hôpital -

…les ouvriers et les ouvrières de cette incessante manufacture de la vie qu'est un hôpital méritent toutes et tous votre considération et votre compassion.

….

Qui sont-ils ? Qui sont-elles ? Que font-ils quand ils ont quitté la grande manufacture ? Que lisent-ils, s'ils lisent ? Que voient-elles à la télé ? Que font leurs enfants ? Où iront-ils en vacances –mais ont-ils assez d'argent pour partir en vacances ? Qu'ont-elles vu au cinéma – mais avaient-elles assez d'argent pour aller au cinéma ? Qui sont ces anonymes sous-payés que leur nation ignore et qui, pourtant, ont pour profession de soigner cette nation ? Qui sont ces ouvriers que leur nation méprise ? Une nation qui ignore, méprise et sous-paye ses infirmières, ses policiers, ses chercheurs et ses enseignants est une nation en danger.

....

 

Certes, je ne repars pas avec un livre bien gai...mais bon...(à ne lire que si vous avez le moral..quoique...)

vendredi 05 décembre 2008, a 23:02
EDWARD HOPPER & Philippe BESSON...un instant d'abandon
 

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SALON DU LIVRE – au hasard

 

Au milieu de kilos de papier et de milliers de pages, parmi la foule, au milieu des auteurs, à mille lieux de nos errances…. un écrivain retient votre attention.

Pourquoi lui? pourquoi ce livre?

Vous ne le connaissez pas. Est-ce à cause du Edward Hopper? de la Lighthouse Hill? Parce que nous n'irons pas au Dallas Muséum Of Fine Arts pour voir le tableau ? (ça c'est sur!)

Pour un sourire qu'il vous accorde à vous?

A-t-il vu, lui, que vous, vous avez vu le Hopper sur la couverture de son livre, parmi la foule indifférente?

Perçoit-il votre corde sensible lorsqu'il vous présente son livre?

Et voilà, vous l'emportez avec vous, cet "instant d'abandon".

 

Mon premier livre de Philippe BESSON, donc je ne saurais dire "c'est du Philippe Besson" comme on dirait "c'est du d'Ormesson" ou "du Romain Sardou" ou d'autres.

Cela suinte le malheur et le désespoir pourtant les phrases sont belles et le roman se lit comme un poème.

L'auteur est charmeur, et c'est vrai fort sympathique, et m'a mis cette dédicace qui donne le suspens. "Un instant d'abandon » le portrait d'un homme seul face à la meute, seul face à son passé."

 

 Que va-t-il se passer? Comment cela va-t-il finir, toute cette tristesse? Que va-t-il arriver au personnage principal, cet homme face aux autres, face à lui-même, avec son passé si lourd et si encombrant, dans son village natal de bord de mer, encerclés par ces villageois au cœur endurci? Qui osera boire un verre avec lui au café du village où même le barman souffre de le servir?

 

Lui, qui dès l'enfance, n'était pas comme les autres, que la vie a malmené, va-t-il renaître à la joie?

 

Extrait :

« Personne ne peut imaginer ce que c'est la périphérie d'une ville qui n'est rien. C'est là qu'ils ont construit la gare. Pourtant, les trains sont rares, encore plus à la morte saison. On ne s'aventure pas jusqu'ici tout à fait par hasard. Les rails s'arrêtent où commence la Manche. »

….

« Je suis né au milieu d'un automne, un jour de brume, un jour comme un autre, en somme. La brume, elle est là presque tout le temps. Elle recouvre tout, elle nous accompagne, elle sera là jusqu'au jour de notre mort. Elle est notre unique certitude. Ce voile sur nos visages. Ce gris dans nos regards. Ces gouttes qui perlent sur l'avant de nos bras. »

« Je n'ai pas d'âge. Les années ont passé, je les ai perdues. Si je ne devais compter que les années heureuses, je serais encore un enfant. »

« A l'évidence, personne n'a oublié que des hommes sont venus me chercher un jour, qu'ils m'ont emmené loin de la ville, que des années se sont écoulées loin de la ville. C'est un autre qui leur revient. Les gens d'ici, ceux qui ne partent pas, qui ne partiront jamais, pensent qu'on devient forcément un autre quand on vous emmène loin d'eux. C'est eux qui ont raison.

Mais je vous l'ai dit : je n'avais nulle part où aller. »

 

 

Philippe BESSON a reçu pour son premier roman, « En l'absence des hommes », le prix Emmanuel-Roblès, decerné par l'Académie Goncourt.

Ses romans sont traduits en allemand, anglais, brésilien, bulgare, chinois, espagnol, grec, italien, japonais, lituanien, néerlandais, polonais et tchèque.

 

***************

 

SES AUTRES LIVRES :

- En l'absence des hommes

- Son frère

- L'arrière-saison (inspiré d'un tableau d'Edward Hopper – Grand Prix RTL-Lire)

- un garçon d'Italie

- les jours fragiles (prix Femina)

- l'enfant d'octobre

 

**************

 

mercredi 29 octobre 2008, a 19:30
KDO de mybabylove Ooo MY LIFE MY LOVE ooO ** MERCI à elle
 


 

               

 

Cela me rappelle ce superbe film avec Sophie MARCEAU. Quand elle part comme gouvernante en Angleterre, pour retrouver sa fille.


Ah voilà, après petite recherche GOOGLE:
Firelight - Le Lien Secret (1997) avec Sophie Marceau et Stephen Dillane. Le Film s'inspirait de l'histoire de Jane Eyre d'après l'oeuvre de Charlotte Brontë.

 

Je le mets ce jour dans mon blog.

bisous

P.S.=. désolée de ne pas passer plus souvent. je n'ai le temps de rien...

 

 

Firelight - Le lien secret

 

 

mardi 28 octobre 2008, a 21:13
Un animal doué de raison - un roman puis un film
 

 

 

 

EXTRAIT du livre « UN ANIMAL DOUÉ DE RAISON »

de Robert MERLE (1967)

 

C était nu et moite, il s'assit sur le lit, passa les mains à deux reprises sur son visage poupin, comme s'il avait voulu en arracher la fatigue, bon Dieu, il ne sentait plus ses jambes, il mourait de sommeil, il allait pouvoir s'endormir sans somnifère, quel réflexe idiot, bon Dieu, qu'est-ce que ça peut me foutre, de me droguer ou pas, je trouve ça comique, les hommes de mon âge qui renoncent au tabac, à l'alcool, aux excès et qui se mettent à faire des abdominaux sur leur tapis, quels connards, ça les avance à quoi, cette lutte contre la vieillesse, tôt ou tard, ils seront battus, ils mourront par petits bouts, par le poumon, le foie, le cœur, te cancer de la prostate, C ricana, il se sentait plein de haine sans objet défini et sa haine donnait à sa pensée une verve, une force, une accélération qui lui faisaient plaisir,

ils me font bien marrer, l'exercice, la vie au grand air, l'hygiène, la vie saine et réglée, et qu'est-ce que c'est, au fond? un miteux combat en retraite, rien de plus, la débâcle est au bout — absolument sûre la débâcle, la seule chose sûre — mort ou vie, quelle différence? ce mot même : la vie, quelle dérision, quelle duperie, appeler la vie ces quelques minutes chiantes entre deux néants, quelle duperie, tout est truqué, pipé d'avance, la mort au bout, quelles idioties ils nous débitent, avec leur « succès dans la vie », quelle vie? quel succès? moi aussi, j'y ai cru, à l'Université, au succès, et plus tard, je me souviens, je me disais, je ne suis qu'un super-flic, j'aurais pu être un savant, et même aujourd'hui, quand cette connasse me parlait, avoir un labo, des assistants, un travail créateur comme ce métèque, connerie, connerie, personne ne réussit dans la vie, il n'y a que des ratés, tous les hommes sont des ratés puisqu'ils meurent,

…..

 

 

Le Jour du dauphin (The Day of the Dolphin) est un film américain, tiré du livre, réalisé par Mike Nichols sorti en 1973 -

 

Un savant et son équipe étudient le comportement des dauphins: il élève un jeune dauphin et réussit à lui enseigner des rudiments d'anglais. La communication entre cet animal doué de raison et l'homme s'engage. C'est à la fois une fascinante réflexion sur le dialogue entre l'homme et la nature, un hymne à ces animaux extraordinaires que sont les dauphins, mais aussi une réflexion sur l'influence de l'homme, la guerre, l'écologie.

 

 

mardi 28 octobre 2008, a 20:57
Robert MERLE - Un animal doué de raison - (le dauphin)
 

Un animal doué de raison - livre de Robert MERLE

(roman de politique-fiction qui soulève des problèmes écrit en 1967...toujours d'actualité...)

 

Extrait:

"Bi et Fa, les deux dauphins, le regardaient, ni amicaux, ni hostiles.
- Et bien, Bi, dit Sevilla, tu ne dis rien?
- maintenant je ne parle plus.
- Pourquoi ?
- je ne veux plus parler la langue des hommes.
- Moi non plus, dit Fa tout d'un coup. 
- Pourquoi ? dit Sevilla en se tournant vers lui.

Fa ne répondit pas. 
- Pourquoi Bi ?
Bi le regarda alternativement de l'oeil droit puis de l'oeil gauche....Elle dit d'une voie criarde, nasillarde et parfaitement distincte:
- L'homme n'est pas bon.

 

samedi 13 septembre 2008, a 16:42
AU SECOURS ! je me noie !!
 

QUI CONNAIT LE CHAT COMME-CA ?

 

 

LE BAIN DU CHAT COMME-ÇA

 

Dans la salle de bains, le bain, tout juste à point, attendait d'être pris...

C'est joliment joli, un bain tout préparé, dans une belle baignoire blanche, se disait le Chat Comme-Ça. L'eau là-dedans paraît verte, d'un vert léger, léger comme feuille, de bouleau au premier printemps; et les robinets argentés du chauffe-bain s'y reflètent et dansent sur la surface oscillante.

Dans le temps qu'ayant glissé, puis chu, puis s'étant enfoncé, le Chat Comme-Ça disparut tout entier, pour la première fois de sa vie, au sein de l'aquatique empire, -sa sensation exclusive fut une terreur épouvantable. L'eau du bain n'était ni froide ni chaude. Le Chat Comme-Ça n'eut donc ni chaud ni froid. Il eut peur tout court. Et n'ayant rien d'autre à faire qu'à avoir peur, il eut peur tout son soûl, tant qu'il put, à s'évanouir, et de la pointe des poils de sa naissante moustache de chat jusqu'à l'extrême bout de ses pattes recroquevillées d'horreur.

Par chance, un miracle survint. Comme les quatre pattes recroquevillées se convulsaient et battaient, l'eau fouettée réagit et le Chat Comme-Ça nagea. Un miracle, je vous ai dit : tous les chatons nagent d'instinct et le mieux du monde.

Le Chat Comme-Ça, toutefois, qui n'en savait rien, en fut éberlué; mais pas moins content, au contraire.

« Ouf », se dit-il, « voilà qui va déjà beaucoup mieux... je me suis cru noyé, sinon pis. Mais n'importe : je n'avais sûrement pas le droit de tomber là-dedans, et je me suis mis dans un cas pendable.»

Ce disant, il nageait de toutes ses pattes.

« Dans un cas pendable, oui... et la plus simple prudence  m'engage à me tirer de là par mes propres moyens, si faire se peut et sans tapage... »

Il nageait de plus belle, longeant patte à patte le bord d'émail vertical et lisse, tout blanc, très beau à voir, mais absolument inaccessible.

« Diable ! » jugea le Chat Comme-Ça, inquiet.

Il avait fait le tour presque complet : nul débarcadère possible. C'était partout la même falaise de grès, glissante comme glace... La baignoire était une prison, et cette prison allait devenir un tombeau. Le cœur du Chat Comme-Ça défaillit. Le Chat Comme-Ça en oublia tous les raisonne…..

 

Je n'ai pas la fin !!!

 Je reste sur ma faim....qui sauve le chat ???

Je n'ai que ce morceau du texte, pas de nom d'auteur  RIEN NADA !!

qui connait cette histoire ??? qui connait le livre d'où ce morceau est extrait ???

 

mercredi 10 septembre 2008, a 11:08
Des mots DOUBS ou des PRUNES pour la bonne cause
 

 

 

Et c'est gratuit !

Et c'est trois jours !

Et il y a un cahier spécial dans l'Est Républicain!

Et j'ai scanné la Une sans autorisation, veuillez me pardonner!

Et, hum hum, je fais de la pub pour le Doubs !!!!

tout sur www.doubs.fr

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Sinon, on pourra toujours aller COURIR POUR DES PRUNES autour du Lac de VESOUL-VAIVRE au profit de de l'Association de Sauvegarde de l'Enfant à l'Adulte. (11ème édition)

 

logo_Prune.jpg

 

http://www.ot-vesoul.fr/index.php?IdPage=1210076582

 

http://pagesperso-orange.fr/vesoulmarathon/Archives.htm

 

 

lundi 08 septembre 2008, a 13:13
l'aventure Peugeot - 403 et compagnie à VELLEFAUX
 

 

Rivalité  entre  le  cheval  et  l'automobile  en  1908 (2ème partie)

 

Pour aller vite et loin, la supériorité de l'auto n'est plus contestée. En 1900, tel cocher d'équipage se flattait encore d'arriver à Versailles aussi tôt, et plus infailliblement, qu'une monocylindre. Mais en 1908 il ne saurait prétendre vous mener à Rouen dans la matinée. Alors les cochers s'attaquent à l'idée de vitesse. Ils observent que la voiture particulière est faite pour le luxe et la promenade : qu'en ville, d'ailleurs, on va toujours bien assez vite ; que pour les longs voyages, il est plus simple et plus confortable de prendre le train. Quand on se promène, une certaine lenteur est la condition du plaisir...

Mais l'argument le plus résistant des cochers, celui qui garde, en 1908, le prestige et tâche de parer à la défaillance des autres, est l'argument esthétique. Il consiste à dire que l'automobile est laide, et le restera, quelles que soient les améliorations de forme qu'on lui apporte. « Une voiture à laquelle il manque quelque chose par-devant», voilà le grief banal. Mais certains lui donnent plus de nerf. «Rien ne vaudra jamais deux beaux chevaux, qu'on a à trotter ensemble, du même pas, la patte haute et ronde, la tête bien relevée ; et, sur le siège, quelqu'un qui sait tenir les guides ; et deux belles livrées qui font honneur à une maison. Car il faut bien le dire, vous autres chauffeurs, vous êtes drôlement habillés. Vous avez l'air d'employés de chemins de fer, de garçons de bureau. Et puis un équipage, c'est beau parce que c'est vivant. On arrivera à faire des autos de moins en moins grotesques, ce ne sera jamais qu'une machine. »

 

Jules ROMAINS, Les Hommes de bonne volonté (Flammarion).

 

 

 

lundi 11 août 2008, a 19:27
MAURIN DES MAURES à 100 ans - souvenirs souvenirs
 

Maurin des Maures  voir: www.2008maurin.com

Maurin des maures - Main title - Maurin des maures - Générique
1970. Série télé, d'après un roman de Jean AICARD
Titre pour la seconde saison :
l'Illustre Maurin
52 épisodes de 13 mn
Dirigé par Jean Canolle et Claude Dagues
Scénario : Jean Canolle
Acteurs : Jean Gaven,
Maurin ; Armand Meffre, Pastouré ; Maurice Sarfati, Sandri ; Roland Armontel, Rinal (1974) ; Mireille Audibert, Tonia (1970) ; Gil Baladou, Grondard (1970) ; Lucien Barjon, Cabissol (1974) ; Henri Crémieux, Rinal (1970) ; Albert Dinan, Orsini (1974) ; Fransined, le planton (1970) ; Henri Guisol, Cabissol (1970) ; Pierre Mirat, Caboufigue (1970) ; Charles Moulin, Larrigue (1970) ; André Nader, Cigalous ; Marie-Pascale Nesi, Tonia (1974) ; Jean Panisse, Merlusse (1970) ; Rellys, Saulnier (1970) ; Michel Ricordy, le gendarme (1974) ; Roger Rudel, le préfet (1974).
Compositeur : Francis Lemarque

1ère diffusion française : 1970 

1ère chaine de diffusion française : ORTF 1ère chaîne

lundi 11 août 2008, a 19:06
Sans le paysan, aurais-tu du pain ? Jean AICARD
 

 

Sans le paysan,  aurais-tu du pain ?

C'est avec le blé qu'on fait la farine;

L'homme et les enfants, tous mourraient de faim,

Si dans la vallée et sur la colline,

On ne labourait et soir et matin.

 

Sans le boulanger, qui ferait la miche ?

Sans le bûcheron, — roi de la forêt, —

Sans poutres, comment est-ce qu'on ferait

La maison du pauvre et celle du riche ?

 ... Même notre chien n'aurait pas sa niche I

 

Où dormirais-tu dis, sans le maçon ?

C'est si bon d'avoir sa chaude maison

Où l'on est à table, ensemble, en famille !

Qui cuirait la soupe, au feu qui pétille,

Sans le charbonnier qui fît le charbon ?

 

Sans le tisserand, qui ferait la toile ?

Et sans le tailleur, qui coudrait l'habit ?

Il ne fait pas chaud à la belle étoile !

Irions-nous tout nus, le jour et la nuit,

Et l'hiver surtout, quand le nez bleuit ?

 

Aime le soldat, qui doit te défendre !

Aime bien ta mère, avec son cœur tendre !

C'est pour la défendre aussi qu'il se, bat.

Quand les ennemis viendront .pour te prendre,

Que deviendrais-tu sans le bon soldat ?

 

Aimez les métiers, le mien et les vôtres !

On voit bien des sots, pas un sot métier;

Et toute la terre est comme un chantier

Où chaque métier sert à tous les autres,

Et tout travailleur sert le monde entier.

 

Jean AICARD

Né à Toulon, le 4 février 1848. Mort le 13 mai 1921.

Poète, romancier et auteur dramatique, Jean Aicard, profondément marqué par son enfance méridionale, se fit dans ses vers le chantre de la Provence. Inspiré par Lamartine qu'il fréquenta adolescent, il lui dédia une ode qui fut couronnée par l'Académie française.

Auteur de pièces de théâtre (Pygmalion, Othello ou le More de Venise, Le Père Lebonnard), il écrivit aussi des romans dont le plus célèbre, Maurin des Maures (1908)  (Source : http://www.academie-francaise.fr/Immortels/)

 

Illustration: D'après un fragment d'un tableau de Régis Deygas, ca 1920

http://www.amis-de-jean-aicard.org/

 

mercredi 06 août 2008, a 19:58
André BESSON – Une étrange odeur d'Absinthe
 

André BESSON – livre : Une étrange odeur d'Absinthe

Hum, quel parfum envoûtant…..

 

« Deux ans de dur pour carambouille sur voitures de luxe,…. »

 

carambouille: revente d'une marchandise qui n'a pas encore été payée....

mon vieux dico 1938 ne connaît pas la carambouille !

mais il connaît :

- le carambouillage : escroquerie consistant à acheter à crédit pour à revendre ce qu'on n'a pas payé.  (…ça marche aussi .à chaque fois que l'on vend une maison qu'on a pas fini de payer ???? Mais non va ! – c'est surtout pour les voitures, je pense !))

- les carambouilleurs : (argot), escroc qui achète sans payer et revend comptant. (…c'est sur qu'il doit être content…)

 

mon jeune dico 2005 connaît le carambouillage ou la carambouille mais pas les carambouilleurs… : (il accuse même l'Espagne ! carambola !) escroquerie qui consiste à revendre au comptant une marchandise sans avoir fini de la payer. (…au comptant c'est vite dit, va peut-être pas être content longtemps….)

 

Tiens il connaît aussi les carabistouilles, mais seulement au pluriel, et cette fois il accuse la Belgique d'être familière : bêtises, fariboles.

 

photo: riversaone, juillet 2008

dessin de Fortuné

mercredi 06 août 2008, a 13:32
Merci M. BESSON, pour cette étrange odeur d'Absinthe
 

       cliquez sur la plaque - est-ce que cela marche avec tous les P.C. ? (je n'en ai pas l'impression !)          

 

  *******

André BESSON – livre : Une étrange odeur d'Absinthe

 

Hum, quel parfum envoûtant…..

Je viens donc de finir le livre d'André BESSON, qu'il a bien voulu me dédicacer, perso à moi, et oui, c'est vrai.

C'est un polar qui raconte l'histoire d'un trafic d'alcool ; vous l'auriez deviné au titre. Non ??

Donc, et comme j'aime bien cela, j'ai extirpé quelques mots savoureux que voici, ici ou sur les articles suivants (puisque….scrogneugneu….on ne peut mettre que deux images ici !!)

 

« Au passage, il remarqua les trois énormes semi-remorques toutes neuves alignées devant le quai d'embarquement. Elles étaient pleines et portaient, toutes, sur le couvercle de leurs trous d'hommes les plombs réglementaires des Douanes. »

 

                     ********

trou d'hommes / portes de visites

                     ********

il existe aussi des trous de poing.

http://www.manways-opa.com/index.php/catalogue-produits/portes-de-visitetrous-d-hommesautres

 

** en mot croisé, si vous trouvez « trou d'homme », en quatre lettres, c'est……c'est……VOUS AVEZ UNE SEMAINE POUR TROUVER ! votre blog sera cité ici, et félicité sur site !  ====="PORE"

et oui c'est encore Calypso alias Pootchie qui gagne!

 

Si vous avez des hauts parleurs, EN ATTENDANT CLIQUER SUR L'IMAGE (trou d'hommes) --- mais n'ayez pas peur !!!!

 

mardi 05 août 2008, a 08:51
L'ARCHIPEL DU GOULAG - ADIEUX
 

Alexandre Soljenitsyne a été rendu célèbre par sa dénonciation du goulag. (Maxppp)

 

********************

 

Depuis hier, je n'ai pas eu l'occasion de regarder les informations et j'apprends ce matin, en ouvrant la page "msn" sur mon pc, le décès de M. Alexandre Soljenitsyne.

Samedi soir, au hasard d'une conversation, j'évoquais cet écrivain devant des amis. Ils ne connaissent pas ??? (Si vous saviez leur profession….enfin bref !)

Les médias français ont-ils annoncé ce décès ? je n'ai rien entendu.

Et ce midi, juste un bref rappel que sa dépouille est exposée à MOSCOU .

 

Alexandre Issaïevitch Soljenitsyne, né le 11 décembre 1918, à Kislovodsk, dans le Caucase, est décédé à Moscou, en son domicile, ce 3 août 2008 à l'âge de 89 ans.

Romancier et dissident russe, il  est notamment  l'auteur de l'Archipel du Goulag, livre que j'ai eu la chance de lire lorsque j'avais environ 18 ans, peut-être même avant.

Il laisse derrière lui une œuvre littéraire monumentale qui lui fallut en 1970 le prix Nobel de littérature. Alexandre Soljenitsyne a narré au monde la réalité du système concentrationnaire soviétique dans "Une journée d'Ivan Denissovitch", "Le Premier cercle" ou "L'Archipel du Goulag", à partir de sa propre expérience des camps et de témoignages de prisonniers. Il est l'auteur également du "Pavillon des Cancéreux".

Il  fut condamné à huit ans de camp en 1945 pour avoir critiqué les compétences militaires de Staline dans une lettre à un ami. C'était l'un des "plus grands penseurs du XXe siècle", "pourfendeur" du totalitarisme, qui défia le pouvoir soviétique en dénonçant l'horreur du Goulag.

 

Sa vie devient une conspiration permanente pour voler le droit d'écrire. En décembre 1973, paraît à Paris (en version russe) L'Archipel du Goulag où il expose le système concentrationnaire soviétique du Goulag, qu'il a vécu de l'intérieur, et la nature totalitaire du régime socialiste. Écrit entre 1958 et 1967 sur de minuscules feuilles de papier enterrées une à une dans des jardins amis, une copie avait été envoyée en Occident pour échapper à la censure.

 

lundi 04 août 2008, a 16:39
Elle s'appelait Anna - c'était un 4 août -
 

Elle s'appelait Anna rappelle-toi
La plume courait entre ses doigts
Elle écrivait des mots d'amour et de foi
Car elle avait 13 ans Anna

Moi j'ai un jardin rempli de fleurs
Un monde d'amour tout en couleur
Que je fais vivre en mon cœur
Que je fais vivre en mon coeur.
                                 Daniel Guichard
                                 Francis Lopez

 

 

QUATREAOÛT

Un peu d'Histoire messires et gentes dames

 

1443 : Fondation des Hospices de Beaune, hôpital pour les pauvres, créé à l'initiative de Nicolas Rolin, chancelier du duc de Bourgogne Philippe II le Bon, et de son épouse Guigone de Salins.

1532 : Traité de rattachement de la Bretagne à la France.

 

1693 : Date probable de découverte du procédé de fabrication du Champagne par Dom Pérignon.

1789 : En France, abolition des privilèges par l'Assemblée nationale constituante. (ah bon ???)

 

 

1914 : Invasion de la Belgique par l'Allemagne.

1916 : (Première Guerre mondiale) : Sur le front du Moyen-Orient, second raid germano-turc sur Le Caire.

1940 : L'armée italienne d'Abyssinie entre en Somalie britannique.

1944 : Arrestation d'Anne Frank par la Gestapo, ainsi que sept autres Juifs à Amsterdam.

 

 

vendredi 04 juillet 2008, a 19:29
LES HAUTS DE HURLEVENT - Wuthering Heights - 1939
 

 

LES HAUTS DE HURLEVENT - 1939 -

 

"l'un des 10 meilleurs films du Monde"

 

avec :

Laurence OLIVIER,

Merle OBERON,

David NIVEN

 

l'inoubliable chef d'œuvre de

William WYLER

d'après le roman d'Emily BRONTË

 

100 minutes de noir et blanc intenses !

 

Pratiquement élevés ensemble, Heatcliff et Cathy sont unis par un amour dévorant et sans concession. Afin de se libérer de l'emprise du jeune homme, Cathy accepte d'épouser le fortuné Edgar. Mais se libère-t-on jamais de l'amour ?... En adoptant ce classique de la littérature romantique, William Wyler a conservé tout ce qui faisait la force du roman d'Emily Brontë, l'atmosphère envoûtante, la violence du sentiment amoureux, la passion destructrice d'Heatcliff.

 

En fait, Cathy, issue d'une famille de propriétaire, se refuse à épouser Heatcliff, enfant trouvé par son père, et lui préfère un voisin propriétaire et riche….

 

 

Nota : voir ici mes articles au sujet de Charlotte Brontë et ici.

 

 

 

lundi 02 juin 2008, a 11:03
DAMPIERRE SUR SALON du LIVRE - COUYBA
 

Troisième rencontre autour du livre à

DAMPIERRE SUR SALON :

 

- Voyager au pays des écrivains, loin du bourdonnement de la Ronde Luronne (Rallye auto),

- Ecouter des lectures sur fond de contrebasse ou d'accordéon,

- Faire des achats ou regarder seulement les images du passé, lire des histoires d'aujourd'hui, des souvenirs pour demain,

- Rencontrer des auteurs très sympathiques et souriants.

 

Cette troisième rencontre, loin de la ville mais proche de l'Homme, nous laisse repartir, des pages plein les mains, des rêves plein la tête.

 

En prime : un slam sur le pays des Mille Etangs enchanteur, par Françoise ASCAL, poète-auteur.

 

photo: riversaone - petit aperçu de la Maison COUYBA à DAMPIERRE SUR SALON (temps gris! mais ambiance ensoleillée dans les salles!)

Organisation: ACBIZ'ARTS - émail acbizarts@orange.fr

 

http://www.cc-4rivieres.fr/

vendredi 30 mai 2008, a 13:36
Andrée CLAIR - MOUDAINA ou deux enfants au coeur de l'Afrique
 

Livre de Andrée CLAIR - "MOUDAÏNA ou deux enfants au cœur de l'Afrique"

L'histoire se déroule au Tchad, où Hélène (9 ans) arrive avec sa Maman, institutrice. Hélène se lie d'amitié avec Moudaïna, doué pour les études."

Livre paru aux Editions BOURRELIER en 1952 - illustré par J. Hartmann de jolis dessins noirs et blancs. Il semble qu'une suite a été écrite mettant en scène la petite sœur de Moudaïna.

 

Quelques phrases qui ont attiré mon attention:

"un margouillat" c'est ainsi qu'on nomme les lézards au Tchad.

"- Tu vois, les Blancs sont paresseux, personne n'est levé.

"- Ils n'ont rien à faire. C'est le boy qui fait tout.

"- Tu croix qu'ils ne font vraiment rien ?

"- Bien sûr ! Tu les as déjà vus pagayer, garder les moutons, faire la cuisine ou construire une case ? Non ! Ils s'asseoient et font de tout petits dessins avec de l'eau noire et un drôle de morceau de bois, ou bien ils ne bougent pas et regardent d'autres petits dessins noirs alignés sur quelque chose de blanc et plat ; ça ne sert à rien.

"-Je ne sais pas si ça sert à rien ces manières de Blancs, répond Moudaïna songeur. Les Noirs qui vont à l'école les apprennent, ils savent se servir de l'eau noire et regarder les petits dessins. Ils disent qu'avec on peut savoir tout ce que font les Blancs.

" Si on peut savoir tout ce qu'ils font, ils ne sont pas malins. Parce que nous, nous n'avons pas de petits dessins noirs, et ils ne sauront pas nos secrets.

"oui, oui", fait Moudaïna, pas très convaincu….

"- Des calebasses.

"- Qui les fabrique ?

"- La terre, le soleil et la pluie.

"- Non, ne me dis pas pour de rire, dis-moi pour de vrai.

"- Pour de vrai: c'est la terre, le soleil et la pluie."

Hélène ne sait que penser et ne comprend pas. Elle le dit à sa mère.

"Rien de plus simple, la calebasse est le fruit du calebassier.

"- Oh !" …

"Je parler français petit peu. Pas aller école, mais aller en France faire tirailleur, faire la guerre. Lit'nant venir dans village demander dix Kotokos pour aider France. La France, c'est loin, alors chef commander: "Toi, toi, toi." Moi partir. Blessé pour la France. La France c'est beau, mais c'est froid. Comme la neige. Et les gens aller trop vite. Toujours courir."

….

"Je saurai à quoi servent les petits dessins faits avec de l'eau noire, et j'apprendrai tant d'autres choses !"

Les cent quinze élèves du cours préparatoires se mettent en rang devant Assane, leur maître….Les écoliers s'entassent sur les bancs étroits.

….

"- Le téléphone et la T.S.F., c'est mieux que ton tam-tam ?

"- Si tu veux, seulement nous n'avons besoin que d'un tam-tam et de deux bâtons."

 

mercredi 28 mai 2008, a 19:29
RENCONTRES AUTOUR DU LIVRE à DAMPIERRE SUR SALON
 

Il se passe vraiment beaucoup de choses, et je ne pourrai pas aller partout.

Mais cette troisième rencontre du livre à DAMPIERRE SUR SALON, c'est vraiment tentant:

Auteurs, éditeurs, poésie, ateliers jeunesse, expositions, spectacles, lectures musicales...etc.

 

http://www.cc-4rivieres.fr/

http://www.tourisme.fr/module/stat/url/url.asp?insee=70198&url=http://perso.wanadoo.fr/ot-dampierrois-fresnois/

 

C'ETAIT TROP BIEN! lecture publique MA-GNI-FI-QUE

lundi 05 mai 2008, a 10:47
LOYAUTE de Zénaide FLEURIOT - belle ile en mer
 

LOYAUTE de Zénaide FLEURIOT - hachette 1937

 

Un bol d'air breton - romantisme à souhait sur petite île

 

L'héroine Guyonne écrit à une amie partie pour les Indes, une sorte de journal qui dévoile toute l'histoire:

"cela me plaît de vous écrire longuement, quotidiennement, à vous absente. Dans ma vie, qui est la plus monotone du monde, ce me sera une distraction. Je le sens, tout va m'intéresser doublement grâce à cette arrière-pensée que vous êtes présente. Je ne serai plus l'esclave du format gênant du papier à lettre ; ses carrés blancs semblent poser des bornes aux épanchements et raccourcissent forcément les confidences."

….

"En ce moment il me semble acquérir je ne sais quelle triste expérience de la mobilité des sentiments humains, et cela m'attriste parfois jusqu'aux larmes."

 

Citation d'un sonnet de Benserade:

"O Lune, sans faire de bruit

Vous avez bien rôdé la nuit,

Vous vous maintenez par le monde

Et toujours fraîche et toujours blonde ;

Mais comment vos attraits ne sont-ils point usés ?

Ce n'est pas d'aujourd'hui, Lune, que vous luisez."

 

"Ainsi on me souffle un mari, on jouit des aises les plus raffinées de la vie, on s'entoure d'objets enchanteurs, on n'a jamais de ces soucis d'argent qui sont les vers rongeurs de la vie, et c'est moi qui suis l'heureuse ! Le bonheur ne serait-il qu'un mot ?"

 

"Que tout est variable en ce monde ! Les existences les plus calmes n'échappent pas au roulis: la vie est une véritable traversée."

 

Nota: mes phrases choisies dans mes lectures ne résument pas un livre. Celles-ci sont un peu tristes peut-être par rapport à la gaîté émanant de cette lecture.

vendredi 02 mai 2008, a 13:31
la bicyclette est un instrument bien amusant
 

Alain FOURNIER - Le Grand Meaulnes -

 

"Je n'avais jamais fait de longue course à bicyclette. Celle-ci était la première. Mais, depuis longtemps, malgré mon mauvais genou, en cachette, Jasmin m'avait appris à monter. Si déjà pour un jeune homme ordinaire la bicyclette est un instrument bien amusant, que ne devait-elle pas sembler à un pauvre garçon comme moi, qui naguère encore traînais misérablement la jambe, trempé de sueur, dès le quatrième kilomètre !... Du haut des côtes, descendre et s'enfoncer dans le creux des paysages ; découvrir comme à coups d'ailes les lointains de la route qui s'écartent et fleurissent à votre approche, traverser un village dans l'espace d'un instant et l'emporter tout entier d'un coup d'œil... En rêve seulement j'avais connu jusque-là course aussi charmante, aussi légère. Les côtes mêmes me trouvaient plein d'entrain. Car c'était, il faut le dire, le chemin du pays de Meaulnes que je buvais ainsi..."

lundi 28 avril 2008, a 22:07
Fabriquer l'or à pleines mains....
 

'L'Angélus de minuit" de Gilbert BORDES (R.LAFFONT 1989) - photo BONNEL/DIAPHOR pour France Loisirs

 

Bien que le prénom du héros m'ait paru ardu, un bon roman plein de respect et d'amour pour les siens. Une ode au respect de soi-même. Cela se passe dans un hameau  où les travaux sont perturbés par une cloche abandonnée qui agace les esprits.

 

"Brutus rentre dans la pièce du pain, pousse du pied la paillasse de la mémé. Il prend la farine à pleines mains dans le sac poussiéreux ; le contact est doux, froid. Il en forme un barrage au milieu de la maie vide. Mélanie verse d'un côté le levain et, de l'autre, de l'eau chaude. Brutus jette deux grosses poignées de sel puis perce une trouée dans le mur de farine. L'eau coule lentement vers le levain gris et le dissout. Alors l'homme se met à pétrir en force. Il sue. Mélanie lui essuie le front avec un mouchoir propre. Pas question de s'économiser ! La pâte élastique doit être longuement travaillée pour que la mie soit légère et savoureuse. L'odeur aigrelette du levain pique les narines.

Enfin, lorsque la pâte ne colle plus aux doigts, Brutus la divise en cinq boules que Mélanie dispose sur le tissu des paillons. Elle les emporte dans le lit où elle a mis des briques chaudes. Entre les draps l'édredon remonté comme pour un malade, le pain nouveau va lever…"

 

Encore un roman campagnard! et oui, mais c'est grâce à eux que nous sommes là (ce sont nos ancêtres), ils sont "Mort pour la France", ils nous ont nourri en 1940...et à ce jour ils touchent le minimum de pauvreté...

mercredi 23 avril 2008, a 13:54
Pluie de Saint-Georges coupe aux cerises la gorge
 

23 AVRIL *** "Quand Avril en fureur se met, il n'y a pas de pire mois dans l'année"

 

1516 : Décret sur la pureté de la bière, en Allemagne (Reinheitsgebot).

1582 ou 1564  ??? :Naissance de Shakespeare (cf WIKIPEDIA)

1616: Mort de Miguel de Cervantes (calendrier grégorien) et de Shakespeare (calendrier julien)

1919 : Vote de la loi instituant la journée de travail de 8 heures en France et faisant du 1er mai un jour férié.

 

 

J'suis pas alcolo mais pour une p'tite mousse...(avec modération bien sûr!)

lundi 21 avril 2008, a 10:00
CHARLOTTE BRONTË - Jane Eyre * Mes pieds sont endoloris, mes membres sont las
 

Poésie extraite du livre Jane Eyre:

Au temps où nous errions comme des bohémiens, II y a bien longtemps.

 

Mes pieds sont endoloris, mes membres sont las ;

Long est le chemin, les montagnes sont désertes.

Un crépuscule morne et sans lune va descendre

Sur le sentier du pauvre orphelin.

Pourquoi me fait-on fuir dans ces lointaines solitudes,

Sur les hauteurs  où, parmi un amoncellement de  roches grises, s'étend la lande ?

 

L'homme a le cœur dur, les bons anges seuls,

Veillent sur les pas du pauvre orphelin.

Cependant, lointaine et douce, souffle la brise de nuit,

Le ciel est sans nuage, les claires étoiles brillent faiblement.

Dieu, dans sa miséricorde, protège, soutient,

Remplit d'espoir le pauvre orphelin.

Même s'il m'arrivait de trébucher en passant sur le pont qui s'effondre

 

Si, trompé par de fausses lueurs, je m'égarais dans les marécages,

Mon Père, selon ses promesses et sa grâce,

Prendra toujours sur son cœur le pauvre orphelin.

Cette pensée doit me donner du courage ;

Si je suis sans abri, sans famille,              

Le ciel est ma demeure, le repos m'y attendra,

Dieu n'est-il pas l'ami du pauvre orphelin ?

 

 

 

Résumé du livre:

Orpheline, Jane Eyre est recueillie par sa tante, qui la traite durement depuis la mort de son mari, et vit avec ses cousins, qui ne sont pas tendres avec elle. Pour préserver leur tranquillité et pour tenter de corriger les "vices'"de l'enfant, la petite est envoyée dans une pension pour jeunes filles pauvres, Lockwood, où elle va grandir, étudier mais aussi connaître les misères d'un établissement fonctionnant grâce à la charité. Alors qu'elle a dix-huit ans, elle part pour le manoir de Thornfield et devient la gouvernante de la pupille du propriétaire, Edward Rochester. Au fil des jours, cet homme bourru va être séduit par le caractère et le naturel de Jane : c'est le début d'une grande histoire d'amour qui devra surmonter de nombreux obstacles pour être vécue.

 

Illustration: scrapbooking du pauvre - vieux magazine de mon enfance

lundi 21 avril 2008, a 09:46
CHARLOTTE BRONTË - promenade dans la lande sauvage
 

 

Charlotte Brontë Charlotte Brontë Romancière anglaise
Née à Thornton le 21 Avril 1816
Décédée à Haworth le 31 Mars 1855

Après la mort de ses deux grandes soeurs, Charlotte Brontë devient l'aînée de la famille. Elle grandit dans le Yorkshire ; avec son frère et ses deux jeunes soeurs, elle parcourt inlassablement les landes sauvages qui les entourent afin de quitter la morosité du presbytère où reste leur père, marqué par le veuvage. Douées de talents littéraires, les jeunes filles écrivent des poèmes qu'elles publient sous les pseudonymes masculins de Currer, Ellis et Acton Bell, époque oblige ! En 1847, elle se fait connaître en publiant 'Jane Eyre', chef d'oeuvre depuis repris plusieurs fois pour le cinéma. Puis, elle écrit 'Shirley' (1849) et 'Villette' (1853). Son dernier livre 'Le professeur' est publié en 1857 après sa mort alors qu'elle est mariée depuis peu.

 

 

Les citations de Charlotte Brontë

«Regardez à deux fois avant de sauter.»

«La vie me semble trop courte pour la passer à entretenir des ressentiments ou ressasser des griefs.»

«Si nous voulons construire une amitié durable, nous devons aimer nos amis pour eux et non pour nous.»

«Il est vain de dire que les êtres humains se satisfont de la tranquillité ; ils ont besoin d'action et ils l'inventeront s'ils ne la trouvent pas.»

 

mardi 15 avril 2008, a 22:26
Le Tréfle rouge - Henri GUESDON & Jean DELANCRAY
 

Il y a dans la chambre comme une obscurité très lourde….

Parfois, cependant, des points lumineux traversent cette obscurité… Puis, peu à peu, ces points demeurent plus longtemps… Ils s'étendent… C'est comme une lueur d'aube de printemps qui s'élève, chassant les ombres tristes…

"En même temps percent des sons de cloches lointains et très doux… Des sons qui donnent une musique délicieuse… On se croirait dans un beau jardin après l'orage…

Et voici que des objets familiers se précisent… Un monde très connu et très animé qui se reconstruirait..."

"Il semble qu'un ordre nouveau va régner sur le monde…."

 

Livre "Le TREFLE ROUGE" de Henri GUESDON - Jean DELANCRAY - collection FLEURUS, Edition LAHURE - illustrations de LE RALLIC (pas daté) 1945 ?

L'histoire d'une révolte d'esclaves canalisées par un jeune garçon chrétien fils d'un grand chef gaulois capturé et en esclavage.

 

Photographie Riversaone - un coin de mon jardin

mardi 15 avril 2008, a 13:28
serge, linon, velours et dentelle
 

Ce passage pour la description  et les allusions aux tissus

"La façon dont elle était vêtue présentait avec ma courte robe de serge, un contraste presque théâtral. Par contre, elle seyait à la grande pièce encombrée et désuète, comme le fruit de cire à la corbeille tressée qui le contient. Le corsage régulièrement boutonné serrait un buste aussi fin, aussi élégant que celui de sa fille. Une ruche blanche l'éclairait sous le menton, et les manches noires, bordées dans le bas d'un large velours noir, s'évasaient sur une seconde manche de linon ruché et bouillonné comme on en portait vers le milieu du second Empire. L'immense jupe sombre avait elle-même des airs de crinoline. Enfin, le visage qu'elle tourna vers moi -au bruit que je fis en entrant- et qu'amenuisaient sous une coiffure de dentelle noire, des bandeaux encore foncés, fut celui de Francis, puis d'Alix, puis les deux ensemble, fondus dans une perfection d'ivoire."

 

EXTRAIT de  "Agnès de rien" de Germaine BEAUMONT  (PLON 1943)

image: un de mes petits trésors

lundi 14 avril 2008, a 18:39
La gymnastique du percepteur - Récits de Pierre LALOI par Ernest LAVISSE
 

Extrait d'un livre de lecture courante - morale - morale civique de 1925 (chez Armand COLIN)

jeudi 10 avril 2008, a 21:01
Personne n'y échappera - roman de Romain SARDOU -
 

Il faut aimer ce style de roman policier assez flippant...

Cela se lit tout seul....nous avons hâte de connaître la fin et les rebondissements, mais âme sensible s'abstenir!

 

"…la "vérité" se cache toujours au prochain virage. Selon, lui il suffisant de ne jamais lever le pied et de garder l'oeil ouvert."

 

"Franklin se demanda si son humeur bourrue était due à l'état catatonique de sa maison d'édition."

 

"Tout était calme et silencieux. Le propre d'un antre d'écrivain: un cerveau qui chauffe, des doigts qui cavalent et le reste suspendu, sans mouvement, délivré du temps."

 

Page 259 (pocket): …que les mots pouvaient cacher de multiples réalités, souffler des secrets, jouer au plus malin avec le lecteur. Ce que j'ai lu par la suite, je l'ai lu avec cette idée en tête…."

 

jeudi 10 avril 2008, a 19:47
Alexandre JOLLIEN : le métier d'homme - algodicée -
 

Extrait du livre de Alexandre JOLLIEN : le métier d'homme :

 

Ta pathemata mathemata *** Grec, ce qui fait souffrir nous enseigne *

 algodicée, elle part de l'expérience que voici : rien de pire qu'une souffrance gratuite, absurde, dépourvue de sens.

 

Résultants de Recherche GOOGLE sur "ALGODICEE":

Reprise de la phrase de JOLLIEN : Car l'algodicée, quintessence de la légèreté, réclame ce va-et-vient entre moi et l'autre. Rien de pire qu'une souffrance subie dans la solitude. Notre devoir : lutter ensemble contre ce qui blesse pour poursuivre notre joyeux combat.

 

photo riversaone - village de Haute Saône - février 2008

mardi 08 avril 2008, a 13:37
Livre: Un noir et des blancs - Noël AUBLED - 1948 * paysanne de France
 

Extrait de UN NOIR ET DES BLANCS, de Noël AUBLED,

collection Ames Vaillantes, 2.4.1948 :

"Ti sais, la Mamizelle, les Moussié-Dames du village de ta grand'maman y en avoir beaucoup beaucoup di courage.

"Et c'est bien vrai, vrai plus que jamais, de façon très émouvante même.

Le jour où les hommes sont partis pour la guerre, les femmes ont ramassé leurs outils sans un mot, sans une plainte comme elles l'auraient fait de leurs aiguilles à tricoter tombées à terre.

La moisson était là, pas encore battue ; le raisin était sur pied, mûrissant lentement dans la chaleur de l'été ; les pommes de terre n'étaient point arrachées, ni les regains coupés.

Alors, écrasant au coin de leurs yeux les larmes qu'elles s'étaient défendu de verser, les paysannes de France se sont mobilisées au service de la terre comme leurs maris et leurs fils se mobilisaient au service de la Patrie."

 

Très beau livre sur une époque révolue…une petite leçon de morale pour nous les blancs de peau à l'esprit obtu.

dimanche 30 mars 2008, a 16:52
Yvonne JANNIN - La ferme du poirier Grillot ** roman bressan
 

Livre : La ferme du poirier Grillot

auteur : Yvonne Jannin, roman bressan

éditions : LA BONNE PRESSE (1946)

PAYSAN

"Peut-on blâmer "cette race enragée à l'épargne", dure à elle-même, avare afin d'être plus large avec ses descendants ? Méthode qui a fait ses preuves, qui a empli les bas de laine et contribué à la richesse nationale, au patrimoine commun…. Et cependant, méthode périmée en un temps où l'économie patiente ne suffit plus à satisfaire d'autres conditions de vie ni les exigences d'une jeunesse impatiente de jouir."

….

"Même aujourd'hui, si on lui apprenait à saisir le devoir à bras-le-corps pour mener avec lui, allégrement, le combat da la vie ! Si on savait l'entraîner dans le désir du mieux faire, la persuader que tous les demains ne seront pas l'exacte répétition de tous les hiers, mais que, au contraire, "chaque jour donne une chance d'améliorer, de faire bon usage de tout ce qu nous avons appris pendant tous les hiers".

"-Alors, tu prends ton parti comme ça, toute de suite, d'avoir un gendre de la ville, bon à rien pour nous…Et nos terres donc ?

- Nos terres ?.... On les travaillera jusqu'à temps qu'on puisse plus…

-Et après nous ?

- Oh ? après nous….Elles se passeront bien de nous nos terres, va !....

"Nos terres." Oh ! leurs terres…Leurs terres dont pas une parcelle qui ne fût labourée, ensemencée par Vittaut, précédemment par le père de Vittaut et son aïeul déjà…Dont pas une motte qui ne fût foulée, binée, sarclée par elle ou ses filles… Ces terres pour lesquelles on sacrifiait tout, repos, soins du ménage, soins de soi-même ; pour lesquelles on bravait tout, chaleur, vent aigre, orage, froidure et boue. Ces terres qu'au temps de leur jeunesse, elle et Vittaut arrondissaient avec tant d'âpre joie d'une parcelle ici, d'un arpent là, à coups de travail, de misère, d'acharnement.

On les laissera….ces terres ?

A qui ? A des étrangers ! Ils ont mis vingt-cinq ans à les grouper, le notaire mettra vingt minutes à les disperser, en moins de temps que ne brûleront ses trois petites bougies fatales. Ou bien cette propriété, ce domaine sera divisé par ces marchands juifs dont Vittaut parlait ce matin, et avec cet argent leurs filles achèteront quoi ?"

 

++++

vendredi 28 mars 2008, a 19:47
Journée nationale du sommeil en FRANCE avant le changement d'heure
 

1803 (7 germinal An XI) : Bonaparte donne naissance au franc germinal qui restera en vigueur jusqu'en 1914.

 

1882 : Jules Ferry propose une loi instituant l'obligation scolaire de 6 à 13 ans.

 

1928 : Paris : Téléphonie : inauguration de la liaison avec New York; la liaison avec Alger a été inaugurée le 20 mars. Un nouveau service public est créé. Il s'agit de « Danton-Police » (police-secours).

 

1939 : France : Sortie de la Peugeot 202, qui a quatre places.

 

1976 :

La planète compte 4 milliards de personnes, selon le Population Reference Bureau. La population mondiale a ainsi augmenté d'un milliard d'individus en 16 ans.

Adoption de l'heure d'été.

 

1981 : C'est le dernier vol commercial de Caravelle sur Air France.

 

 Naissance

1862 : Aristide Briand, homme politique et diplomate français († 7 mars 1932, 69 ans).

 

Décès 

  1941 : Virginia Woolf, écrivain et féministe britannique (° 25 janvier 1882, 59 ans)

2004 :  Robert Merle, écrivain français (° 28 août 1908, 95 ans)

 

Célébration:  En France journée nationale du sommeil (!!??) mais non c'était le 19

lundi 24 mars 2008, a 16:29
24 mars - Au nom de la loi, de la croisière jaune à la Lune....et à l'or noir
 

1905 : Décès de Jules Verne, écrivain français (né le 8 février 1828)

 

1930 : Naissance de Steve McQueen, de son vrai nom Terence Steven McQueen né à Beech Grove dans l'Indiana aux États-Unis est un acteur et producteur américain († 7 novembre 1980 à Ciudad Juárez au Mexique).

 

1934 : Citroën présente le premier modèle d'automobile à traction avant : la 7CV « Traction avant ».

 

1965 : Sortie en France du film " Le Corniaud " de Gérard Oury avec Bourvil, Louis de Funès, ......"elle va marcher beaucoup moins bien...." (sa Citroën...)

 

1989 : Naufrage en Alaska du supertanker Exxon Valdez : plus de 40 000 tonnes de pétrole brut se répandent sur 1 700 Km de côtes.

 

lundi 24 mars 2008, a 15:30
l'eau de gomme ?? Gomme de sapin ?
 

L'EAU DE GOMME:   EXTRAIT de  "Agnès de rien" de Germaine BEAUMONT  (PLON 1943)

…je boirai volontiers un verre d'eau de gomme qui est excellente contre toutes les affections de l'estomac.

…..Et maintenant, apportez-moi un verre d'eau de gomme, je vous prie. Je crois bien vous l'avoir déjà demandé.

Je me levai avec empressement, heureuse d'échapper à ce bizarre tête-à-tête:

- Où trouverais-je ce qu'il faut pour vous le préparer, Madame?

- la poudre est dans la poche de mon tablier de taffetas noir et d'ailleurs il y en a des traces partout. A l'intérieur des tasses, et dans les tiroirs. ….

Je me rendis à la cuisine dans l'espoir d'y trouver le produit qu'elle réclamait. J'ouvris les placards sans y voir aucune trace de poudre de gomme…..

En désespoir de cause, je fis fondre un morceau de sucre dans un grand verre d'eau et plaçai le verre sur un petit plateau de tôle peinte.

 

Serait-ce…………….

LA GOMME DE SAPIN
"Le Baume du Canada",

une gomme qui apaise

La gomme de sapin provient des émergences de l'écorce du Sapin Baumier, sapin majestueux que l'on trouve au Québec. Les colonisateurs Français grâce aux Amérindiens apprirent les multiples usages et vertus de cette gomme. Ceux-ci s'en servaient notamment en cas de grippe, de scorbut, sur les coupures et brûlures... même les trous de leurs canots étaient colmatés par cette précieuse gomme...

lundi 24 mars 2008, a 14:29
Agnès de rien - Germaine BEAUMONT (roman 1943)
 

Rien

…"Rien. Quelle résonance, dans ce mot! De même que le silence contient toutes les paroles, ce rien contient toute ma vie. Pourquoi veut-on qu'il y ait des aventures, des événements, des drames, quand il peut n'y avoir que cet admirable rien où tout est suspendu, inclus, étincelant, comme un arc-en-ciel dans une goutte d'eau? Pourquoi des aveux, pourquoi des querelles, pourquoi des cris et des conflits, pourquoi quelque chose quand il peut n'y avoir que ce rien, d'essence divine?

"Beau mois, que s'est-il passé tandis que vos jours s'écoulaient l'un après l'autre, avec leurs alternances de pluie et de soleil, tandis que tournait au jardin l'horloge de Flore, que la hampe des lis croissait, tandis que s'égrenaient les myosotis desséchés? Qu'ai-je fait que regarder se former, étroitement cousus sur une exubérance de pétales, les boutons de pivoines de Chine? Des parfums plus denses, des ombres plus longues, le cours des eaux ralenti, la course des astres plus éclatante, un faix de feuilles portant un faix de rayons, un mystère dans les allées sur lesquelles se refermait la voûte surbaissée des longues branches…Non. Il ne s'est rien passé. Ou presque rien."

 

NOTA: au vu de recherches sur INTERNET, ce livre a fait l'objet d'un film avec, dans le rôle de Carlo, Paul Meurisse (à la place d'Agnès, j'aurai préféré un autre acteur….)

 

photographie de riversaone

Présentation
"Franche-Comtât Abada!"

.*´¨ )
,.•´¸.•*¨) ¸.•*¨)
(¸.•´ : (¸.•´ : (´¸.•*´¯`*• .*´¨ )

Le temps passe
Nos jours se remplissent
De choses légères
Et de tout ce qui est si important

Libre de penser comme on veut
On finit par ne penser que comme on peut

Comme un flocon de neige
Qui tremble dans l'air
La chute est lente
Le vent déroute
Mais le chemin reste
Inexorable

Jules Delavigne,


.*´¨ )
,.•´¸.•*¨) ¸.•*¨)
(¸.•´ : (¸.•´ : (´¸.•*´¯`*• .*´¨ )

Mais les vrais voyageurs sont ceux-là seuls qui partent
Pour partir ; coeurs légers, semblables aux ballons,
De leur fatalité jamais ils ne s'écartent,
Et sans savoir pourquoi, disent toujours : Allons !

** Baudelaire **

.*´¨ )
,.•´¸.•*¨) ¸.•*¨)
(¸.•´ : (¸.•´ : (´¸.•*´¯`*• .*´¨ )

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commentaire(s)
brèves de bureau river (20/11/2009 19:50)

ah bah! surement pas...

brèves de bureau Daniel DONIN de ROSIERE (20/11/2009 15:13)

Tiens ... Cà pourrai...

FAUCOGNEY....et la Mer de verdure - 1000 étangs vaba (20/11/2009 09:04)

Elles sont belles vo...

rien à ajouter !!! vaba (20/11/2009 09:01)

Encore un ingénieur ...

rien à ajouter !!! kiki (19/11/2009 20:47)

un bizou pour River ...

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